Reçu au Palais royal de Madrid par Leurs Majestés le roi et la reine d’Espagne, le pape Léon XIV leur a remis une médaille commémorative de son voyage apostolique ainsi qu’une mosaïque du Christ Soleil, inspirée d’un célèbre motif de la nécropole vaticane, mettant en lumière les racines chrétiennes de l’Espagne et l’espérance portée par l’Évangile.
Moulage de la médaille commémorative du voyage apostolique en Espagne
Au centre de la composition figure l’image de la Vierge de l’Almudena, patronne de Madrid, représentée dans une attitude maternelle avec l’Enfant, rappelant la profonde dévotion mariale du peuple espagnol et la protection de la Mère sur le chemin de l’Église. Au centre se déploie la représentation de la Sagrada Familia, symbole éminent de la foi et de la tradition chrétienne espagnole, ainsi qu’image d’une Église vivante et en marche, tendue vers Dieu.
Dans la partie inférieure, un large motif ondulé rappelle la mer, évoquant l’ouverture et la rencontre entre les peuples et, en particulier, les étapes insulaires du voyage apostolique aux îles Canaries, à Grande Canarie et à Ténérife. Tout autour figure l’inscription « HISPANIAM VISIT – VI–XII IVN. MMXXVI ».
ARTISTE
Daniela Longo
Mosaïque « Christ Soleil »

La mosaïque du Christ Soleil, réalisée par les mosaïstes de l’Atelier de mosaïque du Vatican selon la technique de la mosaïque taillée, est une interprétation d’une représentation présente dans la nécropole vaticane, sous la basilique Saint-Pierre. L’image se trouve sur la voûte du Mausolée M, également connu sous le nom de « Tombe des Juliens », et date de la fin du IIIe siècle après J.-C. Elle représente un jeune homme sur un char solaire, avec des rayons autour de la tête.
L’œuvre reprend l’iconographie de Sol/Hélios, réinterprétée dans une perspective chrétienne comme le Christ, « lumière du monde ». Il s’agit de l’une des plus anciennes représentations de l’ascension du Christ dans l’art occidental. Dans le contexte funéraire, l’image revêt une forte valeur symbolique d’espoir et de résurrection.
La partie gauche de la représentation originale ayant été perdue en raison des dommages subis au fil du temps, la partie manquante a été reconstruite et intégrée à l’œuvre.
La mosaïque est composée de nombreuses petites tesselles d’émail et d’or, appliquées à l’aide de la mastic adhésif traditionnel du Vatican à base d’huile de lin. Les tesselles d’or ont été utilisées en particulier pour le vêtement et l’auréole du Christ.

