CITE DU VATICAN, Mercredi 6 juin 2001 (ZENIT.org) - "Je demande à tous les groupes en lutte de déposer les armes et de coopérer à restaurer un climat de concorde dans le pays". Tel est l´appel lancé par le pape ce matin, place Saint-Pierre, à la fin de l´audience hebdomadaire devant des milliers de fidèles du monde entier, pour la paix en république Centrafricaine.

Le pays est en proie à des troubles graves à la suite du coup d´Etat manqué du 28 mai dernier. Les mutins survivants (une centaine?) se seraient réfugiés dans les quartiers sud-ouest de la capitale, Bangui, cherchant à se confondre avec la population pour échapper au ratissage entrepris par l´armée.

Jean-Paul II déplorait les souffrances de la population de Bangui. "De la République Centrafricaine, disait le pape, nous arrivent des nouvelles préoccupantes sur les affrontements actuels dans cette chère Nation, et particulièrement des épreuves douloureuses auxquelles est soumise la capitale Bangui".

"Pour ma part, continuait Jean-Paul II, je suis proche des populations et je demande à tous les groupes en lutte de déposer les armes et de coopérer à restaurer un climat de concorde dans le pays".

Le pape invitait les fidèles à se joindre à sa prière "afin que le Seigneur mette dans les cœurs des pensées de paix et de réconciliation".

La tentative de coup d´Etat et sa répression ont été suivies de scènes de pillage et de saccage dans les rues de la capitale. Parmi les responsables de ces violences, la presse internationale désigne le "Mouvement de libération du Congo" (MLC), en opposition avec le gouvernement de la république démocratique du Congo (RDC) venu prêter main-forte aux troupes régulières de la République. Le MLXC contrôle la rive occidentale du fleuve Oubangui, frontière entre les deux Etats.

Et hier, le président de la République, Ange-Félix Patassé, a promis une récompense de 250.000 FF à qui remettrait, mort ou vif, le général - et ancien président - André Kolingba, considéré comme l´instigateur du coup d´Etat manqué.