ZENIT – Francais https://fr.zenit.org Le monde vu de Rome Mon, 02 Aug 2021 15:46:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.6 https://storage.googleapis.com/cdnmedia.zenit.org/uploads/sites/4/2020/07/9e4929ea-cropped-dfdb632a-favicon_1-32x32.png ZENIT – Francais https://fr.zenit.org 32 32 Académie des sciences : la Prix Nobel de physique Donna Strickland nommée membre https://fr.zenit.org/2021/08/02/academie-des-sciences-la-prix-nobel-de-physique-donna-strickland-nommee-membre/ Mon, 02 Aug 2021 14:54:58 +0000 https://fr.zenit.org/?p=160557 Inventeur d'une technologie laser

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Le pape François a nommé une nouvelle membre au sein de l’Académie pontificale des sciences : la Canadienne Donna Strickland, Prix Nobel de physique 2018.

Agée de 62 ans, la physicienne est enseignante en optique à l’Université de Waterloo au Canada.

Elle a d’abord étudié l’ingénierie à l’Université McMaster de Hamilton puis a fait un doctorat en physique à l’Université Rochester aux Etats-Unis.

En 2018, Donna Strickland a reçu le Prix Nobel avec Gérard Mourou pour avoir inventé une technologie laser en 1985 : l’amplificazione d’impulsion à dérive de fréquence (chip).

Elle est par ailleurs membre de The Optical Society, dont elle a été présidente et membre de la National Academy of Sciences des Etats-Unis.

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Festival des jeunes à Medjugorje : pour aimer, ne pas « posséder trop », conseille le pape https://fr.zenit.org/2021/08/02/festival-des-jeunes-a-medjugorje-pour-aimer-ne-pas-posseder-trop-conseille-le-pape/ Mon, 02 Aug 2021 14:23:34 +0000 https://fr.zenit.org/?p=160551 Les "fausses richesses qui promettent la vie mais qui procurent la mort"

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« Avoir trop et posséder trop étouffe notre coeur et nous rend malheureux et incapables d’aimer » : c’est l’avertissement du pape François dans un message aux participants au 32e Festival des jeunes organisé au sanctuaire marial de Medjugorje, en Croatie, du 1er au 6 août 2021.

La vie chrétienne, explique-t-il, ne consiste pas à « s’assurer l’au-delà », mais « à tout donner dans la vie terrestre, en imitant ainsi le Seigneur ». Il s’agit de « passer des préceptes observés pour obtenir des récompenses à l’amour gratuit et total ».

« Si le coeur est surchargé de biens, le Seigneur et le prochain deviennent seulement des choses parmi d’autres », souligne-t-il.

Et le pape d’exhorter : « Ayez le courage de vivre votre jeunesse en vous confiant au Seigneur et en vous mettant en marche avec Lui. Laissez-vous conquérir par son regard d’amour qui nous libère de la séduction des idoles, des fausses richesses qui promettent la vie mais qui procurent la mort. N’ayez pas peur d’accueillir la Parole du Christ et d’accepter son appel. »

Voici notre traduction de ce message.

Message du pape François

Très chers !

Le Festival des Jeunes est une semaine intense de prière et de rencontre avec Jésus Christ, en particulier dans sa Parole vivante, dans l’Eucharistie, dans l’adoration et dans le sacrement de la Réconciliation. Cet événement – comme le dit l’expérience de nombreuses personnes – a la force de mettre en chemin vers le Seigneur. Et c’est le premier pas que fait aussi “l’homme riche” dont nous parlent les Evangiles synoptiques (cf. Mt 19,16-22; Mc 10,17-22; Lc 18,18-23), qui se mit en chemin, ou plutôt courut à la rencontre du Seigneur, plein d’élan et de désir de trouver le Maître pour avoir la vie éternelle en héritage, c’est-à-dire le bonheur. La devise du Festival de cette année est justement la question que ce jeune adresse à Jésus : « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?». C’est une parole qui nous met devant le Seigneur ; et Lui pose son regard sur nous, nous aime et nous invite : « Viens, suis-moi » (Mt 19,21).

L’Evangile ne nous dit pas le nom de ce jeune, et cela suggère qu’il puisse représenter chacun de nous. En plus de posséder de grands biens, il semble bien éduqué et instruit, et aussi animé d’une saine inquiétude qui le pousse à chercher le vrai bonheur, la vie en plénitude. C’est pourquoi il se met en chemin pour rencontrer un guide faisant autorité, crédible et fiable. Il trouve cette autorité dans la personne de Jésus Christ et c’est pour cela qu’il lui demande : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » (Mc 10,17). Mais le jeune pense à un bien à conquérir par ses propres forces. Le Seigneur lui répond par une autre question : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! » (v. 18). Ainsi, Jésus l’adresse à Dieu, qui est le seul et le plus grand Bien, duquel vient tout autre bien.

Pour l’aider à accéder à la source de la bonté et du vrai bonheur, Jésus lui indique la première étape à parcourir, c’est-à-dire celle d’apprendre à faire le bien envers le prochain : « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » (Mt 19,17). Jésus le ramène à la vie terrestre et lui montre le chemin pour hériter de la vie éternelle, c’est-à-dire l’amour concret pour le prochain. Mais le jeune répond qu’il a toujours fait cela et qu’il s’est aperçu qu’il ne suffit pas de suivre les préceptes pour être heureux. Alors Jésus fixe sur lui un regard plein d’amour. Il reconnaît en effet le désir de plénitude que le jeune porte dans son coeur et son inquiétude salutaire qui le met en recherche ; c’est pourquoi il éprouve de la tendresse et de l’affection pour lui.

Jésus, cependant, comprend aussi quel est le point faible de son interlocuteur : il est trop attaché aux nombreux bien matériels qu’il possède. C’est pourquoi le Seigneur lui propose une deuxième étape à parcourir, celle de passer de la logique du “mérite” à celle du don : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. » (Mt 19,21). Jésus change la perspective : il l’invite à ne pas penser à s’assurer l’au-delà, mais à tout donner dans la vie terrestre, en imitant ainsi le Seigneur. C’est l’appel à une plus grande maturité, à passer des préceptes observés pour obtenir des récompenses à l’amour gratuit et total. Jésus lui demande de laisser ce qui alourdit son coeur et entrave l’amour. Ce que Jésus propose n’est pas tant un homme dépouillé de tout, qu’un homme riche de relations. Si le coeur est surchargé de biens, le Seigneur et le prochain deviennent seulement des choses parmi d’autres. Avoir trop et posséder trop étouffe notre coeur et nous rend malheureux et incapables d’aimer.

En effet, Jésus propose une troisième étape, celle de l’imitation : «Viens ! Suis-moi !». « Suivre le Christ ne peut pas être une imitation extérieure, parce que cela concerne l’homme dans son intériorité profonde. Etre disciple de Jésus veut dire être rendu conforme à (Lui) » (Benoît XVI, Lett. enc. Veritatis splendor, 21). En échange, nous recevrons une vie riche et heureuse, pleine de visages de nombreux frères et soeurs, et pères et mères et enfants… (cf. Mt 19,29). Suivre le Christ n’est pas une perte, mais un bénéfice incalculable, au contraire de la renonciation à cause d’un obstacle qui empêche le chemin. Mais ce jeune riche a le coeur divisé entre deux maîtres : Dieu et l’argent. La peur de risquer et de perdre ses biens le fait rentrer chez lui triste: « Le jeune homme s’en alla tout triste » (Mc 10,22). Il n’avait pas hésité à poser la question décisive, mais il n’a pas trouvé le courage d’accueillir la réponse, qui est la proposition de “se défaire” de soi-même et des richesse pour “se lier” au Christ, pour marcher avec Lui et découvrir le vrai bonheur.

Mes amis, Jésus dit aussi à chacun de vous : «Viens ! Suis-moi !». Ayez le courage de vivre votre jeunesse en vous confiant au Seigneur et en vous mettant en marche avec Lui. Laissez-vous conquérir par son regard d’amour qui nous libère de la séduction des idoles, des fausses richesses qui promettent la vie mais qui procurent la mort. N’ayez pas peur d’accueillir la Parole du Christ et d’accepter son appel. Ne vous découragez pas comme le jeune riche de l’Evangile ; au contraire, fixez le regard sur Marie, le grand modèle de l’imitation du Christ, et confiez-vous à elle qui, par son « me voici », a répondu sans réserve à l’appel du Seigneur. Sa vie est un don total de soi, à partir du moment de l’Annonciation jusqu’au Calvaire, où elle est devenue notre mère. Regardons Marie pour trouver la force et recevoir la grâce qui nous permet de dire notre « me voici » au Seigneur. Regardons Marie pour apprendre à porter le Christ dans le monde, comme elle l’a fait lorsque, pleine de hâte et de joie, elle s’empressa d’aller aider sainte Elisabeth. Regardons Marie pour transformer notre vie en un don pour les autres. Par son intérêt envers les époux de Cana, elle nous enseigne à être attentifs aux autres. Par sa vie elle nous montre que notre joie réside dans la volonté de Dieu, qu’il n’est pas facile de l’accueillir et de la vivre, mais que cela nous rend heureux. Oui, « la joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours ». (Exhort. ap. Evangelii gaudium, 1).

Chers jeunes, sur votre chemin avec le Seigneur Jésus, animé aussi par ce Festival, je vous confie tous à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, notre Mère céleste, en invoquant la lumière et la force de l’Esprit Saint. Que le regard de Dieu qui vous aime personnellement vous accompagne chaque jour, afin que, dans les relations avec les autres, vous puissiez être des témoins de la vie nouvelle que vous avez reçue en don. Je prie pour cela et je vous bénis, je vous demande à vous aussi de prier pour moi.

Rome, Saint-Jean-de-Latran, 29 juin 2021

FRANCOIS

Traduction de Zenit, Anne Kurian-Montabone

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Education catholique : Instruction pour l’enseignement à distance (Texte complet) https://fr.zenit.org/2021/08/02/education-catholique-instruction-pour-lenseignement-a-distance/ Mon, 02 Aug 2021 09:40:15 +0000 https://fr.zenit.org/?p=160549 S'équiper de nouvelles technologies

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La Congrégation pour l’éducation catholique publie une Instruction sur l’enseignement à distance au sein des universités et facultés ecclésiastiques, ce 2 août 2021.

Le dicastère invite « à s’équiper de manière toujours plus adéquate grâce aux nouvelles technologies, en développant des formes de collaboration, de recherche partagée et en veillant à la qualité technique/pédagogique ».

Il recommande une « préparation spécifique des enseignants et des tuteurs à l’utilisation correcte des nouvelles méthodologies pédagogiques et des nouveaux outils d’enseignement ».

Instruction

pour l’application de l’enseignement à distance au sein des Universités/Facultés ecclésiastiques

Cité du Vatican 2021

I. PRÉAMBULE

L’impact de la communication numérique sur le monde de la formation et de l’éducation a mis en évidence, dès le début des années 2000, le vaste panorama de l’enseignement à distance. Il est non seulement un facteur d’innovation technologique introduit dans le monde de l’enseignement supérieur, mais aussi un élément capable de transformer profondément la culture universitaire et de réécrire la logique des processus d’éducation et d’apprentissage ainsi que les objectifs de la formation.

C’est la raison pour laquelle le Saint-Siège, dès avant la publication de la Constitution Apostolique Veritatis gaudium, a manifesté lui aussi son intérêt à l’égard de cette modalité d’enseignement. Ces dernières années, la Congrégation pour l’Éducation Catholique a accordé à des Instituts Supérieurs de Sciences Religieuses la possibilité d’enseigner un pourcentage de leurs cours à distance, à condition de respecter certaines exigences de formation en commun. L’éducation catholique ne se réduit, en effet, jamais à un simple processus de transmission de connaissances et de compétences intellectuelles. Elle vise à contribuer à la formation intégrale de la personne dans ses différentes dimensions (intellectuelle, culturelle, spirituelle…), y compris, par exemple, par la vie commune et les relations vécues au sein de la communauté académique, en lien étroit avec le corps enseignant, le personnel administratif et de service, et les autres étudiants.

Un pas de plus a été franchi avec la publication de la Constitution Apostolique Veritatis gaudium. Les Universités/Facultés ecclésiastiques ont désormais la possibilité, avec l’approbation préalable de notre Dicastère, d’établir des programmes d’études dans lesquels « une partie des cours peut se dérouler sous la forme d’enseignements à distance » (VG, Ord2., art. 33, § 2).

L’objectif de la présente Instruction, fruit d’une large consultation de toutes les Facultés et Universités ecclésiastiques (cf. Lettre circulaire 1, 8 décembre 2018), des avis qualifiés d’experts en la matière provenant des différentes parties du monde, ainsi que des membres de cette Congrégation et des organismes de la Curie romaine, est donc de présenter des lignes directrices et des normes pour l’application de l’enseignement à distance au sein des Universités/Facultés ecclésiastiques.

II. CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES

Avant de présenter les lignes directrices et les normes relatives à l’enseignement à distance, il est important de préciser les arguments que la Constitution Apostolique Veritatis gaudium expose à son sujet et de préciser certains termes.

Constitution Apostolique Veritatis gaudium

La Constitution Apostolique Veritatis gaudium introduit des considérations importantes sur certains sujets qui touchent les différentes formes d’enseignement à distance, entre autres, le développement des technologies informatiques, les méthodes pédagogiques récentes et la collaboration en réseau.

  •   Elle insiste sur « la nécessité urgente de « faire réseau » entre les diverses institutions » (VG, Préambule, 4, d).
  •   Elle souligne que « les Universités constituent le lieu principal de la recherche scientifique pour le progrès des connaissances et de la société, remplissant un rôle déterminant pour le développement économique, social et culturel, surtout à une époque comme la nôtre marquée par les changements rapides, constants et considérables dans le domaine des sciences et des technologies » (VG, Préambule, 5).
  •   Elle insiste pour qu’au sein des différentes Facultés ecclésiastiques on applique « de façon opportune les récentes méthodes didactiques et pédagogiques aptes à mieux promouvoir l’engagement personnel des étudiants et leur participation active aux études » (VG, art. 37, § 2).
  •   Elle encourage les Facultés ecclésiastiques à mettre à disposition « un équipement informatique, technique, audio-visuel, etc., au bénéfice de l’enseignement et de la recherche » (VG, art. 56, § 1).
  •   Elle invite les Facultés ecclésiastiques, qu’elles se trouvent dans un même pays ou dans une région plus vaste, à collaborer entre elles afin de « développer ce que l’on entend par interdisciplinarité et qui apparaît, jour après jour, plus nécessaire. Elle aide également à développer la complémentarité entre les diverses Facultés et, en général, à réaliser la pénétration de la sagesse chrétienne dans toute la culture » (VG, art. 66).
  •   Elle précise qu’« une partie des cours peut se dérouler sous la forme d’enseignements à distance si le programme d’études, approuvé par la Congrégation pour l’Éducation Catholique, le prévoit et en détermine les conditions, en particulier quant aux examens » (VG, Ord., art. 33, § 2).Clarification de la terminologie relative à l’enseignement à distance

    Pour obtenir un grade académique dans l’un des trois cycles ou d’autres titres, l’étudiant doit remplir les conditions stipulées dans les statuts de la Faculté, à savoir : 1) être inscrit régulièrement ; 2) terminer le cycle des études prescrites (quantifié en crédits/ECTS) et 3) avoir réussi les examens correspondants et les éventuelles autres épreuves (cf. VG, art. 48).

    Quant à la deuxième condition susmentionnée, chaque Faculté ecclésiastique a le devoir d’organiser ses programmes d’études selon les orientations offertes par la Constitution Apostolique Veritatis gaudium sans oublier que « les études ecclésiastiques ne peuvent pas se limiter à transmettre des connaissances, des compétences, des expériences, aux hommes et aux femmes de notre temps désireux de grandir dans leur conscience chrétienne, mais elles doivent développer la tâche urgente d’élaborer des instruments intellectuels capables d’être proposés comme paradigmes d’action et de pensée, utiles à l’annonce » (VG, Préambule, 5). En d’autres termes, le travail scientifique de l’étudiant d’une Faculté ecclésiastique ne se réduit pas à la simple réussite du programme d’études, par l’obtention des crédits/ECTS correspondants. Il s’agit bien plutôt d’élargir l’horizon de la formation universitaire par la participation à des cours, des travaux pratiques et des séminaires, l’étude en privé, le travail personnel sous la direction des enseignants, la préparation des travaux, la participation active avec les autres étudiants, la recherche, l’action pastorale, les examens, etc. (cf. VG, art. 33 ; Ord., art. 3. 32. 33, § 1).

Par conséquent, par cette Instruction, la Congrégation invite toutes les Universités et toutes les Facultés ecclésiastiques à approfondir de plus en plus les nouveautés de la Constitution Apostolique Veritatis Gaudium et à s’équiper de manière toujours plus adéquate grâce aux nouvelles technologies, en développant des formes de collaboration, de recherche partagée et en veillant à la qualité technique/pédagogique. Elle recommande aussi aux Universités/Facultés ecclésiastiques de s’engager davantage dans la préparation spécifique des enseignants et des tuteurs à l’utilisation correcte des nouvelles méthodologies pédagogiques et des nouveaux outils d’enseignement.

Modalités d’enseignement de l’offre de formation

L’offre d’un cours ou d’une discipline requiert trois facteurs fondamentaux, à savoir l’enseignement, l’accompagnement et l’évaluation. La combinaison de ces éléments donne lieu à un certain type d’enseignement ou d’approche de la matière enseignée.

  1. L’enseignement « en présence » ou « immédiat » : « immédiat » signifie une interaction directe entre enseignant et étudiant, et entre étudiants, qui ne nécessite pas d’interposition ou de recours à un instrument.
  2. L’enseignement « médiat » : l’enseignement, l’accompagnement et l’évaluation se déroulent au moyen d’une plate-forme d’apprentissage en ligne.
  3. L’enseignement « mixte » – Blended Learning : il s’agit du processus d’enseignement, d’apprentissage et d’évaluation, qui alterne des phases d’enseignement immédiat et d’autres phases d’enseignement médiat.

Formes d’enseignement à distance

Pour la construction et la consolidation de la communauté académique, il faut que la formation garantisse des rencontres. Cela vaut lors :

  1. Des cours donnés en salle en présence physique des étudiants (ce sont les cours ordinaires) ;
  2. Des cours en présence en ligne : l’enseignant, utilisant ses propres méthodes pédagogiques et des outils didactiques spécifiques à l’enseignement à distance, donne le cours ou met en œuvre l’activité programmée en temps réel et en direct, grâce à des moyens d’apprentissage en ligne, avec la participation des étudiants (de manière synchrone) qui, en outre, peuvent interagir tant avec l’enseignant qu’avec les autres étudiants.
  3. Des sessions extraordinaires : les étudiants peuvent être convoqués dans un même lieu physique à des moments précis, par exemple au début du cours pour la présentation des sujets, ou à la fin du cours pour une synthèse finale, ou pour des conférences de formation.
  1. Des rencontres personnalisées (individuelles ou par petits groupes) : dans ce type de rencontres, on lève les doutes, on réalise des activités, on gère l’évaluation continue et l’évaluation des exercices du cours.
  2. Des rencontres nécessaires complètent les autres moyens habituels tels que les instruments didactiques, en plus de l’étude personnelle et du temps consacré à la lecture, à la compréhension et aux activités propres à chaque matière.

Relations universitaires

L’enseignement à distance, tant par l’enseignement « mixte » (Blended Learning) que par l’enseignement « médiat », exige la promotion et l’établissement de relations entre l’étudiant et les différents sujets de la communauté académique :

  1. L’enseignant qui a la responsabilité de donner son cours et de présenter sa discipline en faisant participer les étudiants aux cours en présence ou aux cours en ligne. Cette relation comprend également un contact direct avec les étudiants, en répondant à leurs questions, en corrigeant les exercices, en communiquant les résultats et en rectifiant les erreurs. Dans certains cas, il sera utile de disposer d’un manuel et/ou de fournir les contenus par le biais de supports pédagogiques appropriés. Il convient de souligner qu’avec l’enseignement à distance, les normes relatives à la stabilité, aux titres universitaires requis et à toutes les autres exigences applicables aux enseignants des Institutions ecclésiastiques ne changent pas.
  2. Le tuteur (qui peut coïncider avec l’enseignant) : il a pour mission de guider l’étudiant dans ses études et de résoudre les problèmes pratiques concernant ses études. Il doit être accessible à des heures prédéterminées, en présence par le biais d’entretiens ou à distance par vidéoconférences (appels individuels ou en petits groupes), par téléphone, par courrier ou par e-mail, en utilisant la plate- forme d’enseignement en ligne officielle de l’Université ou de la Faculté ecclésiastique. L’importance des séances de tutorat est plus grande dans le cas de l’enseignement mixte ou médiat pour lequel l’étudiant a besoin de plus d’accompagnement que dans l’enseignement immédiat.
  3. Les autres étudiants à travers : a) les rencontres en présence physique qui peuvent être organisées ; b) la participation aux cours en ligne à l’occasion desquels les étudiants se connaissent et partagent leur expérience d’apprentissage ; c) l’espace offert à chaque discipline/matière par le campus virtuel où les étudiants peuvent interagir en participant à des blogs et à des forums. Ils peuvent également travailler ensemble aux tâches assignées par le tuteur qui anime le campus virtuel.
  4. La direction académique : les étudiants et les enseignants doivent avoir accès, directement ou par l’intermédiaire d’un délégué des étudiants, à la direction académique de la Faculté ecclésiastique pour présenter des propositions, des préoccupations, des questions critiques et d’autres problèmes ou pour s’adresser aux services du secrétariat pour la diffusion de la documentation, la transparence des informations, la protection du droit à la confidentialité. De même, la Faculté ou l’Université doit nommer un délégué pour garantir et superviser les règles relatives à la dignité et au respect de la personne et de l’Institution elle-même.

Étudiants

Les Facultés ecclésiastiques sont normalement fréquentées par des clercs et des laïcs qui se préparent à la recherche, à l’enseignement, aux activités ou à des charges ecclésiastiques particulières (cf. VG, art. 76. 77. 85 § d ; Ord., art. 3).

Cependant, la Constitution Apostolique Veritatis gaudium insiste sur le fait que c’est « l’exigence prioritaire aujourd’hui à l’ordre du jour, en effet, que tout le Peuple de Dieu se prépare à entreprendre « avec esprit » une nouvelle étape de l’évangélisation. Cela demande « un processus résolu de discernement, de purification et de réforme ». Et, dans ce processus, un renouvellement correct du système des études ecclésiastiques est appelé à jouer un rôle stratégique » (VG, Préambule, 3).

À cette fin, les Facultés ecclésiastiques pourraient utiliser l’enseignement à distance pour élargir leur offre de formation universitaire et rejoindre ceux qui, d’une manière ou d’une autre, prennent part à l’évangélisation. On peut citer :

1. Les agents pastoraux, « des évêques jusqu’au plus humble et caché des services ecclésiaux ». Il s’agit de créer « des lieux où ressourcer sa foi en Jésus crucifié et ressuscité, où partager ses questions les plus profondes et les préoccupations quotidiennes, où faire en profondeur et avec des critères évangéliques le discernement sur sa propre existence et expérience, afin d’orienter vers le bien et le beau ses choix individuels et sociaux » (Pape François, Exhortation Apostolique Evangelii gaudium, 76-77).

2. Les contemplatifs, ce qui comprend toute la gamme de la vie monastique et contemplative. Il s’agit d’offrir une formation académique et culturelle où l’accent particulier est mis, « dans la formation à une culture inspirée chrétiennement, sur la découverte dans toute la création de l’empreinte trinitaire qui fait du cosmos où nous vivons un tissu de relations dans lequel c’est le propre de tout être vivant de tendre à son tour vers autre chose rendant propice une spiritualité de la solidarité globale qui jaillit du mystère de la Trinité » (cf. VG, Préambule, 4, a).

3. Les périphéries humaines qui englobent les conditions d’existence marquées par la marginalité, l’abandon, la douleur, la privation, la perte de sens et d’espérance. Les pauvres, les malades, les marginaux, les migrants, les itinérants, les gens du cirque, les apatrides, les prisonniers, les personnes seules et celles qui vivent et travaillent en mer ou sur la route doivent pouvoir bénéficier d’initiatives d’assistance, d’attention et de promotion humaine, sociale et spirituelle (cf. Pape François, Exhortation Apostolique Gaudete et exsultate, 135).

Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’évaluer et d’approuver les demandes de programmes d’études pour les étudiants de ces trois groupes, en tenant compte de leur réalité particulière et dans le respect de l’éducation catholique susmentionnée en sa finalité, son enseignement et sa qualité, après avoir consulté les services compétents de la Conférence Épiscopale/Structure Hiérarchique Orientale ou le Supérieur Majeur.

Bibliothèque et bases de données

Les Universités/Facultés ecclésiastiques doivent garantir l’accès à la bibliothèque et aux bases de données aux étudiants qui suivent l’enseignement à distance, car il ne peut y avoir de formation scientifique, d’initiation à la recherche ou de recherche réelle sans bibliothèque et sans bases de données. L’accès à la bibliothèque et aux bases de données est un droit dont dispose tout étudiant régulièrement inscrit. Il doit être inclus dans les frais d’inscription, en tenant compte des utilisateurs qui doivent pouvoir accéder à ce service.

Évaluation

L’étudiant qui utilise l’enseignement à distance peut être évalué de deux façons, compatibles entre elles et complémentaires :

1. Le contrôle continu : il s’agit d’activités pédagogiques programmées tout au long du cours et que l’étudiant doit valider pour pouvoir accéder à l’évaluation finale. Ces activités peuvent être réalisées grâce à une plate-forme d’enseignement à distance.

2. L’évaluation finale : elle permet de certifier que l’étudiant a acquis les connaissances et les compétences associées aux résultats d’apprentissage établis pour chaque cours. Il est nécessaire de réussir cette épreuve ou cet examen pour valider la discipline concernée. Si l’évaluation finale n’est pas positive, les résultats du contrôle continu ne peuvent pas être pris en compte.

Le contrôle continu et l’évaluation finale peuvent être effectués de l’une des trois manières suivantes :

1) l’examinateur et l’étudiant se trouvent dans le même espace physique pour l’évaluation orale ou écrite ;

2) l’examinateur fait passer l’épreuve ou l’examen dans une classe en ligne. Dans ce cas, il est essentiel que la plate-forme d’enseignement à distance garantisse le respect des mesures de sécurité et de confidentialité requises par la loi, qui rendent cette modalité similaire à l’évaluation en présence physique ;

3) l’évaluation est effectuée au moyen d’exercices grâce à une plate-forme d’apprentissage, à l’exclusion des examens écrits.

III. NORMES

En réponse aux exigences de l’éducation catholique et à la lumière de ce qui vient d’être décrit ci-dessus, la Congrégation pour l’Éducation Catholique établit, par la présente Instruction, certaines normes pour l’application correcte de l’enseignement à distance au sein de toutes les Institutions ecclésiastiques d’enseignement supérieur – Universités, Facultés, Instituts ad instar Facultatis – dûment érigées ou approuvées par le Saint- Siège. Ces normes seront également applicables aux Instituts qui sont rattachés à une Faculté ecclésiastique – Instituts incorporés/agrégés/affiliés, Instituts Supérieurs de Sciences Religieuses –, uniquement dans le cas où l’Institut possède les conditions nécessaires à la mise en œuvre de l’enseignement à distance, à la demande et avec le soutien de la Faculté de rattachement.

Dans la présente Instruction, on entend par enseignement à distance la modalité mixte qui unit l’enseignement immédiat et l’enseignement médiat, conformément aux exigences énoncées ci-après, dans le respect des conventions bilatérales et multilatérales passées par le Saint-Siège avec les diverses nations ou avec les Universités.

Critères d’admission aux programmes d’études

Art. 1. § 1. Les Facultés ecclésiastiques peuvent offrir des programmes ayant une valeur canonique et d’autres programmes sans valeur canonique. Grâce aux premiers, les Facultés confèrent des crédits/ECTS et délivrent des titres reconnus par le Saint-Siège. Ils sont appelés grades canoniques (cf. VG, art. 46). Grâce aux seconds, avec le nihil obstat de la Congrégation pour l’Éducation Catholique, les Facultés confèrent des crédits/ECTS, mais leurs diplômes n’ont pas de valeur canonique. Ils sont appelés autres titres des Universités/Facultés ecclésiastiques (cf. VG, art. 52 ; Ord., art. 41).

§ 2. Les critères d’admission aux programmes d’enseignement à distance sont les mêmes que pour l’admission aux programmes d’enseignement « en présence physique ». Pour les grades canoniques, s’appliquent les critères d’admission prévus par la législation canonique en vigueur et indiqués dans les statuts. En particulier, on exige le titre requis pour l’admission aux études universitaires, prévu par la législation du pays où se trouve la Faculté ecclésiastique (cf. VG, art. 31-32 ; Ord., art. 26).

§ 3. Pour les autres titres, on adopte les critères d’admission aux études universitaires en vigueur dans le pays où se trouve la Faculté ecclésiastique. Pour ces titres, il est laissé à la discrétion de la Faculté la possibilité d’admettre des personnes qui ne sont pas issues du champ des études ecclésiastiques, à condition qu’elles aient les qualifications minimales requises (cf. VG, art. 31-32 ; Ord., art. 26).

Insertion dans le Cadre de Qualifications du Saint-Siège

Art. 2. § 1. Les études éligibles à la modalité d’enseignement à distance sont les grades canoniques que l’on trouve dans le Cadre de Qualifications du Saint-Siège.

§ 2. À ce premier domaine s’ajoutent les autres titres sous forme d’enseignement à distance qui, avec le nihil obstat requis de la Congrégation pour l’Éducation Catholique, confèrent 30 crédits/ECTS ou plus (soit l’équivalent d’un semestre ou plus d’études universitaires à plein temps), selon les conditions prévues par la législation canonique.

Grades canoniques et autres titres délivrés à la fin du cursus

Art. 3. L’offre de formation qui inclut en partie l’enseignement à distance doit être celle qui concerne les grades canoniques (baccalauréat, licence et doctorat) des Institutions ecclésiastiques d’enseignement supérieur, érigées ou approuvées par la Congrégation pour l’Éducation Catholique et celle qui concerne les autres titres pour lesquels ladite Congrégation a accordé son nihil obstat.

Pourcentages à adopter pour l’enseignement à distance

Pour les grades canoniques

Art. 4.

Les programmes d’études pour les grades canoniques, approuvés par la Congrégation pour l’Éducation Catholique, distinguent les disciplines obligatoires (principales ou auxiliaires), libres ou à option, les travaux pratiques et les séminaires (VG, Ord., art. 30- 32).

Baccalauréat (premier cycle)

§ 1. Le cycle de baccalauréat canonique étant considéré comme le fondement introductif aux sciences ecclésiastiques et à la méthode scientifique (cf. VG, art. 39, a), l’enseignement à distance n’y est pas autorisé pour les disciplines obligatoires, les travaux pratiques et les séminaires, à l’exception des cas mentionnés ci-dessous. Un maximum de 30 % du nombre de crédits/ECTS des disciplines à option peut être suivi sous forme d’enseignement à distance. Leur évaluation se fera en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études.

§ 2. Dans les Instituts affiliés et agrégés, les Facultés ecclésiastiques peuvent, si les conditions sont remplies, enseigner les disciplines libres ou à option qui peuvent être enseignées à distance pendant le premier cycle. L’évaluation de ces crédits/ECTS se fera en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études, sur demande de la Faculté qui affilie ou qui agrège.

§ 3. Dans les Instituts Supérieurs de Sciences Religieuses, les Facultés ecclésiastiques de Théologie peuvent établir des programmes d’études de premier cycle dans lesquels 30 % du nombre de crédits/ECTS peuvent être attribués aux cours à distance. Leur évaluation se fera en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études, sur demande de la Faculté à laquelle ces Instituts sont rattachés.

§ 4. Dans le cas des agents pastoraux, les Facultés ecclésiastiques peuvent établir des programmes d’études pour le premier cycle dans lesquels une partie des disciplines pourra être dispensée sous forme d’enseignement à distance. L’évaluation de ces crédits/ECTS se fera en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études.

§ 5. Dans le cas des étudiants qui se consacrent à la vie contemplative, les Facultés ecclésiastiques peuvent établir des programmes d’études pour le premier cycle dans lesquels les disciplines peuvent être dispensées sous forme d’enseignement à distance. L’évaluation de ces crédits/ECTS se fera de préférence en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études.

9

§ 6. Dans le cas des étudiants provenant des périphéries humaines, les Facultés ecclésiastiques peuvent établir des programmes d’études pour le premier cycle dans lesquels les disciplines peuvent être dispensées sous forme d’enseignement à distance. L’évaluation de ces crédits/ECTS se fera de préférence en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études.

Art. 5.

Licence (deuxième cycle)

§ 1. Le cycle de licence canonique étant un cycle d’approfondissement d’un domaine particulier des disciplines ecclésiastiques (cf. VG, art. 39, b), les Facultés ecclésiastiques peuvent y établir des programmes d’études dans lesquels 30% du nombre de crédits/ECTS des disciplines obligatoires ou optionnelles peuvent être donnés sous forme d’enseignement à distance, avec un régime d’enseignement personnalisé. Les travaux pratiques et les séminaires se dérouleront toujours en présence physique. L’évaluation de ces crédits/ECTS se fera en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études.

§ 2. Dans les Instituts agrégés et incorporés, les Facultés ecclésiastiques peuvent, si les conditions sont remplies, enseigner les disciplines obligatoires ou optionnelles qui peuvent être enseignées à distance pendant le deuxième cycle. L’évaluation de ces crédits/ECTS se fera en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études, sur demande de la Faculté qui agrège ou qui incorpore.

§ 3. Dans les Instituts Supérieurs de Sciences Religieuses, les Facultés ecclésiastiques de Théologie peuvent établir des programmes d’études de deuxième cycle dans lesquels 30 % du nombre de crédits/ECTS des disciplines peuvent être étudiés sous forme d’enseignement à distance. Leur évaluation se fera en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études, sur demande de la Faculté à laquelle ces Instituts sont rattachés.

§ 4. Dans le cas des agents pastoraux, les Facultés ecclésiastiques peuvent établir des programmes d’études pour le deuxième cycle dans lesquels une partie des disciplines pourra être dispensée sous forme d’enseignement à distance. L’évaluation de ces crédits/ECTS se fera en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études.

§ 5. Dans le cas des étudiants qui se consacrent à la vie contemplative, les Facultés ecclésiastiques peuvent établir des programmes d’études pour le deuxième cycle dans lesquels les disciplines peuvent être dispensées sous forme d’enseignement à distance. L’évaluation de ces crédits/ECTS se fera de préférence en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études.

§ 6. Dans le cas des étudiants provenant des périphéries humaines, les Facultés ecclésiastiques peuvent établir des programmes d’études pour le deuxième cycle dans lesquels les disciplines peuvent être dispensées sous forme d’enseignement à distance. L’évaluation de ces crédits/ECTS se fera de préférence en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études.

Art. 6

Doctorat (troisième cycle)

§ 1. Le cycle de doctorat canonique étant un cycle dans lequel s’exprime la maturité scientifique de l’étudiant (cf. VG, art. 39, c), une partie des crédits/ECTS attribués à la formation peut y être dispensée sous forme d’enseignement à distance. Leur évaluation se fera en présence physique. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique d’approuver ces programmes d’études.

§ 2. Dans les Instituts incorporés, les Facultés ecclésiastiques peuvent, si les conditions sont réunies, dispenser les cours qui peuvent être suivis sous forme d’enseignement à distance au cours du troisième cycle.

Art. 7

Pour les autres titres

§ 1. Parce qu’il s’agit de diplômes qui visent à présenter et à approfondir un aspect spécifique de la vérité chrétienne (cf. VG, Préambule, 4, a), les disciplines peuvent être étudiées en partie ou en totalité sous forme d’enseignement à distance, conformément aux dispositions de la Faculté ecclésiastique.

§ 2. Il est vivement conseillé aux Facultés ecclésiastiques de proposer des diplômes, inspirés par les critères d’interdisciplinarité et de transdisciplinarité (autres titres), aux agents pastoraux, aux membres des Instituts ordonnés à la vie contemplative et aux personnes provenant des périphéries humaines.

Relations universitaires

Art. 8. § 1. La Faculté ecclésiastique étant « une communauté d’étude, de recherche et de formation qui œuvre institutionnellement pour que soient atteintes les fins principales dont il est question à l’article 3 [VG], conformément aux principes de la mission évangélisatrice de l’Église » (cf. VG, art. 11, § 1), il est exigé que, pour l’enseignement à distance, il y ait une relation constante et sincère avec l’enseignant, le tuteur, entre les étudiants et avec la direction académique.

§ 2. L’enseignant de chaque discipline, enseignée selon la modalité à distance, devra se référer aux dispositions le concernant dans la Constitution Apostolique Veritatis Gaudium et dans les statuts de la Université/Faculté ecclésiastique.

§ 3. Le tuteur, lorsqu’il n’est pas l’enseignant lui-même, ne peut en aucun cas aller au- delà de ses propres compétences, c’est-à-dire guider l’étudiant dans ses études et dans la résolution des questions pratiques concernant ses études, et être accessible à des heures prédéterminées, en présence par le biais d’entretiens ou à distance par vidéoconférences (appels individuels ou en petits groupes), par téléphone, par courrier ou par e-mail, grâce à une plate-forme télématique officielle de l’Université ou de la Faculté ecclésiastique.

Rencontres nécessaires pour l’enseignement à distance

Art. 9. La Faculté ecclésiastique doit offrir différents moyens pour faciliter et améliorer communication et enseignement entre enseignant et étudiant selon la modalité à distance. Sont considérés comme nécessaires : le cours ordinaire, le cours en présence en ligne, les sessions extraordinaires, la rencontre personnelle, le recours aux instruments didactiques, l’accès à la bibliothèque et aux bases de données.

Évaluations et formes de suivi

Art. 10. § 1. Dans le cadre de l’enseignement à distance, l’évaluation comporte deux dimensions nécessaires : le contrôle continu et l’évaluation finale.

§ 2. Les évaluations peuvent être effectuées ainsi :

a) Pour les grades canoniques, l’évaluation finale se fait sous la surveillance d’un enseignant sur le lieu d’examen où l’étudiant devra être physiquement présent.

b) Pour les autres titres, on maintiendra pour l’évaluation finale la modalité mixte qui est celle de cet enseignement.

§ 3. L’évaluation, tant continue que finale, relève de la responsabilité exclusive de l’enseignant de la discipline enseignée à distance. En aucun cas, elle ne peut être déléguée au tuteur ou à un autre enseignant.

Plate-forme d’apprentissage en ligne

Art. 11. L’enseignement à distance doit être dispensé par une plate-forme d’apprentissage qui offre à l’enseignant et à l’étudiant :

A)

§ 1. Le cours en présence en ligne.

§ 2. L’interaction avec l’enseignant : la plate-forme doit constituer un instrument propre à accompagner et à enseigner.

§ 3. L’interaction avec le tuteur qui vérifie la compréhension, résout les problèmes, répond aux questions.

§ 4. L’interaction avec d’autres étudiants qui étudient la même matière.

§ 5. La création de groupes de travail où les questions sont posées et où l’on travaille ensemble à l’apprentissage de la matière.

§ 6. Le « tableau de bord pédagogique » qui propose habituellement :

  •   un dossier de documentation ;
  •   des communautés de travail (pour les enseignants, pour les étudiants et/ou pour les enseignants et les étudiants) ;
  •   d’éventuelles activités d’auto-compréhension et d’auto-évaluation ;
  •   un réseau social réservé aux étudiants et aux enseignants de l’Institution ;
  •   un accès à distance à certains services administratifs.§ 7. La plate-forme doit garantir la protection des données personnelles et académiques, l’identification adéquate des participants et les mécanismes de vérification des épreuves écrites et/ou des examens de contrôle continu en vue d’un éventuel réexamen ou d’une plainte, la vérification de l’originalité des textes écrits (programmes anti-plagiat), etc.

B)

Dans les pays ou régions où il n’est pas possible de disposer d’une plate-forme d’apprentissage à distance, la Faculté ecclésiastique peut proposer d’autres formes d’enseignement grâce à des manuels, des bibliographies, etc. Il appartient à la Congrégation pour l’Éducation Catholique de les approuver.

Référence à l’AVEPRO pour l’évaluation de la qualité

Art. 12. Les Facultés ecclésiastiques sont ordinairement soumises à l’évaluation de l’Agence du Saint-Siège pour l’Évaluation et la Promotion de la Qualité des Universités et des Facultés ecclésiastiques (AVEPRO) (cf. VG, Ord., art. 1, § 2). À la lumière des documents publiés par l’AVEPRO, les Facultés ecclésiastiques doivent assurer, dans le cadre réglementaire, la qualité des services pédagogiques qu’elles offrent pour l’enseignement à distance en contrôlant et en évaluant cette méthodologie grâce à la contribution active des étudiants.

Programmes conjoints

Art. 13. Il est fortement recommandé de proposer certains programmes conjointement à d’autres Universités, surtout ecclésiastiques, conformément à la Constitution Apostolique Veritatis Gaudium (cf. VG, Préambule, 4, d), en particulier celles qui sont plus compétentes et expérimentées dans l’enseignement à distance, tel qu’il est prévu par la présente Instruction, et dont l’excellence académique est assurée.

Droits d’inscription

Art. 14. § 1. Les Facultés ecclésiastiques peuvent fixer un cadre pour les droits d’inscription à l’enseignement à distance, éventuellement en considérant le critère des coûts technologiques et de la disponibilité du personnel enseignant, tout en tenant compte du type d’utilisateurs pour lesquels le service est mis à disposition.

§ 2. Les Facultés ecclésiastiques sont invitées à offrir des formes de soutien économique ou d’exemption pour ceux qui proviennent des périphéries humaines ou qui sont dans des conditions avérées de pauvreté.

Dispositions finales

Art. 15. En cas de réelle nécessité (par exemple, calamités naturelles, sanitaires, etc.), la Congrégation pour l’Éducation Catholique peut dispenser de l’observance de n’importe quel article de la présente Instruction, ainsi que des programmes d’études approuvés pour une Université ou une Faculté ecclésiastique.

Art. 16. Cette Instruction s’appliquera le premier jour de l’année académique 2021-2022 ou de l’année académique 2022, selon le calendrier académique des différentes régions.

Art. 17. Toute modification des statuts ou du programme d’études nécessite l’approbation de la Congrégation pour l’Éducation Catholique.

Art. 18. La Congrégation pour l’Éducation Catholique, au fur et à mesure que le temps passera et que les circonstances le demanderont, devra proposer les changements à introduire dans cette Instruction, afin que celle-ci soit continuellement adaptée aux nouvelles exigences des Universités/Facultés ecclésiastiques.

Art. 19. Les normes et coutumes en vigueur qui sont contraires à la présente Instruction sont abrogées.

Rome, au siège de la Congrégation pour l’Éducation Catholique, le 13 mai 2021, en la solennité de l’Ascension du Seigneur,

Giuseppe Card. VERSALDI

Préfet

Angelo Vincenzo ZANI

Arch. tit. de Volturno Secrétaire

 

Appendice

Documents demandés par la Congrégation pour l’Éducation Catholique en vue de l’approbation de l’enseignement à distance

– Lettre de demande du Grand Chancelier de l’Université/Faculté ecclésiastique pour la mise en œuvre de l’enseignement à distance.

– Copie du procès-verbal du Conseil de Faculté approuvant les cours/disciplines qui peuvent être enseignés à distance.

– Description complète de la plate-forme télématique officielle de l’Université/Faculté ecclésiastique ou de l’Institut incorporé/agrégé/affilié, ainsi qu’un lien qui garantisse à la Congrégation l’accès à cette plate-forme et à la bibliothèque durant la phase d’approbation.

– Texte des statuts de l’Université/Faculté ecclésiastique ou de l’Institut incorporé/agrégé/affilié, précisant les paragraphes modifiés pour répondre aux exigences de l’enseignement à distance.

– Programmes d’études de chaque cycle ou des autres titres, spécifiant les cours/disciplines qui peuvent être enseignés à distance.

– Tableau des droits d’inscription pour l’enseignement à distance et des formes de soutien économique ou d’exemption pour ceux qui proviennent des périphéries humaines.

– Dans le cas des étudiants des Instituts incorporés/agrégés/affiliés, des agents pastoraux, des étudiants dédiés à la vie contemplative et de ceux qui proviennent des périphéries humaines, il est nécessaire d’avoir l’avis de la Conférence épiscopale/Structure Hiérarchique Orientale ou du Supérieur majeur du lieu où ils résident.

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5 titres, dimanche 1er août 2021 – Une histoire d’amour https://fr.zenit.org/2021/08/01/5-titres-dimanche-1er-aout-2021-une-histoire-damour/ Sun, 01 Aug 2021 19:38:04 +0000 https://fr.zenit.org/?p=160493 Et le "pardon" d'Assise

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L’antidote à la foi « magique », c’est une « histoire d’amour avec Jésus »

Gratuité, générosité, magnanimité

Pérou: le pape salue les Péruviens présents Place Saint-Pierre

Et il bénit leur pays

Le « Pardon d’Assise » dans toutes les églises du monde

Une indulgence plénière dans le monde entier

Soeur Hermenegild Makoro, une religieuse sud-africaine au synode

Pour la Commission de la méthodologie

Croix des JMJ et l’icône de Marie en Espagne, en Angola et en Pologne

Et dans 21 diocèses du Portugal

 

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L’antidote à la foi « magique », c’est une « histoire d’amour avec Jésus » https://fr.zenit.org/2021/08/01/lantidote-a-la-foi-magique-cest-une-histoire-damour-avec-jesus/ Sun, 01 Aug 2021 19:24:00 +0000 https://fr.zenit.org/?p=160495 Gratuité, générosité, magnanimité

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L’antidote à la foi « magique », c’est une « histoire d’amour avec Jésus », explique le pape François.

« Comment faire pour purifier notre recherche de Dieu ? Comment passer d’une foi magique, qui ne pense qu’à ses propres besoins, à la foi qui plaît à Dieu ? »: c’est la question que le pape François pose en commentant l’Evangile de ce dimanche 1er août 2021, avant l’angélus, depuis le bureau du palais apostolique qui donne Place Saint-Pierre.

Le pape répond: le remède, c’est « accueillir Jésus, c’est l’accueillir dans la vie, c’est vivre une histoire d’amour avec Jésus, ce sera lui qui purifiera notre foi »: l’expression est soulignée par des italiques dans le texte.

Le pape a en effet diagnostiqué une foi « idolâtre », une foi – il s’excuse du néologisme – « miraculiste », qu’il appelle aussi « immature ».

Le pape indique le remède aussi pour les relations sociales : « Plutôt que de nous préoccuper uniquement du pain matériel qui nous nourrit,  accueillons Jésus comme le pain de vie et, à partir de notre amitié avec lui, apprenons à nous aimer les uns les autres. Avec gratuité et sans calculs. Un amour gratuit et sans calculs, sans utiliser les gens, avec gratuité, avec générosité, avec magnanimité. »

Voici notre traduction, rapide , de travail, des paroles prononcées par le pape François en italien.

AB

Paroles du pape François avant l’angélus 

Chers frères et sœurs, bonjour !

La scène d’ouverture de l’Evangile, dans la liturgie d’aujourd’hui (cf. Jn 6, 24-35), nous présente des barques qui se dirigent vers Capharnaüm : la foule va chercher Jésus. On pourrait penser que c’est une très bonne chose, pourtant l’Évangile nous enseigne que chercher Dieu ne suffit pas, il faut aussi se s’interroger sur le motif pour lequel on le cherche. En effet, Jésus affirme : « Vous me cherchez non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé ces pains et que vous avez été rassasiés » (v. 26). En effet, les gens avaient assisté au prodige de la multiplication des pains, mais n’avaient pas saisi la signification de ce geste : ils s’étaient arrêtés au miracle extérieur, ils s’étaient arrêtés au pain matériel : là seulement, sans aller au-delà, jusqu’à la signification de cela.

Alors voilà une première question que nous pouvons tous nous poser : pourquoi cherchons-nous le Seigneur ? Pourquoi est-ce que je cherche le Seigneur ? Quelles sont les motivations de ma foi, de notre foi ? Nous avons besoin de discerner cela, parce que parmi les nombreuses tentations que nous avons dans la vie, parmi les nombreuses tentations, il y en a une que nous pourrions appeler « tentation idolâtre ». C’est ce qui nous pousse à chercher Dieu pour notre propre usage et consommation, pour résoudre des problèmes, pour avoir, grâce à Lui, ce que nous ne pouvons pas obtenir par nous-mêmes, par intérêt. Mais ainsi la foi reste superficielle et aussi – je me permets le mot – la foi reste « miraculiste » : on cherche Dieu pour se nourrir et puis on l’oublie quand on est rassasié. Au centre de cette foi immature il n’y a pas de Dieu, il y a nos besoins. Je pense à nos intérêts, à beaucoup de choses… Il est juste de présenter nos besoins au cœur de Dieu, mais le Seigneur, qui agit bien au-delà de nos attentes, il désire vivre avec nous avant tout une relation d’amour. Et le véritable amour est désintéressé, il est gratuit : on n’aime pas pour recevoir une faveur en retour ! Cela, c’est de l’intérêt ; et si souvent dans la vie nous sommes intéressés.

Une deuxième question peut nous aider, celle que la foule pose à Jésus : « Que devons-nous faire pour faire les œuvres de Dieu ? » (v. 28). C’est comme si les gens, provoqués par Jésus, disaient : « Comment faire pour purifier notre recherche de Dieu ? Comment passer d’une foi magique, qui ne pense qu’à ses propres besoins, à la foi qui plaît à Dieu ? » Et Jésus indique la voie : il répond que l’œuvre de Dieu c’est d’accueillir Celui que le Père a envoyé, c’est-à-dire de l’accueillir lui-même, Jésus. Ce n’est pas ajouter des pratiques religieuses ou observer des préceptes particuliers ; c’est accueillir Jésus, c’est l’accueillir dans la vie, c’est vivre une histoire d’amour avec Jésus, c’est lui qui purifiera notre foi. Tout seuls, nous ne le pouvons pas. Mais le Seigneur désire une relation d’amour avec nous : avant les choses que nous recevons et  que nous faisons, il y a Lui à aimer. Il y a une relation avec lui qui dépasse les logiques de l’intérêt et du calcul.

Cela vaut à l’égard de Dieu, mais cela vaut aussi dans nos relations humaines et sociales : lorsque nous recherchons avant tout la satisfaction de nos besoins, nous risquons d’utiliser les personnes et d’exploiter les situations pour nos fins. Combien de fois avons-nous entendu d’une personne : « Mais celle-ci utilise des personnes et puis elle oublie ». Utiliser les personnes pour notre propre profit : ce n’est pas beau. Et une société qui place au centre les intérêts plutôt que les personnes est une société qui ne génère pas la vie. Voilà l’invitation de l’Évangile : plutôt que de nous préoccuper uniquement du pain matériel qui nous nourrit,  accueillons Jésus comme pain de vie et, à partir de notre amitié avec lui, apprenons à nous aimer les uns les autres. Avec gratuité et sans calculs. Un amour gratuit et sans calculs, sans utiliser les gens, avec gratuité, avec générosité, avec magnanimité.

Prions maintenant la Vierge Marie, Elle qui a vécu la plus belle histoire d’amour avec Dieu, de nous donner la grâce de nous ouvrir à la rencontre avec son Fils.

© Traduction de Zenit, Anita Bourdin

 

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Le « Pardon d’Assise » dans toutes les églises du monde https://fr.zenit.org/2021/08/01/pardon-dassise/ Sun, 01 Aug 2021 13:26:53 +0000 https://fr.zenit.org/?p=160519 Une indulgence plénière, les 1er et 2 août

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« Le pardon d’Assise », célébré à Assise les 1er et 2 août, mais aussi dans les églises en Italie, est un don demandé au Seigneur pour tout homme, rappelle Radio Vatican ce 1er août 2021. 

De midi le 1er août, à minuit le 2 août, l’indulgence plénière accordée chaque jour à la Portioncule s’étend à toutes les églises paroissiales du monde ainsi qu’à toutes les églises franciscaines.

Les pèlerins qui se rendront à la Portioncule dans la basilique Sainte-Marie-des-Anges, à Assise, le lieu où S. François s’est éteint, ou dans une église franciscaine du monde, pourront obtenir l’indulgence plénière. Les célébrations peuvent également être suivies par internet en streaming. On peut demander cette indulgence pour soi ou pour un défunt.

Pour obtenir ce pardon, l’Eglise recommande la confession et la communion sacramentelle, la prière du Credo et du Notre Père, et une prière aux intentions du Pape et pour lui.

« Le pardon c’est l’embrassement du Père pour chaque enfant », explique le père Francesco Piloni Ministre provincial des frères mineurs de l’Ombrie et de Sardaigne: « Je prie pour que tous ceux qui, repentants et confessés, viennent visiter cette église, obtiennent un pardon ample et généreux, avec une rémission complète de tous les péchés ».

Saint François a demandé cette grâce directement au Seigneur qui lui apparut une nuit de 1216 alors qu’il était plongé en prière à la Portioncule. Ses biographes rapportent que François d’Assise s’est retrouvé subitement entouré d’un faisceau lumineux. Le Seigneur le lui a accordé cette grâce et François s’est immédiatement rendu auprès du pape Honorius III pour obtenir l’indulgence: le2 août 1216, devant une foule nombreuse, en présence des évêques d’Ombrie il a promulgué ce « Grand Pardon ».

La foule était abritée à l’ombre des chênes et saint François dit : « Frères, je veux vous envoyer tous au Ciel et j’annonce une grâce que j’ai obtenue de la bouche du Souverain Pontife ».

Lundi 2 août à 11h30, le cardinal Mauro Piacenza, Grand Pénitencier, présidera une célébration solennelle. A 19 heures, les secondes Vêpres de la Solennité du Pardon seront présidées par le père Francesco Piloni. Enfin, à 20h00, en direct de la Portioncule, il y aura la veillée des jeunes. Il sera possible de suivre en direct tous les principaux événements à travers la « WebTV Porziuncola » et les chaînes sociales des Frères.

« Le pardon d’Assise est un « super » cadeau que François a voulu offrir à toute personne de tout temps et de tout lieu. Un retour à une relation avec Dieu, explique, toujours à Radio Vatican, le père Piloni. Par une nuit troublée, le Saint a senti que tout homme est attendu et voulu par Dieu, qui prend soin de la personne, lui laissant la nostalgie de la maison. Le pardon c’est revenir à la maison, sentir le Père qui nous embrasse et nous a toujours accompagnés. »

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Soeur Hermenegild Makoro, une religieuse sud-africaine au synode https://fr.zenit.org/2021/08/01/soeur-hermenegild-makoro-une-religieuse-sud-africaine-au-synode/ Sun, 01 Aug 2021 12:14:08 +0000 https://fr.zenit.org/?p=160523 Pour la Commission de la méthodologie

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« La religieuse sud-africaine Hermenegild Makoro est surprise et ravie du rôle qu’elle aura dans le prochain synode des évêques » qui aura pour thème la synodalité, rapporte Radio Vatican en allemand.

Elle a en effet été nommée, le 30 juillet 2021, membre de la Commission de la méthodologie, et cette tâche constitue un « défi », estime l’ancienne secrétaire générale de la Conférence épiscopale sud-africaine.

Dans trois mois, le pape François ouvrira le chemin synodal de l’Église dans le monde, en préparation à l’assemblée synodale de Rome en 2023 au Vatican, sur le thème: « Pour une Église synodale : communion, participation et mission ».

La Commission de méthodologie doit développer le fonctionnement du synode, qui se déroule pour la première fois sous cette forme. Elle est dirigée par la théologienne française soeur Nathalie Becquart, xavière, sous-secrétaire du Secrétariat général du synode. Sur les dix membres de la commission, dont soeur Becquart, cinq sont des femmes, soeur Makoro étant le seul membre africain.

Soeur Hermenegild Makoro, 69 ans, religieuse des Missionnaires du Précieux Sang (CPS), fondées en Afrique du Sud, est aussi, pour un second mandat, membre de la Commission pontificale pour la protection des enfants (cf. Photo).

Elle a exercé trois mandats en tant que secrétaire générale de la Conférence épiscopale sud-africaine.

Soeur Makoro a également participé en tant qu’auditrice au synode de 2005 sur l’Eucharistie.

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La Croix des JMJ et l’icône de Marie en Espagne, en Angola et en Pologne https://fr.zenit.org/2021/08/01/croix-des-jmj-et-licone-de-marie-en-espagne-en-angola-et-en-pologne/ Sun, 01 Aug 2021 11:41:39 +0000 https://fr.zenit.org/?p=160521 Et dans 21 diocèses du Portugal

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En préparation de la JMJ de Lisbonne en août 2023, les symboles des JMJ – la Croix de l’Année sainte 1983 et l’icône de Marie – seront en pèlerinage à travers les 21 diocèses du Portugal, annoncent les organisateurs.

La croix du pèlerin et l’icône de Marie Salus Populi Romani iront également en pèlerinage en Angola entre le 8 juillet et le 15 août 2021, et en Espagne entre septembre et octobre 2021, ainsi qu’en Pologne.

En Espagne, l’itinéraire touchera une cinquantaine de villes, pour encourager les jeunes à participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse de Lisbonne.

La Croix des JMJ arrivera à la frontière avec l’Espagne le dimanche 5 septembre à midi. Spécifiquement à la paroisse de María Auxiliadora de Fuentes de Oñoro, dans le diocèse de Ciudad Rodrigo, où une cérémonie d’accueil aura lieu, ave cune marche jusqu’à Ciudad Rodrigo.

Des arrêts d’une journée sont prévus dans les petites villes, et entre deux et quatre jours dans des métropoles comme Madrid et Barcelone, Séville ou Valence, et enfin un voyage aux îles Canaries.

Et le 29 octobre, la clôture du pèlerinage de la Croix des JMJ touchera Ayamonte, dans le diocèse de Huelva, où une Eucharistie aura lieu à 18h30, à 19h30 l’acte d’adieu et à 20h30 les symboles de la JMJ franchiront à nouveau la frontière par le fleuve Guadiana.

Dans les mois qui précèdent chaque JMJ, les symboles de la JMJ, confiés aux jeunes du monde par saint Jean-Paul II, partent en pèlerinage pour annoncer l’Évangile et accompagner les jeunes.

Le 22 novembre 2020, lors de la messe de la solennité du Christ-Roi présidée par le pape François en la basilique Saint-Pierre de Rome, une délégation de jeunes du Portugal a reçu les symboles des Journées mondiales de la jeunesse des jeunes de Panama, la ville qui a accueilli les dernières JMJ.

La croix du pèlerin

D’une hauteur de 3,8 mètres, la Croix du Pèlerin (construite pour l’Année Sainte en 1983) a été confiée par Jean-Paul II aux jeunes du monde le dimanche des Rameaux 1984. Depuis lors, la Croix du Pèlerin a fait un pèlerinage sur les cinq continents et près de 90 pays.

La Croix a été transportée à pied, en bateau et même par des moyens inhabituels tels que des traîneaux, des grues ou des tracteurs. Elle a traversé la jungle, visité des églises, des centres de détention pour mineurs, des prisons, des écoles, des universités, des hôpitaux, des monuments et des centres commerciaux. En cours de route, elle a rencontré de nombreux obstacles : des grèves des compagnies aériennes aux difficultés de transport, telles que l’impossibilité de voyager parce qu’il ne pouvait tenir dans aucun des avions disponibles.

Elle s’est imposée comme un signe d’espérance dans des lieux particulièrement sensibles. En 1985, c’était à Prague (aujourd’hui en République tchèque) à une époque où l’Europe était divisée par le rideau de fer, devenant un signe de communion avec le Pape là-bas.

Peu après le 11 septembre 2001, elle a été portée à Ground Zero, à New York, lieu des attentats terroristes qui ont fait près de 3 000 morts. Elle a aussi parcouru le Rwanda en 2006,  après la guerre civile.

L’icône de Notre Dame Salut du Peuple Romain

Depuis 2000, la Croix du Pèlerin est accompagnée de l’icône de Notre Dame Salus Populi Romani, qui représente la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus. Cette icône a également été confiée par le pape Jean-Paul II comme symbole de la présence de Marie parmi les jeunes.

Avec 1,20 mètre de haut sur 80 centimètres de large, l’icône de Notre Dame Salus Populi Romani est associée à l’une des dévotions mariales les plus populaires d’Italie. C’est une tradition ancienne de la porter en procession dans les rues de Rome pour conjurer le danger et le malheur ou pour mettre fin aux fléaux.

L’icône originale se trouve dans la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome et elle est visitée par le pape François, qui y prie et dépose un bouquet de fleurs avant et après chaque voyage apostolique. Il s’y est également rendu après son hospitalisation pour remercier la Vierge Marie.

 

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Pérou: le pape salue les Péruviens présents Place Saint-Pierre https://fr.zenit.org/2021/08/01/perou-le-pape-salue-les-peruviens-presents-place-saint-pierre/ Sun, 01 Aug 2021 10:35:46 +0000 https://fr.zenit.org/?p=160517 Et il bénit leur pays

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Le pape François a salué les Péruviens présents Place Saint-Pierre, évoquant l’élection d’un nouveau président.

Le pape a salué différents groupes, notamment de jeunes, présents pour l’angélus de midi, ce dimanche 1er août 2021, depuis la fenêtre du bureau qui donne Place Saint-Pierre.

Notant la présence de drapeaux péruviens – une bande verticale blanche entre deux bandes rouges -, le pape a fait remarquer que le Pérou avait un nouveau président et il a invoqué les bénédictions de Dieu sur ce pays.

Ancien instituteur, Pedro Castillo, âgé de 51 ans, a prêté serment comme nouveau président du Pérou, mercredi dernier, 28 juillet.

Il a déclaré souhaiter « mettre fin à la corruption » dans le pays et il a annoncé un projet de « réforme constitutionnelle » en disant: « Je jure devant Dieu, devant ma famille, les paysans, les peuples indigènes (…), les pêcheurs, les médecins, les enfants, les adolescents que j’exercerai ma charge de président de la République. (…) Je jure devant les peuples du Pérou, pour un pays sans corruption et pour une nouvelle Constitution. »

Cette année, le pays andin de 33 millions d’habitants célèbre le bicentenaire de son indépendance.

Paroles du pape François après l’angélus

Chers frères et sœurs,

J’adresse cordialement mon salut à vous tous, fidèles de Rome et pèlerins de divers pays.

En particulier, aussi ce dimanche j’ai la joie de saluer divers groupes de jeunes : ceux de Zoppola, dans le diocèse de Concordia-Pordenone ; ceux de Bologne, qui ont parcouru la Via Francigena d’Orvieto à Rome à vélo ; celles du camp itinérant organisé à Rome par les Pieux Disciples du Divin Maître. Je salue aussi avec affection les enfants et les éducateurs du groupe « Après nous » de Villa Iris à Gradiscutta di Varmo, province d’Udine.

Je vois des drapeaux péruviens et je vous salue, Péruviens, qui avez un nouveau président. Que le Seigneur bénisse toujours votre pays !

Je souhaite à tous un bon dimanche et un paisible mois d’août… Trop chaud, mais c’est paisible ! N’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !

© Traduction de Zenit, Anita Bourdin

 

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6 titres, samedi 31 juillet 2021 – Un amour de feu pour la Parole de Dieu https://fr.zenit.org/2021/07/31/6-titres-samedi-31-juillet-2021-amour-de-feu-pour-la-parole-de-dieu/ Sat, 31 Jul 2021 17:53:59 +0000 https://fr.zenit.org/?p=160437 Et à Marseille, "tous saints"

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