S’appuyant sur l’Évangile du jour, le pape Léon XIV invite les fidèles à redécouvrir la logique évangélique de l’amour, qui passe par le détachement, le sacrifice et l’accueil du prochain, avant d’exprimer sa solidarité avec les victimes du séisme au Venezuela.
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Frères et sœurs, bon dimanche !
Encore dans l’Évangile d’aujourd’hui (Mt 10, 37-42) nous entendons quelques exhortations de Jésus afin de marcher à sa suite et d’être témoins de son Royaume. Il ne s’agit pas d’un simple geste extérieur, mais de nous engager pleinement dans une relation d’amour avec Lui. Et pour porter du fruit, l’amour exige au moins trois choses : le détachement, la perteet l’accueil.
Tout d’abord, le détachement. Jésus dit : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (v. 37). Au moment où il commence à envoyer ses apôtres en mission, le Seigneur veut qu’ils soient libres de tout lien. Mais cela vaut pour chacun, même les liens affectifs les plus importants trouvent leur plénitude grâce à l’amour que le Christ nous offre. Pensons, par exemple, à la vie conjugale : on ne peut la vivre pleinement qu’en « quittant » la maison de ses parents (cf. Mt 19, 6) pour s’engager dans la relation conjugale. Pensons aussi à l’éducation des enfants : on les aide à s’épanouir et à être heureux en les apprenant à « marcher par eux-mêmes » et à faire leurs propres choix. Saint Augustin dit : « La séparation d’avec ce que l’on aime est douloureuse. Mais même le laboureur perd temporairement ce qu’il sème » (Discours 330, 2). Ce n’est qu’en « perdant » cette graine, semée dans la terre, qu’il pourra la voir fleurir.
En ce sens, l’amour est aussi une perte. Nous avons du mal à le comprendre, surtout dans un monde où perdre semble être une faiblesse et où l’on est obsédé par le fait d’avoir et de posséder. Cependant l’amour ne porte du fruit que dans le don de soi : lorsque nous sommes prêts à perdre un peu de nous pour faire de la place à l’autre, à perdre un peu de temps pour écouter un ami, à perdre un peu de confort pour partager une situation de détresse. Celui qui garde la vie seulement pour lui – dit l’Évangile – la perd en réalité (cf. v. 39), car elle ne s’ouvre pas à la joie de l’amour et devient stérile. C’est pourquoi Jésus nous invite à embrasser la Croix : Il s’est offert, Il s’est perdu lui-même et, c’est précisément ainsi, que nous avons pu recevoir sa vie en abondance. De la même manière, si nous vivons dans la logique du don, nous serons nous aussi capables de faire naître une vie nouvelle dans nos relations.
Enfin, l’accueil. L’amour, en effet, s’exprime à travers des choix et des actions concrètes, dans un engagement fait de petits gestes quotidiens, comme celui d’offrir un verre d’eau à celui qui a soif (cf. v. 42). Jésus, en envoyant ses disciples au-devant de lui, leur demande d’y aller sans provisions, c’est-à-dire d’être dans le besoin, car c’est ainsi qu’ils pourront susciter l’accueil chez ceux qu’ils rencontreront. Et ainsi, en accueillant ceux qui viennent au nom de Jésus, on accueille Jésus lui-même et le Père céleste qui l’a envoyé. L’amour pour le Seigneur passe toujours par l’accueil des frères.
Chers amis, prions la Vierge Marie, qui a aimé son Fils tout en sachant aussi le perdre : qu’elle nous aide à être des témoins humbles et joyeux de l’amour du Christ.
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Paroles du Saint-Père à l’issue de l’Angélus
Chers frères et sœurs,
[en espagnol] Je tiens à exprimer ma solidarité envers nos sœurs et frères vénézuéliens touchés par les récents tremblements de terre qui ont fait de nombreuses victimes et blessés, et causé d’énormes dégâts matériels. Tout en priant le Seigneur pour le repos éternel des défunts, je renouvelle ma solidarité spirituelle envers leurs proches, les blessés et tous ceux qui ont été frappés par cette tragédie. De même, j’exprime ma gratitude et mes encouragements à tous ceux qui œuvrent avec générosité aux opérations de recherche et de secours.
Et maintenant, je vous souhaite la bienvenue à tous, Romains et pèlerins : je vous remercie d’être venus malgré cette chaleur !
Je salue les fidèles du diocèse de Kumba, au Cameroun, ainsi que ceux venus de tant d’autres pays.
Je salue les jeunes religieux Camilliens ; les groupes paroissiaux de Priolo Gargallo, Avola, Regalbuto et Bari ; les scouts de Rovereto et les jeunes de Mestrino, du diocèse de Padoue, qui ont reçu la communion et la confirmation.
Je vous souhaite à tous un bon dimanche ! Au revoir et à demain pour la solennité des saints Pierre et Paul.
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