Edoardo Santini, connu en Italie pour avoir été élu « homme le plus beau d’Italie » en 2019, fait de nouveau parler de lui, mais cette fois loin des projecteurs du monde de la mode. Le jeune Toscan a récemment confié vivre sa nouvelle étape au séminaire, après avoir décidé de quitter une carrière prometteuse de mannequin pour discerner une vocation sacerdotale qu’il ressentait depuis des années.
Santini a acquis une notoriété nationale à seulement 17 ans. Son image a commencé à circuler dans des campagnes publicitaires, sur les réseaux sociaux et lors d’événements de mannequinat. Pour beaucoup, son avenir semblait tout tracé : séances photos, célébrité numérique et opportunités dans le monde du spectacle. Cependant, tandis que sa carrière prenait son essor, un malaise bien plus profond commençait à se manifester en lui.
Dans une interview récemment publiée dans les médias italiens et sur les plateformes numériques, Santini a expliqué que sa décision n’était ni soudaine ni impulsive. Au contraire, il a évoqué un cheminement jalonné de « belles rencontres », de personnes qui l’ont aidé à se livrer à une introspection sincère et à ne plus craindre les questions essentielles de son existence. Il a également rappelé l’influence de la paroisse qu’il fréquentait enfant, ainsi que le témoignage de saints et de prêtres qui ont éveillé en lui une quête spirituelle plus profonde. Aujourd’hui, il garde ses distances, de son propre chef, même avec les réseaux sociaux.
Un moment décisif fut son séjour auprès de prêtres lors d’une expérience paroissiale. Selon son récit, cette période lui permit de découvrir la beauté d’une vie consacrée au service, de la fraternité quotidienne et d’une foi vécue dans la joie. Loin de l’image rigide ou distante parfois associée au séminaire, Santini décrit ce milieu comme un espace d’épanouissement humain et spirituel.
Actuellement, le jeune homme est en formation au séminaire et exerce un ministère pastoral auprès de communautés ecclésiales. Mais au-delà de ses obligations académiques et pastorales, ce qui a le plus retenu l’attention dans ses propos, c’est la sérénité avec laquelle il évoque son parcours. Santini affirme que l’une de ses plus grandes certitudes aujourd’hui est le bonheur intérieur qu’il a trouvé.
Honnêtement, il a aussi reconnu avoir eu peur avant de franchir le pas. Il craignait de se tromper, de décevoir ses proches, ou de découvrir plus tard que ce n’était pas sa voie. Cependant, il a expliqué avoir compris quelque chose d’essentiel : même si sa vocation prenait une autre direction à l’avenir, il ne pouvait nier tout le bien qu’il avait déjà vécu durant ce parcours. Cette expérience, a-t-il dit, lui a offert une nouvelle relation aux autres, une nouvelle perspective sur le monde et une joie profonde.
Un autre épisode particulièrement émouvant fut le dialogue avec sa famille. Santini a reconnu que tous n’avaient pas accueilli la nouvelle avec la même facilité. Si certains membres de sa famille l’ont soutenu dès le début, sa mère a eu plus de mal à accepter ce changement de vie radical. Il a néanmoins raconté un moment clé : la lecture de la lettre dans laquelle il demandait officiellement son admission au séminaire. Leur réaction s’est conclue par une étreinte et une phrase qui l’a profondément marqué : « Je vois que tu es heureuse. » Aujourd’hui, il affirme que sa famille le soutient pleinement et constitue un pilier de sa vocation.
Loin de renier son passé de mannequin, Santini affirme y avoir également trouvé des personnes précieuses et des expériences positives. Il soutient même que Dieu peut se trouver dans tous les domaines, même dans les univers souvent associés aux apparences et à la superficialité. Il ne parle pas d’une rupture amère avec son passé, mais plutôt d’un parcours personnel où chaque étape a contribué à le mener là où il est aujourd’hui.
Son cas a suscité un vif intérêt en Italie et à l’étranger car il bouscule les stéréotypes. Santini a choisi de faire une pause pour écouter sa voix intérieure. Il a déclaré dans l’interview que, s’il pouvait légiférer, il interdirait l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes car, lorsqu’ils se posent des questions existentielles ou profondes, il est fréquent qu’ils les évitent en se réfugiant dans le monde numérique, une situation qu’il affirme avoir vécue personnellement.
Aujourd’hui, avec l’accord du séminaire, bien qu’il soit encore en discernement, Edoardo Santini assure qu’il se sent comblé.
Merci d’avoir lu notre article. Si vous souhaitez recevoir les actualités quotidiennes de ZENIT par e-mail, vous pouvez vous abonner gratuitement via ce lien.