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Mgr Scicluna © thechurchinmalta.org

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Protection des mineurs : Mgr Scicluna souhaite une direction saine et efficace

Réflexion à la veille de la rencontre au Vatican

À la veille de la rencontre sur « la protection des mineurs », prévue au Vatican du 21 au 24 février 2019, Mgr Charles J. Scicluna, membre du Comité organisateur, souhaite une direction « saine et efficace » dans la lutte contre les abus.

L’archevêque de Malte et secrétaire adjoint de la Congrégation pour la doctrine de la foi, explique à Vatican News que les participants – présidents des Conférences épiscopales du monde – sont appelés à « se mettre dans une attitude de disponibilité dans la prière » : « Si nous cherchons à faire quelque chose tout seuls, nous sommes condamnés à la ruine. La prière nous enseigne que nous devons accueillir le don de la grâce, de la sagesse et de la miséricorde du Seigneur, mais nous ne pouvons bien sûr pas abdiquer notre responsabilité. »

« Nous voulons avant tout nous mettre à l’écoute de cette réunion », précise-t-il : « nous ne voulons pas écouter seulement le pape, mais nous écouter les uns les autres et chercher à faire de cette opportunité un autre moment important sur ce chemin contre les abus que l’Église a entrepris depuis des années. »

Cette rencontre « qui implique tous les responsables de l’Église », concerne « une question très chère au cœur de Jésus – l’innocence des enfants », souligne encore Mgr Scicluna : « Au premier plan, il y a alors la prévention, la protection de nos jeunes. »

Donner davantage de pouvoir au peuple de Dieu

Il évoque les thèmes choisis pour les trois premières journées : responsabilité, obligation de rendre compte, transparence. « Quand on parle de responsabilité, on parle aussi en général de l’engagement dans ce domaine. Ensuite, l’ « accountability » signifie que nous sommes responsables non seulement vis-à-vis de Dieu mais aussi à l’égard du peuple de Dieu et de toute l’Église. Et la transparence est importante parce que le peuple de Dieu doit savoir quel a été le résultat d’un processus, qui est « le loup au milieu du troupeau », mais il doit aussi pouvoir suivre toutes les activités qui sont faites pour pouvoir garantir une juste protection. »

Pour l’archevêque, « ces trois mots sont essentiels parce qu’ils décrivent une expérience de gouvernement, c’est-à-dire de direction, qui est saine et efficace dans le monde d’aujourd’hui ».

Les participants à la rencontre parleront également de prévention, poursuit-il, afin de « créer un environnement où les abus sont rendus plus difficiles ». Il s’agit d’une part de « combattre la fameuse culture du silence, ou culture de l’ « omertà » » mais aussi de « donner davantage de pouvoir au peuple de Dieu : en anglais, il y a le mot « empowerment » qui est difficile à traduire en italien », c’est-à-dire « renforcer tout ce qui est sagesse, prudence et volonté d’agir, dans nos communautés, afin qu’ensemble – en tant que peuple de Dieu – nous puissions être ce « port sûr » que doit être l’Église ».

L’abus de pouvoir  « est une bataille fondamentale », estime Mgr Scicluna : « c’est une guerre qui continue contre notre concupiscence, contre notre orgueil inné, contre le péché. »

Il conclut en dédiant « une pensée à tous les prêtres et religieux dans le monde, qui travaillent en silence et avec une grande fidélité, avec beaucoup d’efforts et de générosité. Certes, ils ne seront jamais à la une des journaux, mais ils sont cette forêt qui pousse silencieusement et qui sert de toile de fond à l’arbre qui tombe. Mais nous devons regarder cette forêt qui pousse et en même temps éloigner ‘les loups’ de nos communautés ».

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