Mgr Osório © AED

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Mozambique : Le pape et les évêques africains dénoncent le meurtre de Mgr Osório

Deux jours après le meurtre de l’évêque de Quelimane,le 6 juin, les réactions continuent d’affluer

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Deux jours après le meurtre de l’évêque de Quelimane, au Mozambique, le 6 juin, les réactions continuent d’affluer, bien que les motifs du meurtre restent un mystère.

Dimanche 7 juin, le bureau de presse du Vatican a publié un communiqué de Léon XIV, actuellement en visite en Espagne, dans lequel il déclare qu’il « a appris avec profonde tristesse le grave acte de violence qui a conduit à la mort de Son Excellence Osório Citora Afonso. »

La note ajoute que le Pape est « uni dans la prière avec le peuple du diocèse et du Mozambique », et prie pour que « le Seigneur leur accorde consolation, afin qu’Il garde chaque homme et chaque femme dans son amour et retiende la main des violents. »

Les autorités mozambicaines poursuivent l’enquête sur ce qui s’est passé aux premières heures de samedi matin à Quelimane, lorsque l’évêque a été retrouvé blessé par balle à la poitrine, près du cœur, dans un couloir de sa résidence. Les enquêteurs estiment que les auteurs ont escaladé le mur du bâtiment, désactivé le système de sécurité et tiré avec une arme de qualité militaire décrite par le Service national d’enquête criminelle du Mozambique (Sernic) comme un Kalachnikov modernisé (AK-M).

Les évêques africains dénoncent un « acte odieux »

Le crime a provoqué une onde de choc dans l’Église du Mozambique, et dans toute l’Afrique. Le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SECAM) a publié une déclaration, signée par le cardinal Fridoline Ambongo et envoyée à Aide à l’Église en Detresse, qualifiant le meurtre d’« acte de barbarie » et appelant à une enquête complète et approfondie.

« Cet acte odieux, commis contre un pasteur du peuple de Dieu, constitue non seulement une attaque contre la vie et la dignité d’un serviteur dévot de l’Évangile, mais aussi une atteinte aux valeurs fondamentales de paix, de justice, de dignité humaine et de liberté religieuse – des principes essentiels pour le bien-être et le développement de toute société. »

« Nous condamnons avec véhémence et sans réserve ce crime barbare. Aucun leader religieux, quelle que soit sa foi ou sa dénomination, ne devrait être la cible de violences. Ceux qui consacrent leur vie à servir Dieu et à promouvoir la réconciliation, la solidarité, l’éducation, la charité et le bien commun méritent protection et respect, et non persécution et mort », indique le communiqué.

« Au nom du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SECAM), nous appelons le Gouvernement de la République du Mozambique et toutes les autorités compétentes à mener une enquête immédiate, approfondie, transparente et indépendante sur ce crime. Nous exigeons que tous les responsables, qu’ils soient auteurs directs, complices ou cerveaux d’esprit, soient identifiés, poursuivis et traduits en justice sans délai. Le peuple du Mozambique, l’Église catholique et la communauté internationale méritent la vérité. »

Les évêques africains appellent à une protection renforcée pour tous les travailleurs pastoraux, soulignant que « la liberté religieuse est un droit humain fondamental et un pilier de toute société démocratique et pacifique. L’État a la responsabilité solennelle de veiller à ce que tous les citoyens puissent pratiquer leur foi librement et en toute sécurité, sans crainte d’intimidation, de violence ou de persécution. »

Perte d’un ami cher à l’AED

Mgr Osório Citora Afonso était un cher ami de l’AED, avec laquelle il eut une collaboration fructueuse.

Ces liens étroits ont été mis en avant par Ulrich Kny, l’un des chefs de projet de l‘AED pour l’Afrique, dans une lettre envoyée dimanche à des personnalités de l’Église mozambicaine. La lettre met en lumière la « marque indélébile » que feu l’évêque a laissée sur tous ceux qui « ont eu la grande chance de travailler avec lui », et décrit une « collaboration très fructueuse qui nous a permis de participer à certaines de ses initiatives intéressantes en soutien à l’Église au Mozambique. »

Ulrich Kny réaffirme le choc de la fondation avec la nouvelle du meurtre de l’évêque, qui laisse « un grand vide », non seulement dans son diocèse mais dans toute l’Église de ce pays africain lusophone.

L’AED souhaite aux dirigeants de l’Église au Mozambique « beaucoup de force et les bénédictions du Seigneur afin qu’ils puissent continuer à guider leurs fidèles sur le chemin du Seigneur ».

Paulo Aido

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L’AED est une fondation pontificale, fondée en 1947 dans un esprit de réconciliation. Elle soutient les chrétiens partout dans le monde, là où ils sont confrontés aux persécutions et difficultés matérielles. https://aed-france.org

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