Ukraine : « le pouvoir de pardonner », par le card. Sandri

Il invite à « une prière spéciale pour les jeunes de ce pays »

Le card. Sandri en Ukraine © Congrégation pour les Eglises orientales

Le card. Sandri en Ukraine © Congrégation pour les Eglises orientales

Le cardinal Leonardo Sandri a appelé les Ukrainiens à « mettre de côté les sentiments de haine » et à « s’engager devant le Seigneur à exercer ‘le pouvoir de pardonner’ ». « Confions à Marie, avec l’intention de la paix en Ukraine, une prière spéciale pour les jeunes de ce pays », a-t-il ajouté.

Le préfet de la Congrégation pour les Églises orientales a prononcé une homélie lors des célébrations au sanctuaire de Zarvanytsia le dimanche 16 juillet 2017, l’avant-dernier jour de son voyage en Ukraine en tant qu’envoyé spécial du pape François, indique le dicastère. Dans l’après-midi, le cardinal s’est rendu à Lviv, avec un arrêt à Zadrist, village natal du cardinal Josyf Slipyj, dont le cent vingt-cinquième anniversaire est fêté cette année.

« Les rivières de la grâce, a dit le cardinal, pourront couler le jour où tout le monde pourrait accomplir, à commencer par sa propre famille, au moins un geste de réconciliation et de paix ! »

En se basant sur l’Évangile du jour sur la guérison du paralytique, le cardinal a rappelé que le Christ « demande » aux « hommes et aux femmes d’aujourd’hui » « de participer en quelque sorte à son pouvoir de pardon et de guérison ».

Le préfet a adressé des paroles spéciales aux jeunes Ukrainiens en reprenant celles du pape Jean-Paul II prononcées en 2001 : « Vous serez alors dans l’Église la nouvelle génération des saints de votre terre, fidèles à Dieu et à l’homme, apôtres de l’Évangile. » Il a aussi invité à « répéter toujours dans (son) cœur » les paroles du philosophe ukrainien Hryhorij Skovoroda: « Tout passe, mais c’est l’amour de Dieu qui reste à la fin de tout. Tout passe, sauf Dieu et l’amour ! ».

En parlant de son voyage à l’antenne de Radio Vatican en italien, le préfet a confié que partout en Ukraine il avait senti une « reconnaissance » envers le pape : « non seulement pour la collecte », « mais aussi parce qu’ils suivent vraiment très attentivement le pape ».

Le cardinal a été heureux « de voir les enfants, les mères, les personnes âgées et beaucoup, beaucoup de jeunes, garçons et filles, qui suivent la vie de l’Église, malgré les difficultés. L’approfondissement de leur vie chrétienne, a-t-il poursuivi, donne un exemple de la vie apostolique dans une région où il y a tant de problèmes ».

« Nous tous, a réaffirmé le cardinal, tous les catholiques, tous les chrétiens croyons que la guerre n’est pas la  solution des problèmes. Les instruments dont nous avons besoin pour la paix ne sont pas des armes… Pour la paix, nous devons utiliser les instruments du dialogue, de la réconciliation… Donc, non aux armes, oui à la paix. Tel est le cri qui monte un peu partout dans le monde. »

Le cardinal Sandri a aussi dit qu’il avait rencontré « partout » en Ukraine « une grande collaboration entre les gréco-catholiques et les catholiques latins ».  « Ce sons nos deux présences ici, en Ukraine, a-t-il ajouté, vivent avec beaucoup de participation leur fraternité, la fraternité de l’Évangile… Je vois alors une Église vivante, une Église petite, une Église humble, une Église qui en partie a peu de ressources, mais qui exerce sa mission de proclamer Jésus et la joie de l’Évangile. »

Avant de participer aux célébrations au sanctuaire de Zarvanytsia, le cardinal a passé deux jours, le 14 et le 15 juillet, à Sloviansk et à Kramatorsk, les zones reconquises après l’occupation de 2014 par les séparatistes, et à Ivano-Frankivsk, indique la Congrégation pour les Églises orientales.

À Kramatorsk, le cardinal a pu écouter les histoires et les témoignages des prêtres dont certains étaient sur la liste des personnes à fusiller par les forces séparatistes, d’autres ont quitté leur ministère dans l’ouest de l’Ukraine pour démarrer leur service comme aumôniers militaires à l’est. Le préfet a aussi visité le centre Caritas de Kramatorsk.

À Sloviansk, le cardinal Sandri a rencontré les personnes déplacées et leur a demandé de ne pas attendre la paix, mais de faire tout pour s’en approcher. Il a remercié ceux qui travaillaient au sein de la Caritas de Sloviansk, dans le seul centre d’accompagnement gratuit pour les enfants qui ont subi des traumatismes dus à la guerre.

Ce lundi 17 juillet, le cardinal est rentré à Rome.

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