La paix entre les Nations, au cœur du magistère de Léon XIII

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CITE DU VATICAN, Lundi 17 novembre 2003 (ZENIT.org) – La paix entre les nations n’était pas seulement pour le pape Léon XIII une des lignes directrices de son magistère, mais le cœur même de son enseignement. C’est ce que montre un congrès organisé au Vatican par le conseil pontifical Justice et Paix en collaboration avec l’Université pontificale grégorienne à l’occasion du centenaire de la mort de ce grand pape.

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Heinz Gerhard Justenhoven, a mis en relief, explique Radio Vatican, comment Léon XIII, « en tant que gardien de la foi », se sentait « responsable de la justice et de la paix dans le monde ».

A ce propos, il a évoqué la médiation du pape Pecci dans les tensions entre l’Espagne et l’Allemagne pour les îles Caroline, en 1880, l’intervention entre les Etats Unis et l’Espagne, dans la crise cubaine, en 1895, et la question de la course aux armes avant la Première guerre mondiale.

Selon le professeur René Rémond, de l’Institut national français de Sciences politiques, le pape Pecci « n’a pas soustrait l’Eglise à la confrontation, au contraire, il l’a rendue capable d’unifier les exigences de la religion avec celles du droit », en la poussant vers la soi-disant « modernité chrétienne ».

Le concept sera ultérieurement développé dans l’encyclique Rerum Novarum, où Léon XIII affirme le principe, si souvent rappelé par Jean-Paul II, qu’il ne peut y avoir de paix sans justice.

Le P. Bruno Forte, théologien italien, explique pour sa part : « Dans son livre, Le choc des civilisations, Samuel Huntington soutient qu’alors que le 18e siècle a été le temps de l’affrontement entre les Nations, le 20e siècle , l’époque de l’affrontements des idéologies, le 21e siècle sera l’époque du choc des civilisations, que Huntington a compris comme le choc entre l’Occident chrétien et l’Islam. Ses thèses semblent avoir eu une confirmation par le 11 septembre 2001, et par les événements guerriers qui l’ont suivi. Le problème est maintenant de comprendre si cette thèse a un fondement : ma réponse est non, absolument pas, parce que j’estime que ces mondes religieux, à commencer surtout par le christianisme peuvent avoir un apport décisif à la construction de la paix. C’est sur cette ligne que Jean-Paul II s’est situé, parce que justement au nom du Mystère saint du Dieu unique, toutes les familles religieuses de l’humanité sont de quelque manière appelées à être des artisans de paix et pas seulement le christianisme, avec la non-violence évangélique, mais aussi l’Islam, cette grande religion qui apporte tant de bien à des foules humaines immenses et qui a dans ses textes fondateurs – le Coran – des appels possibles à la violence, mais ce sera justement le dialogue qui pourra aider l’âme non fondamentaliste à émerger. Voilà que plus que jamais le dialogue entre les religions est une contribution à la paix ».

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ZENIT Staff

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