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Charlie Gard © charliesfight.org

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Le pape prie pour Charlie Gard qui s’est éteint

Tweet après l’annonce du décès

« Je confie au Père le petit Charlie. Je prie pour ses parents et les personnes qui l’ont aimé ». C’est le message du pape François sur les réseaux sociaux Instagram et Twitter le 28 juillet 2017, quelques heures après l’annonce officielle du décès du petit britannique de 11 mois atteint d’une maladie rare.

Quatre jours plus tôt, après le choix de Chris Gard et Connie Yates d’abandonner la bataille judiciaire pour le traitement et le maintien en vie de leur nourrisson, le pape assurait déjà de ses prières « en ce moment d’immense souffrance ». Il demandait « de s’unir à sa prière afin qu’ils puissent trouver la consolation et l’amour de Dieu ».

Le couple a mis un terme au bras de fer judiciaire les opposant à l’hôpital londonien Great Ormond Street Children’s (Angleterre), qui préconisait de débrancher les machines soutenant l’enfant, né affecté d’une maladie mitochondriale rare endommageant son cerveau.

Les parents de Charlie se battaient depuis plusieurs mois. La Cour européenne des droits de l’homme a rejeté le 27 juin leur demande d’emmener leur enfant aux Etats-Unis, et la Cour suprême britannique s’est prononcée en faveur de l’arrêt des soins.

Après un arrêt de la Haute Cour de Justice britannique, Charlie Gard a été transféré dans un centre pour malades en phase terminale où il est décédé en l’absence de respirateur artificiel.

Le pape avait déjà exprimé sa proximité, le 2 juillet, « souhaitant que l’on ne néglige pas leur désir d’accompagner et de soigner leur enfant jusqu’au bout ». Le 30 juin, il avait posté ce tweet sur son compte @Pontifex : « Défendre la vie humaine, surtout quand elle est blessée par la maladie, est un engagement d’amour que Dieu confie à tout homme ».

Trois non et trois oui

Dans un entretien à Radio Vatican le lendemain, Mgr Vincenzo Paglia a salué les parents de Charlie qui « l’ont aimé jusqu’à la fin ». « Dieu ne débranche aucune prise, il ne laisse pas vaincre le mal, a-t-il assuré ; l’amour de Dieu… a vaincu aussi la maladie et la mort ».

Pour le président de l’Académie pour la vie, le cas de Charlie indique « l’urgence de promouvoir une culture de l’accompagnement. Certains l’appellent “alliance thérapeutique”; je préfère l’appeler “alliance d’amour”, c’est-à-dire que nous devons tous nous resserrer autour du malade : les parents, les proches, les médecins, les amis, toute la société doit trouver la façon de dialoguer pour trouver la meilleure solution… le recours aux lois ou aux magistratures ne résolvent pas le problème de fond ».

Mgr Paglia a estimé que l’Eglise devait aider les sociétés à « dire trois grands “non”: non à l’euthanasie ; non à l’abandon ; non à l’acharnement thérapeutique. Mais pour dire trois grands oui : oui à l’accompagnement, oui au progrès de la science, oui au traitement de la douleur ».

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