Solennité du Sacré-Coeur à Paray-le-Monial, 12 juin 2026 © Anne van Merris

Solennité du Sacré-Coeur à Paray-le-Monial, 12 juin 2026 © Anne van Merris

Au cardinal Pizzaballa : « Merci de nous amener Jérusalem ! »

Le patriarche latin de Jérusalem préside les fêtes du Sacré-Cœur en France

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Ce vendredi 12 juin 2026, en la solennité du Sacré Cœur, des milliers de personnes ont rejoint la petite ville de Paray-le-Monial, en France, où le Cœur de Jésus est apparu au 17e siècle à une religieuse visitandine. Un lieu de miséricorde et de grâces qui ne cesse d’attirer, de guérir, de consoler.

La messe a été présidée dans le parc des chapelains par le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, en présence du P. Étienne Kern, recteur du sanctuaire, de Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, de Mgr Antoine Hérouard, archevêque de Dijon et de Mgr Grégoire Drouot, évêque de Nevers. De nombreux membres de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem étaient également présents, ainsi que Mgr Hugues de Woillemont, directeur de l’Œuvre d’Orient.

« L’amour ne peut pas être expliqué, il peut seulement être accueilli »

Cardinal Pierbattista Pizzaballa © Anne van Merris

Cardinal Pierbattista Pizzaballa © Anne van Merris

« Merci de nous amener Jérusalem ! », a déclaré avec gratitude le P. Kern en s’adressant au cardinal Pizzaballa, venu de Terre sainte pour rencontrer les fidèles français. En participant aux fêtes du Sacré-Cœur, le patriarche de Jérusalem est venu approfondir le lien entre le message du Cœur de Jésus et la Terre Sainte, berceau de la foi chrétienne et lieu où le Cœur du Christ s’est livré pour le salut du monde.

Dans son homélie, il a souligné que l’amour de Dieu est gratuit et qu’il précède toute action, que « la vie du monde ne dépend pas d’abord de notre engagement, mais elle dépend de l’amour de Dieu qui nous soutient. Et nous nous transformons en bâtisseurs de l’amour dans la mesure où nous répondons à cet amour. L’amour ne peut pas être expliqué, il peut seulement être accueilli ».

Il a également parlé du rôle des prêtres dans l’Église. « Sans prêtre, il n’y a pas de communauté. Et si le prêtre ne forme pas la communauté à lui tout seul, il est le cœur de la communauté. Nous devons donc prier pour nos prêtres, pour qu’ils puissent toujours vivre et penser selon le Cœur de Jésus. Et que leur vie soit un miroir de la vie de Jésus », a-t-il déclaré en concluant sa méditation.

Enfin, à l’issue de la messe, le cardinal Pizzaballa a discrètement soufflé sa joie d’être en ce lieu : « Je me sens très heureux, parce que je vois ici des personnes dévouées, simples, vraies, venant de différents endroits du monde, réunis par l’amour de Jésus. Et l’amour de Jésus est la seule chose qui peut aider à résoudre les problèmes, à amener le “confort” dans nos familles, dans notre vie. »

Prier pour la paix et pour les chrétiens de Terre Sainte

L’après-midi, des carrefours et des témoignages ont eu lieu, puis le cardinal Pizzaballa a conduit la procession du Saint-Sacrement dans les jardins du monastère de la Visitation, où Sainte Marguerite-Marie Alacoque a reçu les apparitions du Cœur de Jésus. Les fidèles ont ensuite pu faire des démarches de consécration au Sacré-Cœur.

Devant la maison des chapelains, 12 juin 2026 © Anne van Merris

Devant la maison des chapelains, 12 juin 2026 © Anne van Merris

« Fêter le Sacré-Cœur ici, à Paray le Monial, en ce jour et dans ces circonstances, c’est aussi porter les chrétiens de Terre Sainte dans la prière », confie Mgr Hérouard, venu vivre cette journée. « Et c’est aussi prier pour la paix. Je pense que c’est très important aujourd’hui pour la situation au Moyen-Orient qui est très difficile. Et donc je suis heureux de les encourager de cette manière. »

Prier pour les chrétiens de Terre Sainte est aussi la vocation de l’ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, très présents à Paray-le-Monial ce vendredi. L’ordre regroupe 30 000 membres dans le monde, et le prieur général n’est autre que le patriarche latin de Jérusalem. Un rôle de prière, mais également une présence par les pèlerinages et une aide matérielle, notamment pour le Patriarcat de Jérusalem.

 

 

 

 

 

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Anne van Merris

Anne van Merris, journaliste française, a suivi une formation à l'Institut européen de journalisme Robert Schuman, à Bruxelles. Elle a été responsable de la communication au service de l'Église catholique et responsable commerciale dans le secteur privé. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

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