Venezuela: renoncer à ce qui fomente les affrontements, appel du Saint-Siège

Déclaration du Saint-Siège (traduction complète)

Venezuela, audience du 08/06/2017 © L'Osservatore Romano

Venezuela, audience du 08/06/2017 © L'Osservatore Romano

Le Saint-Siège publie une déclaration au sujet de la situation au Venezuela, appelant à renoncer à tout ce qui fomente les affrontements et à choisir ce qui favorise la paix et la réconciliation, le respect des droits, des libertés, de la Constitution. Le pape demande aux catholiques du monde de prier à cette intention.

« Le Saint-Siège exprime à nouveau sa profonde préoccupation pour la radicalisation et l’aggravation de la crise en République Bolivarienne du Venezuela, avec l’augmentation des morts, des blessés et des prisonniers », dit un communiqué publié en italien et en espagnol ce vendredi 4 août 2017.

Le pape prie et demande aux catholiques de prier avec lui : « Directement et par la Secrétairerie d’Etat, le Saint-Père suit cette situation de près ainsi que ses conséquences humanitaires, sociales, politiques, économiques et aussi spirituelles, et il assure de sa prière constante pour le pays et tous les Vénézuéliens, tout en invitant les fidèles du monde entier à prier intensément à cette intention. »

Il faut choisir ce qui favorise la paix, insiste cette déclaration, qui rappelle la feuille de route suggérée par le cardinal Parolin en décembre dernier, notamment l’urgence humanitaire : « « En même temps, le Saint-Siège demande à tous les acteurs politiques et en particulier au gouvernement que soit assuré le plein respect des droits humains et des libertés fondamentales, ainsi que de la Constitution en vigueur ; que l’on évite ou suspende les initiatives en cours comme la nouvelle Constituante, qui, au lieu de favoriser la réconciliation et la paix fomentent un climat de tension et d’affrontement, et hypothèquent l’avenir ; que l’on crée les conditions d’une solution négociée dans la ligne des indications exprimées dans la lettre de la Secrétairerie d’Etat du 1er décembre 2016, en ayant présentes à l’esprit les souffrances du peuple du fait des difficultés à se procurer de la nourriture et des médicaments et pour le manque de sécurité. »

Un dernier message constitue un appel aux Forces de l’ordre : « Enfin, le Saint-Siège adresse un appel pressant à toute la société pour conjurer toute forme de violence, en invitant en particulier les Forces de sécurité à s’abstenir d’un usage  de la force excessif et disproportionné. »

Le pape a ensuite fait poster un tweet appelant au témoignage de la paix, sur son compte @Pontifex_fr: “Au nom de Jésus nous pouvons démontrer par notre témoignage que la paix est possible! »

En août 2016 déjà, le cardinal Parolin invitait à faire prévaloir la recher du « bien commun« .

En décembre 2016, le cardinal Parolin, qui a été nonce au Venezuela avant d’être appelé à Rome par le pape François, a appelé à quatre mesures principales :

– l’adoption de mesures permettant l’arrivée de l’aide humanitaire : nourriture, médicaments, biens de première nécessité ;

– l’adoption d’un calendrier électoral;

– la restitution des compétences constitutionnelles du Parlement;

– la libération des prisonniers politiques.

En mai dernier, le cardinal Parolin invitait à redonner « la souveraineté au peuple ».

Le 8 juin 2017, les évêques sont venus consulter le pape François sur la situation: ils demandaient de l’aide humanitaire et le renoncement à la répression.

En juin dernier, le Saint-Siège s’est dit favorable à la constitution d’un groupe de pays pour favoriser une négociation en vue du retour à la paix civile au Venezuela et il a plaidé pour l’aide humanitaire, des élections et la libération des prisonniers, en la personne de Mgr Bernardito Auza, Observateur permanent du Saint-Siège à l’Organisation des Etats américains qui est intervenu, le 20 juin 2017, sur « la situation au Venezuela », lors de la 47e assemblée de cette organisation, qui se tient au Mexique, à Cancun (19-21 juin 2017).

Le 3 juillet dernier, le cardinal Pietro Parolin redisait à l’ANSA que le « critère » des décisions devait être « le bien du peuple ».

Quelques jours plus tard, le cardinal secrétaire d’Etat a condamné les violences qui ont visé des paroissiens de l’église de Carmen de Catia, à Caracas (Venezuela), le 16 juillet 2017 et dans un message envoyé au cardinal Jorge Urosa Sabino, il appelle les dirigeants à écouter le cri du peuple.

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