Les saints, non pas une caste restreinte d’élus, mais une foule innombrable, par Mgr Follo

Brèves suggestions pour les 1er et 2 novembre 2016

Mgr Francesco Follo au Vatican © Mgr Follo

Mgr Francesco Follo au Vatican © Mgr Follo

La liturgie des 1er et 2 novembre nous invite à partager la joie céleste des saints et à la goûter. Les saints ne constituent pas une caste restreinte d’élus, mais une foule innombrable, vers laquelle la liturgie nous invite aujourd’hui à élever le regard.

Dans cette multitude, il n’y a pas seulement les saints officiellement reconnus, mais les défunts baptisés de chaque époque et nation, qui se sont efforcés d’accomplir avec amour et fidélité la volonté divine. Nous ne connaissons pas le visage ni même le nom de la plupart d’entre eux, mais avec les yeux de la foi, nous les voyons resplendir, tels des astres emplis de gloire, dans le firmament de Dieu.

Aujourd’hui, l’Eglise fête sa dignité de « mère des saints, image de la cité céleste », et manifeste sa beauté d’épouse immaculée du Christ, source et modèle de toute sainteté. Elle ne manque certes pas de fils contestataires et rebelles, mais c’est dans les saints qu’elle reconnaît ses traits caractéristiques,  et  c’est  précisément en eux qu’elle goûte sa joie la plus profonde.

L’auteur du Livre de l’Apocalypse les décrit comme « une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue » (Ap 7, 9). Ce peuple comprend les saints de l’Ancien Testament, à partir d’Abel le juste et du fidèle Patriarche Abraham, ceux du Nouveau Testament, les nombreux martyrs du début du christianisme, les bienheureux et saints des siècles successifs, jusqu’aux témoins du Christ de notre époque. Il sont tous unis par la volonté d’incarner l’Evangile dans leur existence, sous l’impulsion de l’éternel animateur du Peuple de Dieu qu’est l’Esprit Saint.

Célébrons ces deux jours en reconnaissants notre besoin de la miséricorde de Dieu, en allant à Messe et en méditant ce que le Catéchisme de l’Eglise Catholique dit à propos de la communion des saints et de celle des défunts :

CEC 957 La communion avec les saints

 » Nous ne vénérons pas seulement au titre de leur exemple la mémoire des habitants du Ciel ; nous cherchons bien davantage par là à renforcer l’union de toute l’Église dans l’Esprit grâce à l’exercice de la charité fraternelle. Car tout comme la communion entre les chrétiens de la terre nous approche de plus près du Christ, ainsi la communauté avec les saints nous unit au Christ de qui découlent, comme de leur chef, toute grâce et la vie du Peuple de Dieu lui-même  » (Vatican II, Lumen Gentium 50) : Le Christ, nous l’adorons, parce qu’il est le fils de Dieu ; quant aux martyrs, nous les aimons comme disciples et imitateurs du Seigneur, et c’est juste, à cause de leur dévotion incomparable envers leur roi et maître ; puissions-nous, nous aussi, être leurs compagnons et leurs condisciples (S. Polycarpe, mart. 17).

CEC 958 La communion avec les défunts

 » Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l’Église en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car ‘la pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse’ (2 M 12, 45)  » (Lumen Gentium 50). Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur.

CEC 959 Dans l’unique famille de Dieu

 » Lorsque la charité mutuelle et la louange unanime de la Très Sainte Trinité nous font communier les uns aux autres, nous tous, fils de Dieu qui ne faisons dans le Christ qu’une seule famille, nous répondons à la vocation profonde de l’Église  » (LG 51).

En bref

CEC 960 L’Église est  » communion des saints «  : cette expression désigne d’abord les  » choses saintes  » (sancta), et avant tout l’Eucharistie, par laquelle  » est représentée et réalisée l’unité des fidèles qui, dans le Christ, forment un seul Corps  » (Lumen Gentium 3).

CEC 961 Ce terme désigne aussi la communion des  » personnes saintes «  (sancti) dans le Christ qui est  » mort pour tous « , de sorte que ce que chacun fait ou souffre dans et pour le Christ porte du fruit pour tous.

CEC 962  » Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières  » (SPF 30).

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