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Andrea Monda © Vatican Media

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6e anniversaire de l’élection du pape : François, médecin du monde, par Andrea Monda

« C’est dans les petites choses que resplendit souvent la grandeur »

« François, médecin du monde », c’est le titre de l’éditorial du directeur de L’Osservatore Romano, dans l’édition datée du 13 mars 2019, six ans jour pour jour après l’élection du pape argentin.

Pour Andrea Monda, « rien ne fut comme avant » à partir de cet événement. Avec ses paroles de salutation, « Frères et sœurs, bonsoir », le nouveau pape avait « touché les cœurs et les avait fait fondre ». La foule « comprit tout de suite qu’une autre façon de vivre, et même de vivre le pouvoir, plus humaine, était possible ».

Pour comprendre ce pontificat, Andrea Monda évoque une attitude fondamentale du pape : « prendre soin ». Il salue « six années pleines de grands événements », mais, estime-t-il, « c’est dans les petites choses que resplendit souvent la grandeur, de façon cachée ». Ainsi dans la première salutation du pape, « le geste le plus petit, le plus quotidien et le plus humble révèle une profondeur abyssale ». Saluer en effet, ajoute le directeur, c’est montrer « de l’attention et de l’amour à l’autre », c’est exprimer « le bonheur que l’autre existe ».

Le pontificat du pape François, poursuit-t-il, est « un grand exercice de réhabilitation », qui implique aussi de la « fatigue » et des « résistances » : « Combien de fois dans ses catéchèses, le pape… nous a-t-il fait répéter une phrase, un geste, tous ensemble, pour fixer dans notre esprit et dans notre pratique cette “procédure” offerte patiemment dans sa sagesse ? »

Andrea Monda voit dans le pape « la silhouette d’un médecin, d’un curé, qui prend soin des âmes et des corps des brebis qui lui ont été confiées » : « François part et parcourt le monde entier armé de sa seule mallette », tel « un médecin de famille ». « Et tu t’ouvres à lui, parce qu’il est “ton” médecin… Tu lui fais confiance ». Ce médecin sait poser un diagnostic, pour lequel aujourd’hui il faut « un remède de cheval », note encore le directeur du quotidien.

Il s’arrête également sur l’urgence de ce pontificat : « François ne s’arrête pas, il court continuellement au chevet d’un monde gravement malade. Et il ne fait pas de préférence entre les différents malades, il sait qu’il (…) ne peut pas se permettre de jours de congé. Le traitement doit être rapide, il faut intervenir avant que la situation ne se gangrène ».

Le diagnostic du pape, conclut Andrea Monda, c’est « la sclérocardie » et son traitement « invincible » est la miséricorde. « C’est le mot que ces six ans de pontificat nous transmettent, un grand mot, incandescent, que nous devons encore apprendre à manier mais que, aux soins de François, médecin du monde, nous pouvons assimiler ».

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