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Femmes, Eglise, monde septembre 2017

Femmes, Eglise, monde septembre 2017

Mensuel de L’Osservatore Romano: les femmes et le discernement

Un discernement plus à l’écoute des petites choses

Les femmes et leur pratique du discernement au cours des âges, c’est le thème du numéro de septembre 2017 du mensuel « Femmes, Eglise, monde » («donne chiesa mondo») de L’Osservatore Romano. Pour « une pratique du discernement plus liée à l’écoute des événements de la vie, des petites choses ».

« Nous nous sommes demandé si les femmes, dans le cours de l’histoire, avaient pu exercer le discernement, c’est-à-dire si elles avaient été libres d’effectuer un choix selon leur conscience », explique Lucetta Scaraffia dans l’éditorial.

L’historienne italienne rappelle que le discernement « se réfère à la réflexion intérieure que chaque être humain est appelé à faire pour comprendre quelle est la volonté de Dieu dans les moments importants de choix de sa vie », afin de « choisir avec Dieu ».

« L’histoire de Mary Ward qui, dans l’Angleterre du XVIIème siècle, voulait appliquer la pratique ignacienne du discernement dans un ordre religieux féminin, fait comprendre combien cela a été difficile », ajoute-t-elle : « Pour les femmes, la vie semble toujours déjà tracée par d’autres et les choix en grande partie ‘obligés’ par les décisions des hommes auxquels elles étaient sujettes. »

« Mais, souligne Lucetta Scaraffia, si nous donnons au discernement une signification plus intime, si nous le considérons comme une modalité plus consciente et attentive de vivre la vie chrétienne, alors les femmes y sont toujours pleinement entrées. Si, comme l’écrit (Enzo) Bianchi, le discernement est un don de l’Esprit à toutes les créatures et si, pour l’accueillir, il suffit de ‘s’exercer à voir, écouter et penser’, comment est-il en effet possible d’en exclure les femmes ? »

« Leur reconnaître cette capacité, estime-t-elle, signifie s’ouvrir à la découverte de la spiritualité féminine, c’est-à-dire à une pratique du discernement plus liée à l’écoute des événements de la vie, des petites choses. Cela signifie faire de la place à une manière différente de pratiquer le discernement, mais tout aussi riche que la manière masculine. Cela signifie sortir de l’autoréférence que le pape François reproche si souvent au langage ecclésiastique pour découvrir d’autres sources d’intelligence spirituelle. »

Avec une traduction d’Hélène Ginabat

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