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Laboratoires Hôpital Bambino Gesù de Rome, http://www.ospedalebambinogesu.it/

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Bambino Gesù : excellence scientifique, rigueur et transparence

Le card. Parolin présente le rapport annuel de l’hôpital pédiatrique du Saint-Siège

Le Saint-Siège « apprécie les résultats » de l’Hôpital pédiatrique de l’Enfant-Jésus pour l’année 2016. Il invite à « poursuivre sur la voie entreprise de l’excellence scientifique, de la rigueur et de la transparence avec lesquelles se déroulent les activités dans le domaine sanitaire et administratif ». C’est ce qu’a affirmé le cardinal Parolin lors de la présentation du rapport annuel sanitaire et scientifique de ‘l’Hôpital du pape’, dans l’après-midi du mardi 4 juillet 2017 à la Casina Pio IV du Vatican.

Saluant « l’engagement fondamental de la direction de l’hôpital » pour faire perdurer « cette œuvre extraordinaire de l’intelligence et de la charité du pape et l’Église », le secrétaire d’État a tenu à souligner deux aspects.

La mission de l’hôpital consiste d’abord à « conjuguer science et charité » au quotidien, a-t-il rappelé, c’est-à-dire « donner de la place à la recherche scientifique » tout en sachant « accueillir et accompagner les petits malades et leurs parents » dans un environnement « le plus proche possible de celui qu’on respire en famille ».

Le cardinal a aussi invité la direction à « s’ouvrir avec courage à l’avenir, acceptant les nouveaux défis présentés par les progrès de la médecine et par les développements de l’organisation sanitaire», ce qui signifie « accompagner le changement nécessaire avec sagesse, prévoyance et surtout confiance ».

Voici notre traduction de l’intervention du cardinal Parolin publiée dans son intégralité par L’Osservatore Romano en italien daté du 6 juillet.

CR

Intervention du cardinal Parolin

Je vous adresse, à vous ici présents, mes salutations cordiales que j’étends à tous ceux qui font partie de la grande famille de l’Hôpital pédiatrique de l’Enfant-Jésus. J’emploie ce mot : « famille », parce qu’il a été utilisé par le Saint-Père François qui, en recevant il y a quelques mois un groupe de vos jeunes hospitalisés, a affirmé que « l’Enfant-Jésus est devenu une famille » et que l’enfant malade trouve chez vous « plus qu’un hôpital », « une famille », une « communauté » (10 avril 2017).

C’est un donné très important que j’aime souligner au début de mon intervention. Cela suppose que cette institution méritoire est engagée à conjuguer de manière valide scientificité et humanité, soins spécialisés et attention à l’ensemble des besoins de la personne humaine qui, tout en demandant les soins les plus efficaces, désire aussi trouver un environnement accueillant, a besoin de « caresses », comme le disait le pape : « Il y a le danger, le risque d’oublier la médecine plus importante que seule une famille peut donner : les caresses ! C’est une médecine trop coûteuse, parce que pour l’avoir, pour pouvoir la faire, il faut que tu t’y mettes tout entier, y mettre tout ton cœur, tout ton amour. Et chez vous, il y a les caresses ! Les caresses des médecins, des infirmiers, de la présidente, de tous » (ibid.).

Pour la seconde année consécutive, nous nous trouvons au siège de l’Académie pontificale des sciences, pour présenter les résultats de l’activité sanitaire et scientifique de l’hôpital. Un choix qui part de la volonté de partager avec le Saint-Siège les fruits précieux de votre travail, la satisfaction des résultats obtenus, mais aussi les défis et les difficultés que chaque jour vous devez affronter. C’est pourquoi je suis particulièrement heureux de la présence du ministre de la Santé, Madame Beatrice Lorenzin, que je remercie vivement, parce que les fruits et les résultats de ce travail ne seraient pas imaginables sans la constante collaboration avec les principales institutions de l’État italien préposées à la protection et à la promotion de la santé publique.

Les rapports que nous allons écouter nous présenteront, à travers des chiffres et des tableaux détaillés, un bilan de l’activité sanitaire et scientifique qui s’est déroulée au cours de l’année 2016. Ce sont des données importantes que l’hôpital met à la disposition de la communauté scientifique et des institutions publiques avec la satisfaction des résultats obtenus, mais aussi la conscience et l’humilité de reconnaître que personne n’est maître de la vie.

Ce qui est déterminant en effet, comme vous l’a recommandé le Saint-Père lors de l’audience accordée à l’hôpital le 15 décembre de l’année dernière, est de « donner le meilleur de soi au bénéfice de tous », sans la prétention de pouvoir résoudre tous les problèmes, mais avec la conscience tranquille d’avoir accompli tout son possible. Ainsi, affirmait le pape François, « le travail, malgré toutes les difficultés, devient une contribution au bien commun, parfois même une mission ». Et cela vaut de manière toute particulière pour ceux qui, comme vous, ont à faire avec les personnes les plus faibles, les enfants malades.

Le Saint-Siège apprécie donc les résultats obtenus par la direction actuelle de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus et invite à poursuivre sur la voie entreprise de l’excellence scientifique, de la rigueur et de la transparence avec lesquelles se déroulent les activités dans le domaine sanitaire et administratif. En particulier, je voudrais assurer de l’estime, de la confiance et de la proximité continuelle du Saint-Père lui-même, avec lequel j’ai eu l’occasion hier de parler de notre rencontre de ce jour : « Porte  au docteur Enoc et à tous ses collaborateurs mes affectueuses salutations et rappelle-lui ce que je lui ai dit lors de notre dernière rencontre, qu’elle ‘est un peu comme la maman’ » (10 avril 2017).

Derrière tous les chiffres et les tableaux présentés dans le rapport sanitaire et scientifique, souvenons-nous toujours qu’il y a des enfants soignés, des maladies sans nom dont on a trouvé le diagnostic, de nombreuses familles assistées et beaucoup d’enfants qui n’auraient pas pu recevoir de soins si l’Hôpital de l’Enfant-Jésus n’avait pas ouvert ses portes et son cœur.

Derrière ces chiffres, il y a l’engagement fondamental de la direction de l’hôpital pour rendre toujours durable – et nous savons combien c’est difficile – cette œuvre extraordinaire de l’intelligence et de la charité du pape et de l’Église.

Je voudrais signaler à ce propos deux aspects que je considère comme fondamentaux pour l’avenir de cet institut.

Le premier concerne la mission de l’hôpital. L’Enfant-Jésus doit savoir continuer à conjuguer science et charité, comme il l’a toujours fait dans son histoire, bien que sous des modalités différentes. Soigner et prendre soin sont des verbes inséparables de votre action quotidienne. Ils expriment la fin de votre activité qui, pour être toujours à la hauteur des attentes, doit nécessairement donner de la place à la recherche scientifique et en même temps savoir accueillir et accompagner les petits malades et leurs parents, leur offrant, outre les plus modernes soins médicaux disponibles, un environnement serein, le plus proche possible de celui qu’on respire en famille.

Comme il est important, ce travail d’accueil des familles dans lequel l’hôpital est fortement engagé, tout comme les missions sanitaires dans les pays lointains ou la prise en charge des cas dits « humanitaires ». C’est le style de l’Enfant-Jésus, son témoignage particulier.

Le second aspect concerne les problématiques et les opportunités auxquelles l’hôpital devra se confronter dans les prochaines années.

En 2019, nous célèbrerons les cent cinquante ans de la fondation de l’hôpital, sur une initiative de la famille Salviati, en 1869. Il s’agit d’une histoire unique et précieuse, qui doit nécessairement s’ouvrir avec courage à l’avenir, acceptant les nouveaux défis présentés par les progrès de la médecine et par les développements de l’organisation sanitaire.

Pour continuer de garantir la qualité et la sécurité des soins pour les petits patients et l’accueil opportun des familles, l’hôpital a besoin de trouver de nouveaux espaces et de nouveaux modèles d’organisation.

Mon invitation, que j’adresse tout particulièrement au conseil d’administration à peine renouvelé, est donc de savoir accompagner le changement nécessaire avec sagesse, prévoyance et surtout confiance, s’appuyant sur le soutien du Saint-Père et du Saint-Siège et de moi personnellement, et surtout du Seigneur Jésus, parce que « chaque fois que vous avez fait cela à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40).

Merci de ma part, merci de la part des enfants que vous soignez et de la part de leurs familles, pour tout ce que vous faites et continuerez de faire.

Que le Seigneur Jésus, par l’intercession de sa Mère, Marie, Santé des malades, vous bénisse et vous protège toujours.

© Traduction de Zenit, Constance Roques

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