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Sainte Marthe 11 juin 2018 © Vatican News

Sainte Marthe 11 juin 2018 © Vatican News

Sainte-Marthe : comment aimer ? Avec de petits gestes

« Le cheval de bataille du diable est l’hypocrisie »

Comment aimer ? « Jésus regarde le petit geste d’amour, le petit geste de bonne volonté », a souligné le pape François à la messe qu’il a célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, ce 20 septembre 2018.

Dans son homélie rapportée par Vatican News, le pape a médité sur l’Evangile où Jésus pardonne à la femme pécheresse : « ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. » « Mais comment aimer ? » s’est demandé le pape : « Jésus regarde le petit geste d’amour, le petit geste de bonne volonté et il le prend et il le fait avancer. C’est la miséricorde de Jésus : il pardonne toujours, il reçoit toujours ».

Les docteurs de la loi, a noté le pape, « ont une attitude que seuls les hypocrites utilisent souvent : ils se scandalisent » : « Mais regarde ce scandale ! On ne peut pas vivre ainsi ! Nous avons perdu les valeurs… maintenant tout le monde a le droit d’entrer dans une église, les divorcés aussi, tout le monde. Mais où sommes-nous ? »

C’est « le scandale des hypocrites… c’est l’hypocrisie des ‘justes’, des ‘purs’, de ceux qui se croient sauvés par leurs propres mérites extérieurs », a poursuivi le pape François : ils sont « incapables de rencontrer l’amour parce qu’ils ont le cœur fermé ».

Et « l’Eglise, quand elle chemine dans l’histoire, est persécutée par les hypocrites », « de l’intérieur et de l’extérieur », a fait observer le pape : « Le diable n’a rien à faire des pécheurs repentis, parce qu’ils regardent Dieu et qu’ils disent : ‘Seigneur, je suis pécheur, aide-moi’. Et le diable est impuissant. Mais il est fort avec les hypocrites. Il est fort et il les utilise pour détruire, détruire les personnes, détruire la société, détruire l’Eglise. Le cheval de bataille du diable est l’hypocrisie, parce que c’est un menteur : il se montre comme prince puissant, très beau, et derrière c’est un assassin. »

Pour le pape, cet épisode de l’Evangile illustre « le dialogue entre le grand amour qui pardonne tout, de Jésus… et le nôtre, qui est un amour incomplet parce qu’aucun de nous n’est canonisé ». En conclusion, il a invité à « être miséricordieux comme Jésus, et ne pas condamner les autres ». « Jésus au centre », a-t-il insisté.

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