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Joaquin Navarro-Valls- ZENIT cc

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Joaquín Navarro-Valls, maître en communication, l’hommage du p. Lombardi

Un service à l’Eglise « d’une valeur inestimable »

Un « maître de la communication au service de l’Eglise ». C’est en ces termes que le p. Federico Lombardi, ancien directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, rend hommage à son prédécesseur, Joaquín Navarro-Valls, décédé le 5 juillet 2017 à l’âge de 80 ans, à Rome. Dans une chronique publiée par Radio Vatican en italien, il salue « un service d’une valeur inestimable à l’Eglise ».

Une chapelle ardente a été ouverte à 16h, ce jeudi 6 juillet 2017, dans la basilique romaine Sant’Eugenio a Valle Giulia, et les obsèques auront lieu dans cette même basilique à 11h, demain, 7 juillet 2017.

« J’ai connu en personne Navarro-Valls quand je suis venu travailler au Vatican comme directeur des programmes de Radio Vatican au début de l’année 1991 », écrit le président de la Fondation Ratzinger-Benoît XVI. A ses côtés dans la « suite papale » pour de nombreux voyages de Jean-Paul II, le jésuite se souvient d’un homme « agréable, amical et cordial ».

Joaquín Navarro-Valls, note-t-il, était connu « comme le “porte-parole” brillant et compétent du pape ». Et « même si ce n’était pas l’appellation officielle de son rôle – qui aurait été plutôt “Directeur du Bureau de presse” – il faut dire que dans son cas c’était une dénomination tout à fait appropriée ».

Le laïc espagnol, souligne encore le p. Lombardi, « considérait absolument nécessaire… d’avoir une relation directe avec le pape, de façon à connaître avec certitude et clarté sa pensée et sa ligne, et à pouvoir se présenter au monde de la presse et à l’opinion publique comme interprète faisant autorité ».

« Durant son très long service sous le pontificat de Jean-Paul II, de 1984 à la mort (du pape) en 2005, il a été effectivement très proche du pape », et il est devenu « une des figures importantes de ce pontificat extraordinaire, non seulement pour sa visibilité publique évidente, mais aussi pour son rôle d’intervention et de conseil. Jean-Paul II eut une grande confiance en lui ».

Evoquant aussi ses missions diplomatiques lors de conférences mondiales, le p. Lombardi fait mémoire d’un « personnage idéal comme point de référence du Vatican ». Une figure dont « l’intelligence, l’élégance et les capacité relationnelles » étaient « éminentes » et qui possédait « un vrai génie pour présenter les nouvelles… de façon brillante, attrayante et concise ».

Le choix de Joaquín Navarro-Valls de la part de Jean-Paul II fut « indubitablement un choix très heureux », note-t-il. D’abord parce que c’était un laïc, « professionnellement compétent et apprécié des collègues journalistes ». Puis, en tant que numéraire – consacré – de l’Opus Dei, il était « une personne dont on pouvait compter sur le dévouement et l’amour fidèle de l’Eglise et du pape ».

« La durée exceptionnelle » – 22 ans – de son mandat à la tête du Bureau de presse, « son autorité, l’efficacité et la qualité de son travail universellement reconnues » font de sa direction « une époque qui restera probablement unique » dans l’histoire de la communication du Vatican. Joaquín Navarro-Valls a rendu « un service d’une valeur inestimable à l’Eglise », estime-t-il.

« Je l’ai toujours considéré comme un maître dans sa façon d’accomplir son service et je n’aurais jamais imaginé être appelé à lui succéder », confie le p. Lombardi. Et de conclure : « il est toujours resté pour moi un ami, un exemple de vie spirituelle discrète, vraie et profonde, pleinement intégrée avec son travail, un modèle d’engagement au service du pape et de l’Eglise, un maître dans la communication, même s’il était pour moi inimitable ».

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