Utiliser « les richesses superflues » pour éradiquer « le monstre de la faim »

Réflexion du cardinal Parolin dans le sillage de st François d’Assise

Dépouillement de saint François d'Assise © sanfrancesco.org

Dépouillement de saint François d'Assise © sanfrancesco.org

Mettre à disposition des couches sociales les plus pauvres ne serait-ce que « les richesses superflues » suffirait à éradiquer « le monstre de la faim et de la malnutrition », affirme le cardinal Pietro Parolin.

Dans un entretien à la revue franciscaine Sanfrancesco rendu public le 16 juillet 2017, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège évoque le geste du « Dépouillement » du jeune François d’Assise qui renonça, jusqu’à la nudité, à tous ses biens terrestres pour se donner entièrement à Dieu et à ses frères. Le « numéro 2 » du Vatican a lui-même inauguré le « Sanctuaire du Dépouillement » dans l’église Sainte Marie Majeure, à Assise (Italie), le 20 mai dernier.

« Il suffirait de mettre en pratique seulement une partie du message franciscain pour résoudre les nombreux problèmes qui aujourd’hui assaillent tant de parties de la population du monde », estime le cardinal Parolin : « Je ne voudrais pas sembler excessivement simpliste, mais avec la paix on élimine la guerre et tout ce qui en suit, de la protection de vies innocentes à l’interdiction des armes et des munitions ».

« Avec la défense de la Création, ajoute-t-il, l’environnement serait plus accueillant et salubre ; mais, encore plus, en mettant à disposition des couches sociales plus faibles et plus pauvres, ne serait-ce que les richesses superflues qui sont notoirement entre les mains d’un petit nombre, le monstre de la faim et de la malnutrition serait sûrement éradiqué ».

« C’est saint François, note-t-il, qui par ce geste du Dépouillement nous le rappelle chaque jour en parlant aux gens d’aujourd’hui, au-delà des nationalités, couleurs politiques, choix religieux ».

Le secrétaire d’Etat salue dans le « Dépouillement » un choix « révolutionnaire parce que le jeune François, avec ce geste de rupture, rompt définitivement les liens avec sa vie vécue jusqu’à ce moment-là entre confort, divertissement… pour se mettre au service de l’Eglise en pleine liberté, sans aucune contrainte… de manière pleine, définitive et totale ». François devient « une nouvelle personne … au service du Christ sans (être entravé par) aucun lien ».

« Quand Dieu Père appelle, tout n’est pas compréhensible par l’esprit humain », souligne le cardinal Parolin : ce « changement radical de vie… procure douleur et incompréhension parmi les siens ». Et le choix « indubitablement révolutionnaire » du jeune François « secoue et interroge encore ».

Il évoque aussi le geste de l’évêque couvrant François de son propre manteau : « on ne peut pas ne pas voir … un mouvement paternel d’accueil et de protection de la part d’une mère qui accueille son enfant, dans ce cas l’Eglise qui accueille et protège François ».

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