France : Béatification de sœur Marguerite Rutan, religieuse guillotinée

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Le 19 juin à Dax

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ROME, Mercredi 15 juin 2011 (ZENIT.org) – La béatification de sœur Marguerite Rutan, Fille de la charité de saint Vincent de Paul aura lieu le dimanche 19 juin prochain dans les arènes de Dax (Landes). Le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, présidera cette célébration. Le diocèse lance trois jours de festivité, du 18 au 20 juin.

A cette occasion, un parcours sur les pas de sœur Marguerite Rutan, à travers la ville de Dax, sera proposé aux fidèles ainsi qu’une pièce de théâtre sur la vie de la nouvelle bienheureuse : Marguerite Rutan, une fleur nouvelle éclose pour nous sous un ciel plus beau.

Le samedi 18 juin au soir, une veillée de prière sera organisée à la cathédrale avec le cardinal Amato, des évêques, des Filles de la charité, de la Famille Vincentienne et des pèlerins.

Enfin, au lendemain de la béatification, qui sera célébrée le 19 juin à 15h dans les arènes de Dax, la première messe en l’honneur de la bienheureuse sera présidée le lundi 20 juin par Mgr Philippe Breton, évêque d’Aire et Dax, avec la participation de la famille vincentienne et du diocèse.

Sœur Marguerite Rutan, pionnière de l’action sociale

Marguerite Rutan est née à Metz en 1736. Elle est la 8ede 15 enfants. Son père est tailleur de pierre, maître maçon et architecte. Sa mère, profondément chrétienne, donne à chacun de ses enfants une éducation religieuse sérieuse et l’exemple d’une vie toute donnée.

En 1757, à l’âge de 21 ans, elle commence son noviciat à la maison mère des Filles de la charité à Paris. En 1779, elle prend en charge, comme supérieure, la direction d’un hôpital à Dax, et devient rapidement pionnière de l’action sociale : ouverture d’une école, accueil des filles abandonnées…

En 1792, les sœurs sont accusées de vol et en 1793, sœur Rutan, finalement dénoncée, est emprisonnée la veille de Noël. Elle est condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire le 9 avril 1794 et guillotinée le même jour. Un an plus tard, le Directoire regrettera qu’une telle femme ait été « inhumainement sacrifiée sur des motifs dont la preuve est encore à acquérir ».

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ZENIT Staff

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