Brésil : Benoît XVI évoque la pauvreté morale qui frappe le monde

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ROME, Mardi 10 février 2009 (ZENIT.org) – Même les sociétés qui ne manquent pas de biens matériels souffrent d’une « pauvreté morale », a souligné Benoît XVI en évoquant l’urgence d’une « formation morale solide ». Le pape a reçu, le 9 février au Vatican, le nouvel […]

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ROME, Mardi 10 février 2009 (ZENIT.org) – Même les sociétés qui ne manquent pas de biens matériels souffrent d’une « pauvreté morale », a souligné Benoît XVI en évoquant l’urgence d’une « formation morale solide ».

Le pape a reçu, le 9 février au Vatican, le nouvel ambassadeur du Brésil près le Saint-Siège, Luiz Felipe de Seixas Corrêa.

« Au-delà de la pauvreté matérielle, il y a une pauvreté morale qui frappe le monde, y compris dans les sociétés qui ne manquent pas de biens matériels », a affirmé le pape. « Le danger du consumérisme et de l’hédonisme, ainsi que le manque de principes moraux solides qui guident la vie des simples citoyens, affaiblissent la structure de la société et la famille brésilienne ».

Benoît XVI a alors évoqué « l’urgence d’une formation morale solide à tous les niveaux, même dans le domaine politique, pour faire face aux menaces que font peser les idéologies matérialistes encore dominantes et, surtout, à la tentation de la corruption dans la gestion de l’argent public et privé ». « Le christianisme peut apporter une solide contribution » à cette lutte morale, « parce qu’il est une religion de liberté et de paix et qu’il est au service du véritable bien de l’humanité », a-t-il ajouté.

Dans son long discours en portugais, le pape a aussi souhaité que le Brésil continue « à encourager et à répandre les valeurs humaines fondamentales, surtout quand il s’agit de reconnaître explicitement la sacralité de la vie familiale, la protection de l’enfant à naître, le respect de la vie de sa conception à sa conclusion naturelle ». Puis il a rappelé, à propos des expérimentations biologiques, que le « Saint-Siège encourage constamment la défense d’une éthique qui ne défigure pas mais protège la vie de l’embryon et le droit de naître ».

Le pape a enfin souhaité la ratification du récent accord entre le Saint-Siège et la République fédérale du Brésil, définissant le statut juridique de l’Eglise catholique au Brésil et réglant les questions d’intérêt commun. Signé le 13 novembre dernier lors de la première visite du président Luiz Inácio Lula da Silva à Benoît XVI au Vatican, cet accord, a souligné Benoît XVI, « facilite le libre exercice de la mission évangélisatrice de l’Eglise et renforce encore plus la coopération de l’Eglise avec les autorités civiles pour le développement intégral de la personne ».

Le nouvel ambassadeur du Brésil près le Saint-Siège, Luiz Felipe de Seixas Corrêa, est né le 16 juillet 1945. Diplomate de carrière, il a notamment été ambassadeur au Mexique (1989-1992) ; secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères  (1992); ambassadeur en Espagne (1993-1997); en Argentine (1997-1999). De 1999 à 2001 il a occupé, pour la deuxième fois, le poste de secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères  avant d’être ambassadeur et représentant permanent de la délégation du Brésil à Genève (2002-2005) et enfin ambassadeur en Allemagne (2005-2009).

Marine Soreau

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ZENIT Staff

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