Égypte: l’éducation selon le patriarche copte et l’imam dans L’Osservatore Romano

Conférence sur l’importance sociale des valeurs éthiques

Le pape reçois Tawadros II, 10 mai 2013 , capture CTV

Le pape reçois Tawadros II, 10 mai 2013 , capture CTV

L’importance des processus éducatifs ainsi que le rôle de la famille et de ses valeurs ont été soulignés lors de la rencontre du grand imam d’Al-Azhar (Le Caire), Ahmed Al-Tayyeb, et du patriarche copte orthodoxe Tawadros II, rapporte L’Osservatore Romano, qui a aussi récemment fait écho aux appels du patriarche dans ses colonnes.

Les responsables des deux principales communautés religieuses d’Égypte – qui ont tous les deux rencontré le pape François – ont participé ensemble, mardi 14 février 2017, à la session d’ouverture d’une conférence qui avait pour thème l’importance sociale des valeurs éthiques, indique le journal de la Cité du Vatican dans son édition italienne des 15-16 février 2017.

Une rencontre a eu lieu quelques jours après une intervention publique du président égyptien Al-Sissi qui s’était prononcé contre les idées extrémistes dans la pensée et dans le discours religieux, souligne le quotidien.

L’imam Al-Tayyeb a mis l’accent, résume L’Osservatore Romano, sur « l’importance des processus éducatifs pour préserver la société des menaces du fondamentalisme et du terrorisme ». Soulignant que les jeunes Égyptiens appartiennent à une civilisation « profondément enracinée dans l’histoire humaine », l’imam a fait observer : « Ce patrimoine culturel peut être repris à tout moment à condition que tous coopèrent, chacun dans son propre domaine, pour fournir l’atmosphère adaptée et les conditions pour relancer le rôle des jeunes ».

Le patriarche Tawadros II a relevé « la nécessité de relancer le rôle de la famille et de ses valeurs, comme pierre angulaire de la vie sociale », et de réhabiliter les principes moraux comme facteurs de stabilité et de sécurité du pays », indique la même source.

Dans cette même perspective, fait remarquer L’Ossservatore Romano, le président Al-Sissi a abordé,  il y a quelques jours, dans son discours public le problème de divorces qui touche la société égyptienne. En citant  les données du Bureau national des statistiques selon lequel environ quarante pour cent des 900.000 mariages célébrés chaque année en Égypte se terminent par un divorce dans les cinq années qui suivent, le président avait proposé de considérer un divorce comme légal uniquement s’il se passe en présence d’un représentant religieux autorisé par le gouvernement.

Cette proposition pourrait empêcher la pratique, répandue dans la communauté musulmane, du « divorce de vive voix » qui permet aux hommes, et à eux seulement, de rompre le mariage  par une simple déclaration orale, toujours selon L’Osservatore Romano : une proposition appréciée par le secrétaire de la Commission parlementaire pour les affaires religieuses, Amr Hamruch mais non, comme l’indique l’agence vaticane Fides, par le Conseil des anciens d’Al-Azhar qui, dans une déclaration officielle, a confirmé la validité du « divorce de vive voix », considérant que cette pratique satisfait les conditions de la loi islamique.

Avec une traduction de Constance Roques

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