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Audience générale du 7 août 2019 © Vatican Media

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Conférence de presse Antananarivo-Rome (2) : la famille, un élément-clé dans l’éducation

« C’est un trésor d’avoir un enfant »

« La famille est certainement un élément-clé, dans l’éducation des enfants », a déclaré le pape François. Il a invité à « donner des valeurs aux jeunes » et à créer les lois « qui protègent la famille ».

C’était la réponse du pape à une question d’un journaliste de Madagascar sur l’accompagnement des jeunes par l’Église lors de la Conférence de presse dans l’avion Antananarivo-Rome, le 10 septembre 2019, au terme de son voyage apostolique au Mozambique, à Madagascar et à l’île Maurice (4-10 septembre).

« L’État doit prendre soin de la famille et des jeunes, a souligné le pape : c’est un devoir de l’État, un devoir de les aider à grandir. » Le pape a voulu aussi redire que « pour une famille, c’est un trésor d’avoir un enfant ».

« Maintenant, a-t-il souligné, il est nécessaire que toute la société ait conscience de faire grandir ce trésor, pour faire grandir le pays. »

MD

Voici la réponse du pape François :

La famille est certainement un élément-clé, dans l’éducation des enfants. La façon de s’exprimer des jeunes est touchante, nous l’avons vu à Madagascar et nous l’avons aussi vu à l’île Maurice, et au Mozambique lors de la rencontre interreligieuse des jeunes pour la paix. Donner des valeurs aux jeunes, les faire grandir. À Madagascar, le problème de la famille est lié à celui de la pauvreté, du manque de travail et aussi parfois de l’exploitation du travail par de nombreuses entreprises. Par exemple, dans la carrière de granit [à Antananarivo], les personnes qui y travaillent gagnent un dollar et demi par jour. Et les lois sur le travail, les lois qui protègent la famille, c’est fondamental. Et aussi les valeurs familiales, il y en a, il y en a, mais parfois elles sont détruites par la pauvreté, non pas les valeurs, mais la possibilité de les transmettre et de veiller à l’éducation des jeunes, à les faire grandir. À Madagascar, nous avons vu l’œuvre d’Akamasoa : le travail avec les enfants, pour que les enfants puissent vivre dans une famille, qui n’est pas leur famille naturelle, c’est vrai, mais c’est la seule possibilité.

Hier, à l’île Maurice, après la messe, j’ai trouvé Mgr Rueda avec un policier, grand, qui tenait une petite fille dans les bras, elle avait plus ou moins deux ans. Elle s’était perdue et pleurait parce qu’on ne trouvait pas ses parents. La police a fait une annonce pour qu’ils se manifestent, et en attendant, ils la caressaient. Et j’ai vu là le drame de tous ces enfants et ces jeunes qui perdent le lien familial, bien qu’ils vivent dans leur famille, mais à un moment, ils le perdent.. Dans ce cas-ci, c’est seulement un incident. Et aussi le rôle de l’État pour les soutenir et les faire grandir. L’État doit prendre soin de la famille et des jeunes : c’est un devoir de l’État, un devoir de les aider à grandir. Ensuite, je le redis, pour une famille, c’est un trésor d’avoir un enfant. Et vous avez cette conscience, vous avez la conscience de ce trésor. Mais maintenant, il est nécessaire que toute la société ait conscience de faire grandir ce trésor, pour faire grandir le pays, la patrie, les valeurs qui donneront une souveraineté à la patrie. Je ne sais pas si j’ai plus ou moins répondu. Une chose m’a frappé chez les enfants, dans les trois pays : ils saluaient. Il y avait même de tout petits enfants qui saluaient : ils participaient à la joie. Je voudrais parler ensuite de la joie. Merci.

Avec une traduction d’Hélène Ginabat

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