La COMECE saluent l’adoption d’une constitution pour l’Europe

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CITE DU VATICAN, Dimanche 20 juin 2004 (ZENIT.org) – La Commission des Épiscopats de la Communauté Européenne (COMECE) se félicite du nouveau Traité constitutionnel européen dans le communiqué suivant en date du 19 juin.

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Le 18 juin, les Chefs d’État et de gouvernement ont adopté le Traité constitutionnel de l’Union européenne. Voici la réaction initiale de Mgr Noël Treanor, Secrétaire général de la COMECE :

 » Tout d’abord, j’aimerais accueillir le fait que les dirigeants de l’Europe se sont mis d’accord sur un Traité constitutionnel pour l’Union européenne. Après le taux de participation décevant lors des élections de la semaine passée, les européens avaient besoin d’un signal clair que leurs dirigeants pouvaient travailler ensemble pour le bien commun. Il faut admettre que le processus de négociation et de compromis – dans la Convention européenne comme aussi dans la Conférence intergouvernementale – obscurcit parfois la nouveauté de ce traité. Mais il ne faut pas douter que celui-ci représente un pas majeur en avant pour la construction de l’Union européenne.

 » L’importance du Traité constitutionnel se trouve dans le fait qu’il redéfinit la mission démocratique de l’Union. Il identifie clairement les valeurs et les objectifs, enracinés dans son patrimoine commun, qui guident l’Union. Il rend ses institutions et ses compétences plus facile à comprendre, ce qui – si les politiciens le présentent d’une manière responsable – devrait aider à faire face au grave sentiment de désaffection pour beaucoup d’européens. Il renforce le principe de subsidiarité, selon lequel toute action politique doit se réaliser au niveau efficace le plus bas. Et il donne une occasion sans précédent à tous les citoyens et à tous les acteurs dans la société civile de contribuer par le processus démocratique à une Europe de paix, de justice et de solidarité.

 » Je me félicite particulièrement de la manière dans laquelle le Traité constitutionnel reconnaît et saisit la liberté religieuse ainsi que le rôle des communautés religieuses dans la vie publique. Il garantit à la fois le respect de la diversité et le dialogue entre institutions religieuses et autorités politiques. En équilibrant un esprit d’ouverture entre le religieux et le politique avec la juste séparation des deux sphères, l’Article I-51 représente une nouvelle approche inclusive à la gouvernance qui est au niveau des enjeux de la société européenne dans le 21e siècle.

 » Le préambule révisé constitue une description plus équilibrée et plus exacte de la source des valeurs de l’Union. En se référant dès ses premières paroles aux  » héritages culturel, religieux et humaniste  » de l’Europe, le Traité constitutionnel souligne le rôle formateur de ces héritages – dont le christianisme fait partie essentielle – pour l’Europe d’aujourd’hui. C’est pourquoi je regrette que les Chefs d’État et de gouvernement n’ont pu trouver une formulation qui reconnaîtrait explicitement la contribution indiscutable du christianisme et d’autres traditions. Cette omission ne change en rien le fait que les valeurs de l’Union décrites dans l’Article I-2, surtout le respect de la dignité humaine, ont été inspirées par la pensée chrétienne. Mais elle représente une occasion manquée de construire sur la base de notre patrimoine commun un avenir qui est ouvert et inclusif à tous.

 » La satisfaction incitée par l’adoption du Traité constitutionnel doit être tempérée d’une détermination à assurer sa ratification dans tous les 25 États membres. Les dirigeants politiques de l’Union doivent assumer maintenant leur responsabilité à informer les citoyens de ce que le traité signifiera pour eux. « 

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ZENIT Staff

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