Congo: Visite du cardinal Sepe qui témoigne de la sollicitude de l'Eglise

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CITE DU VATICAN, Vendredi 18 juillet 2003 (ZENIT.org) – La visite pastorale du cardinal Crescenzio Sepe, préfet de la congrégation pour l’Evangélisation des peuples, témoigne aux populations martyrisées de la République démocratique du Congo la sollicitude de l’Eglise qui « ne peut rester indifférente ».

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A son retour de Kinshasa, le cardinal Sepe a en effet confié à Radio Vatican ce qu’il a vu sur place: un pays déchiré par les conflits et dans une pauvreté extrême.

« Certains estiment que toute l’Afrique, disait le cardinal Sepe, est un continent un peu à la dérive, parce que les problèmes croissent: problèmes d’ordre social, humanitaire, et donc aussi religieux. C’est un continent que tous doivent prendre en considération, si nous voulons éviter que tant de guerres continuent à ensanglanter cette terre. Conflits, misère, pauvreté: c’est pour cela que la congrégation pour l’Evangélisation des Peuples est engagée de toutes ses forces, afin que l’Afrique ne soit pas oubliée, reçoive la juste considération, au plan humanitaire, et afin que l’Eglise puisse accomplir en toute liberté son travail d’évangélisation, qui est fondamental, et affronte les grands défis qui viennent d’autres secteurs religieux, comme les sectes. C’est dans ce contexte que s’est déroulée ma visite. Surtout, j’ai voulu accorder une plus grande attention à la République démocratique du Congo, en premier lieu pour répondre à une invitation pressante, tant de fois répétée, par tous les évêques de cette noble Nation ».

Le cardinal Sepe ajoutait: « Je dois dire que l’Eglise a déjà beaucoup fait en République démocratique du Congo. Je dirais qu’elle a été la seule réalité qui a pu sauver ce qui pouvait l’être dans une situation tragique qui a conduit à une misère extrême et je dirais aussi une espèce d’abandon de la part des organisations internationales. L’Eglise a été la seule qui, par ses œuvres, ses activités, dans les domaines sociaux et humanitaires, est restée le dernier rempart pouvant sauver ce qui pouvait l’être. mais l’Eglise, m’ont dit les évêques, est encore plus engagée en ce moment de transition, qui a été défini comme historique par les évêques et par le président de la république, parce qu’un processus de paix est en route, un processus de réconciliation, et j’ai voulu ajouter aussi un processus de pardon. Dans les deux discours que j’ai tenus à Kisangani, qui est un peu le symbole de cette destruction du pays, et puis lors de la messe finale, avec tous les évêques, au sanctuaire de Notre Dame de la Paix, à Kinshasa, j’ai voulu lancer un appel, avec tous les évêques, à une paix durable, effective, réelle, à une paix qui comporte aussi la justice, et, surtout, un appel à une réconciliation fondée sur le pardon ».

« La présence du pape, du Saint-Siège, de notre congrégation, précisait le cardinal Sepe, veut dire à nos frères que l’Eglise ne les oublie pas. Ils ont explicitement demandé à ne pas être oubliés. Notre stratégie comprend aussi soutien, aide, considération, et toucher du doigt, voir de nos propres yeux cette réalité, pour nous rendre compte de façon effective des urgences, des nécessités, des besoins de ces populations. C’est ce que j’ai pu constater, justement en République démocratique du Congo, comme je l’ai constaté au cours de ces derniers mois, en Ouganda et au Rwanda, comme je le constaterai en octobre prochain, au Sénégal, à Dakar, lors de la réunion des conférences épiscopales d’Afrique. J’espère que ces contacts directs pourront faire naître une plus grande considération, une plus grande compréhension de la réalité dans laquelle vivent héroïquement ces évêques et ces prêtres, ces religieux et ces religieuses et ces laïcs, surtout les catéchistes. Les conditions dans lesquelles nos frères accomplissent leur travail pastoral sont parfois un réellement héroïques et souvent aussi un martyre ».

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ZENIT Staff

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