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Migrants africains en méditerranée

Migrants africains en méditerranée - Wikimedia - courtoisie de la Guardia di Finanza

Migrants : plus de solidarité entre pays d’origine et de destination

Intervention du p. Czerny au Forum sur la migration et le développement

Le Saint-Siège a plaidé pour le développement de politiques qui renforcent les liens de solidarité entre les pays d’origine et de destination des migrants, dans le cadre du 10e Forum mondial sur la migration et le développement (« Global Forum on Migration and Development – GFMD), qui a eu lieu du 28 au 30 juin 2017 à Berlin (Allemagne).

Le sous-secrétaire de la section pour les migrants du Dicastère pour le service du développement humain intégral, le jésuite Michael Czerny, est en effet intervenu lors de l’évènement international qui avait pour thème « Vers un contrat social global sur migration et développement ». L’Osservatore Romano en italien du 2 juillet publie des extraits de ses propos.

Le père Czerny a donné son témoignage personnel en relatant sa visite sur l’île de Lampedusa en avril dernier : « au matin de Pâques, à 3h, je suis allé au port avec le curé de la paroisse, à la rencontre d’une embarcation chargée de migrants. Le moment dramatique de l’arrivée… ne semblait pas promettre un bénéfice réciproque entre les hôtes et la communauté locale. Et pourtant on ne pouvait pas s’empêcher de penser : “Voici l’arrivée du meilleur de l’Afrique : la jeunesse, le talent, le courage, l’espérance”… Cela semblait être un moment de perte nette pour l’Afrique, sans nécessairement promettre des avantages à ceux qui avaient survécu au dangereux voyage ».

Il a salué l’initiative d’une paroisse de Lampedusa, qui « a découvert une clé importante pour aller au-delà de l’urgence : chaque donation est divisée en deux, “50-50”, pour satisfaire d’un côté aux besoins des migrants qui arrivent et de l’autre à ceux des habitants locaux (dans les pays d’origine, ndlr) » afin d’y promouvoir le développement durable.

Le p. Czerny a également évoqué les « tensions » qui peuvent se créer entre les populations locales pauvres et le migrant de retour dans son pays : « Quelle que soit sa condition et quel que soit le motif de son retour, [le migrant] pourrait être considéré par ceux qui sont restés comme “autre” et même “envahissant” ».

« Quand la migration de retour n’est pas bien gérée, a-t-il averti, et là où les ressources pour l’intégration sont insuffisantes, les migrants qui reviennent peuvent être perçus comme une charge ou une menace pour la cohésion sociale ». C’est pourquoi le sous-secrétaire a notamment encouragé à favoriser la reconnaissance des formations professionnelles et de l’expérience vécues à l’étranger.

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