Le pape écrit à l'Association internationale des exorcistes

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L’amour de l’Eglise pour ceux qui souffrent « à cause de l’oeuvre du Malin »

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Les exorcistes, « dans le ministère particulier qu’ils exercent en communion avec leurs évêques », manifestent « l’amour et l’accueil de l’Église envers ceux qui souffrent à cause de l’oeuvre du Malin ».

C’est ce qu’écrit le pape François dans un message adressé au P. Francesco Bamonte, président de l’Association internationale des exorcistes (AIE), réunie pour la première fois en congrès, à Rome, du 20 au 25 octobre.

« Le Saint-Père désire exprimer aux participants (…) ses salutations et sa satisfaction », dit le message. Le pape demande pour lui même « un souvenir constant dans la prière et il implore de l’Esprit Saint par l’intercession de la Vierge Marie, Trône de la sagesse, des dons abondants de grâce pour le succès du congrès ».

Et il adresse aux participants « la bénédiction apostolique demandée, en gage de paix et d’espérance, en l’étendant volontiers aux personens rencontrées dans leur minsitère ».

L’AIE a été juridiquement reconnue par la Congrégation pour le clergé le 3 juillet dernier. Lors de cette rencontre, quelque 300 exorcistes – notamment des Etats-Unis et d’Europe – se sont penchés sur la diffusion et les conséquences de l’occultisme, du satanisme et de l’ésotérisme.

Pour le psychiatre Valter Cascioli, porte-parole de l’association, « ces pratiques peuvent ouvrir la voie à l’activité extraordinaire » du démon, c’est-à-dire aux « vexations, obsessions, possessions… ».

« Le nombre de personnes qui souffrent de graves dommages sociaux, psychologiques, spirituels et moraux après ces pratiques, est en constante augmentation et ceci nous préoccupe », confie-t-il au micro de Radio Vatican.

Pour les exorcistes de l’AIE, « la lutte contre le mal et le Malin devient toujours plus une urgence », dans un monde « d’affaiblissement de la foi », où prolifèrent « les messages médiatiques, livres, programmes télévisés, films, qui encouragent » ces pratiques par leur recherche du « sensationnel ».

Valter Cascioli exprime la préoccupation des participants pour l’impact de l’activité démoniaque sur les jeunes générations et sur les familles : « celui qui divise ne sépare pas seulement de Dieu, mais sépare les personnes, les familles ; il coupe aussi de la réalité, car il y a parfois, hélas, des situations d’aliénation mentale, qui font suite à une activité démoniaque ».

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Anne Kurian-Montabone

Baccalauréat canonique de théologie. Pigiste pour divers journaux de la presse chrétienne et auteur de cinq romans (éd. Quasar et Salvator). Journaliste à Zenit depuis octobre 2011.

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