(ZENIT News / Paris, 28 avril 2026) L’Observateur permanent du Saint-Siège a souligné la nécessité de protéger le patrimoine culturel menacé dans les zones de guerre, « où toutes les normes et conventions internationales semblent être systématiquement violées. Les nombreux conflits, comme en Ukraine et au Moyen-Orient, entraînent la destruction de biens matériels et culturels, souvent avec un risque de perte d’identité et d’effacement de la mémoire collective. »
Le secrétaire général de la Commission iranienne pour l’UNESCO, Hassan Fartousi, a déclaré que 160 sites culturels avaient été touchés par des attaques aériennes en Iran au cours du mois dernier, avec des dommages irréparables dans certains cas.
Monseigneur Roberto Campisi a souligné la nécessité de protéger les sites culturels religieux, car ils représentent des lieux vivants de foi, de culture et de vie communautaire, invoquant le droit international humanitaire et « l’obligation de respecter et de protéger les biens culturels, y compris les lieux de culte, qui sont des expressions de l’identité des peuples ».
Le respect des normes de conservation des sites culturels et religieux est une obligation légale et morale en contexte de conflit armé. Il a déclaré : « La sauvegarde du patrimoine n’est pas un luxe, mais une priorité : elle contribue à la résilience des populations et constitue un fondement indispensable à tout processus de réconciliation et de reconstruction. » La préservation de ces richesses culturelles exige une prise de conscience du respect, une ouverture à la rencontre interculturelle et la prise en compte d’une responsabilité partagée, gages de paix.
Monseigneur Campisi a également évoqué l’éducation comme principal instrument de paix, menant à la reconnaissance de la culture comme l’âme de chaque peuple, ainsi qu’à une communication fondée sur la vérité et non comme un outil de propagande et de pouvoir.
L’Observateur permanent du Saint-Siège a salué le soutien apporté par les pays, même ceux qui ont des difficultés financières, aux enseignants et aux élèves en situation d’urgence qui, comme l’a souligné le Pape dans son Message pour la 6ème Journée mondiale des communications sociales, ont besoin d’« acquérir des compétences de pensée critique » et de « grandir en liberté d’esprit » face à l’horreur et à la peur engendrées par la guerre.
Le prélat a rappelé le Pacte mondial sur l’éducation, promu par le pape François et le pape Léon XIV, dans le contexte des progrès technologiques, soulignant le rôle de la famille comme lieu privilégié de communication et d’ouverture à la transcendance afin de promouvoir « la dignité humaine inaliénable donnée par Dieu ».
Il a expliqué qu’« une éducation inclusive, orientée vers le bien commun, la solidarité et la sauvegarde de la Création, favorise un usage humain et éthique des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, et valorise la dimension intérieure et spirituelle des jeunes. C’est grâce à une éducation de qualité, authentique et holistique que se construisent des sociétés plus justes, capables de dialogue et de paix. » Il a également souligné que le défi n’est pas seulement technologique, mais aussi anthropologique. « La question ne se limite pas aux capacités des machines, mais concerne aussi l’impact des environnements technologiques sur les êtres humains, qui façonnent leur attention, leurs émotions, leurs pensées et leur imagination. »
