Depuis la basilique Saint-Pierre de Rome
En ce lundi 29 juin 2026, en la solennité des saints Pierre et Paul, de très nombreux fidèles ont bravé la canicule pour participer à la célébration eucharistique présidée par le pape Léon XIV dans la basilique Saint-Pierre, au Vatican.
La messe a eu lieu en présence des 178 cardinaux qui ont assisté au Consistoire extraordinaire ces derniers jours, ainsi que des 35 nouveaux archevêques métropolitains, venus à Rome afin de recevoir le pallium des mains du Saint-Père.
Cette messe solennelle est aussi traditionnellement un rendez-vous œcuménique, avec la présence chaque année de membres du patriarcat de Constantinople, signe important du dialogue entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes, puisque ces deux saints sont vénérés par les deux traditions. Cette fois-ci, la délégation a été conduite par Son Éminence Emmanuel Adamakis, métropolite de Chalcédoine et envoyé par le patriarche Bartholomée Ier.
« Être à notre tour des apôtres et des bâtisseurs d’unité »
La solennité des saints Pierre et Paul honore deux « colonnes de l’Église » a dit le pape dans son homélie. Saint Pierre a été choisi par Jésus pour être le berger de son troupeau, et saint Paul a été élu comme apôtre des nations. « Il est important que nous nous tournions aujourd’hui vers ces deux saints pour comprendre comment être à notre tour des apôtres et des bâtisseurs d’unité, des serviteurs généreux de la vérité dans la charité », a-t-il déclaré.
Il a également expliqué que saint Pierre est comme le gardien du peuple de Dieu. Avec une grandeur d’âme, Pierre rassemble, écoute, a une « sollicitude patiente pour l’unité ». Il reste fidèle à sa mission, tout en préservant la communion entre ses frères. Mais il a aussi ses faiblesses : il renie Jésus, tout en se repentant aussitôt.

35 nouveaux archevêques ont reçu le pallium des mains du pape © Vatican Media
En évoquant ensuite saint Paul, le pape Léon XIV a évoqué un « héraut infatigable de la Bonne Nouvelle », qui s’est converti de manière spectaculaire. Le persécuteur des chrétiens est ainsi devenu un grand enseignant de la foi chrétienne, un évangélisateur hors pair et un véritable « messager de la paix ».
« Prions les saints Pierre et Paul, afin qu’ils nous soutiennent sur le chemin de la communion à la suite du Sauveur. C’est le chemin qu’Il a tracé, c’est ce pour quoi Il a prié le Père lors de la Cène, c’est le but vers lequel Il nous a enseigné à tendre avec confiante espérance », a conclu le Saint-Père.
Après son homélie, le pape remis les palliums aux nouveaux archevêques métropolitains, venus d’Amérique du nord, d’Afrique, d’Amérique latine, d’Europe et d’Océanie, des Philippines, de Pologne et d’Inde. Pour la deuxième fois depuis le début de son pontificat, il a choisi de conférer lui-même le pallium aux archevêques, renouant ainsi avec une tradition que le pape François avait interrompue.
Cet insigne liturgique est une bande de laine blanche, ornée de croix noires, qui symbolise la communion des archevêques avec l’évêque de Rome et leur mission pastorale. Il exprime ainsi l’engagement de chaque pasteur à porter sur ses épaules les frères et sœurs qui lui sont confiés, « comme autant d’agneaux du troupeau du Seigneur et à offrir pour eux son énergie, son temps, ses efforts, voire sa propre vie afin que l’Évangile parvienne à tous et que le monde entier y trouve harmonie et concorde ».
