Le sens de la douleur mis en valeur lors de la visite du pape sur la tombe de Padre Pio

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Non seulement grâce aux enseignements du pape mais aussi des pèlerins

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ROME, Lundi 29 juin 2009 (ZENIT.org) – La récente visite de Benoît XVI à San Giovanni Rotondo, la ville où saint Pio de Pietrelcina a vécu, a permis de montrer le sens de la douleur, non seulement à travers les paroles prononcées par le pape mais aussi et surtout à travers les témoignages des malades, a affirmé le porte-parole du Vatican.

C’est ce qu’a souligné le père Federico Lombardi S.I., directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, dans l’éditorial du dernier numéro d’ « Octava Dies », le bulletin hebdomadaire d’information du Centre de télévision du Vatican.

« Les voyages du pape ne sont pas seulement importants pour ce que dit ou fait le pape, mais aussi pour les sentiments et les paroles qu’ils suscitent. Le témoignage d’Anna, malade d’un cancer, devant le pape, aux portes de la Maison « Sollievo della Sofferenza » est un moment à ne pas oublier ».

« Je ne me suis pas demandé ‘Pourquoi moi ?’ – avait raconté Anna au Saint Père – mais je me suis dit, au contraire : ‘Pourquoi pas à moi ?’, ‘Dieu, quel projet as-tu sur moi ?’, et alors, comme la Vierge et tant d’autres hommes dignes et saints, je n’ai pas voulu me rebeller mais j’ai voulu dire : ‘me voici, je suis prête’ ».

« Comment vivre l’attente de la mort, en vivant le quotidien qui demeure, de manière à offrir quelque chose de bon au Seigneur ? Il n’est jamais trop tard pour commencer à travailler dans sa vigne, dédier sa vie au bien, avec des paroles bienveillantes et de petites actions », a affirmé le père Lombardi.

Anna, a souligné le père Lombardi, s’adresse aussi à nous : « Ne nous laissez pas seuls avec nos pensées, nos peurs, et quand vous n’avez rien à dire, ne vous en préoccupez pas, il suffit que vous nous preniez par la main et nous sentirons que vous êtes là ».

Et de conclure : « C’est vrai, le diagnostic d’un cancer, c’est terrible, cela fait peur, mais c’est encore plus terrible de ne pas être ami de Dieu, de s’éloigner de son amour ».

« Alors, nous comprenons que la souffrance peut devenir un grand trésor ; nous comprenons que cela nous interpelle tous, et nous comprenons ce que voulait dire Padre Pio quand – comme l’a rappelé le pape – il disait que « les personnes hospitalisées, les médecins, les prêtres, doivent devenir des « réserves d’amour » car, plus elles seront abondantes, plus cela se communiquera aux autres ».

« Non seulement à San Giovanni Rotondo, mais aussi dans le monde entier, chaque souffrance, face au visage souffrant du Christ, devrait pouvoir devenir amour », a conclu le père jésuite.         

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ZENIT Staff

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