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Angélus du 23 juin 2019 @ Vatican Media

Angélus du 23 juin 2019 @ Vatican Media

La foule applaudit avec le pape 14 nouvelles bienheureuses franciscaines

«Saluons ces nouvelles bienheureuses par des applaudissements!» 

« Saluons ces nouvelles bienheureuses par des applaudissements! » : le pape François a évoqué, après l’angélus de ce dimanche 23 juin 2019, Place Saint-Pierre, la béatification, samedi 22 juin, à Madrid, de María Carmen Lacaba Andía et 13 soeurs de l’ordre des Franciscaines de l’Immaculée Conception .

« Elles ont été tuées en haine de la foi lors de la persécution religieuse de 1936 à 1939 », a expliqué le pape François.

Le pape a souligné que « ces religieuses cloîtrées, comme les Vierges sages, ont attendu l’arrivée de l’époux divin avec une foi héroïque ».

Il en a tiré cette leçon pour les baptisés : « Leur martyre est une invitation pour nous tous à être forts et persévérants, en particulier à l’heure de l’épreuve ».

Le pape a ensuite salué les visiteurs de Rome, du Brésil, de l’île de Guam (États-Unis d’Amérique), « le pèlerinage de Liverpool promu par les Sœurs de Notre-Dame de Namur », les visiteurs italiens de Salerne, Crotone et Lanciano.

« Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir! », a conclu le pape François.

Avant l’angélus, le pape avait commenta l’Evangile de la multiplication des pains.

A18h, le pape a rendez-vous avec une paroisse de son diocèse dans le quartier de Casal Bertone pour présider la messe de la « Fête-Dieu » et la procession du Saint-Sacrement dans les rues de cette banlieue de Rome.

La Guerre civile espagnole

Mère María Isabel del Carmen est née le 3 novembre 1882 à Borja. Fille d’un modeste agriculteur, elle entre le 3 novembre 1902 au couvent des franciscaines conceptionnistes de Saint Joseph, dans la capitale espagnole.

Élue supérieure de la communauté en 1935, elle subit la persécution religieuse de la Guerre civile qui s’intensifie en juillet 1936, quand les sœurs sont obligées de quitter le couvent et de se réfugier dans un appartement de la rue Manuel Silvela, à Madrid.

Vu la gravité de la situation, la communauté s’est dispersée. Mère María Isabel pourrait être sauvée, mais elle décide de rester avec les sœurs aînées, dont une invalide.

Toutes les sœurs sont arrêtées par des miliciens armés le 7 novembre 1936 et, peu de temps après, sont tuées sur une place de Madrid.

La peine capitale

Le cardinal Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, a présidé la messe de béatification.

Dans son homélie, il a évoqué « l’assaut lancé contre le monastère de Madrid par des agresseurs qui criaient: ‘Mort aux religieuses’ », tandis que « celles-ci moururent en s’exclamant: ‘Vive le Christ Roi ! »

Quand elle furent découvertes dans les maisons où elles s’étaient réfugiées, et qu’on leur demanda si elles étaient religieuses, elles répondirent: « Oui, par grâce de Dieu ». Voilà le motif de leur condamnation à mort, sans autre forme de procès.

Le cardinal Becciu a aussi mentionné la tentative de les faire apostasier:  « Expulsées par la mairie et des miliciens locaux, elles furent envoyées à la Direction générale de la Sécurité à Madrid pour les contraindre à abandonner leur foi et faire d’elles des apostats ». C »t aussi la raison pour laquelle les plus âgées furent d’abord assassinées devant les plus jeunes, en vain.

Une adhésion totale au Christ

Elles moururent donc en martyres, a souligné le représentant du pape François, « en raison de leur état de vie religieux et de leur adhésion totale au Christ et à l’Église: ce fut bien l’aversion pour Dieu et pour la foi chrétienne qui détermina le martyre ».

Pour le préfet, les soeurs franciscaines offrent ainsi cependant un modèle pour tous les états de vie: « pour les religieuses de leur ordre et pour toutes les consacrées qui dédient leur vie entière à la prière et à la contemplation ; elles qui sont appelées à témoigner combien l’amour de Dieu est enveloppant » et aux laïcs, elles rappellent « la nécessité d’écouter et d’adhérer avec docilité à la Parole de Dieu ».

« La force de la foi, de l’espérance et de l’amour est plus fort que la violence », a fait observer le cardinal Becciu, qui a encore souligné que « la vitalité de l’Église ne dépend pas de projets ou de calculs humains mais jaillit d’une adhésion totale au Christ et à son message de salut ».

Avec Marina Droujinina

 

 

About Anita Bourdin

Journaliste accréditée au Vatican depuis 1995. A lancé Zenit en français en janvier 1999. Correspondante à Rome de Radio Espérance. Formation: journalisme (IJRS, Bruxelles), théologie biblique (PUG, Rome), lettres classiques (Paris IV, Sorbonne).

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