Birmanie: le pape prend la défense des Rohingyas

A l’audience, il invite à prier pour « nos frères et sœurs », « bons », « pacifiques »

Audience du 8 février 2017, capture CTV

Audience du 8 février 2017, capture CTV

Le pape François a pris la défense de la minorité musulmane birmane des Rohingyas, persécutée dans son pays et rejetée de toutes parts, lors de l’audience générale du 8 février 2017. Ce sont des « gens bons, des gens pacifiques », s’est-il attristé.

Au terme de la rencontre hebdomadaire qui a eu lieu salle Paul VI au Vatican, le pape a évoqué « les migrants chassés, exploités », spécialement « nos frères et sœurs Rohingyas, chassés de la Birmanie, qui vont d’un côté et de l’autre parce qu’on ne les veut pas ».

Ce sont « des gens bons, des gens pacifiques. Ils ne sont pas chrétiens, ils sont bons, ils sont nos frères et sœurs », a-t-il ajouté affectueusement, déclenchant les applaudissements de la foule.

Les Rohingyas, a poursuivi le pape, « souffrent depuis des années, ils ont été torturés, tués, simplement parce qu’ils continuaient leurs traditions, leur foi musulmane ». Il a alors invité les pèlerins de l’audience « à prier pour eux Notre Père qui est aux cieux, tous ensemble, pour nos frères et sœurs Rohingyas ».

Selon les données de l’Arakan Project, organisation humanitaire défendant des droits des Rohingyas, depuis 2010, quelque 100 000 membres de cette minorité ont fui la Birmanie par la mer. Les violences entre bouddhistes radicaux et Rohingyas ont fait, depuis 2012, plus de 200 morts et 140 000 déplacés.

Ce n’est pas la première fois que le pape exprime sa solidarité pour ce peuple. Dans son homélie du 19 mai 2015 à la Maison Sainte-Marthe au Vatican, il avait réagi après l’arrivée de milliers de migrants abandonnés par les passeurs sur les côtes d’Indonésie, de Thaïlande et de Malaisie : « Pensons aujourd’hui à ces pauvres Rohingyas de Birmanie. En quittant leur patrie pour échapper aux persécutions, ils ne savaient pas ce qui allait leur arriver. Et cela fait des mois qu’ils sont sur un bateau  … Ils arrivent dans une ville où on leur donne de l’eau, de la nourriture, et on dit: ‘Allez-vous-en !’… Et cela se passe aujourd’hui. »

En août de la même année, il avait dit devant des jeunes du Mouvement eucharistique des jeunes : « Pensons à nos frères Rohingya : ils sont chassés d’un pays, et d’un autre, et d’un autre et ils partent par la mer… Quand ils arrivent dans un port ou sur une plage, on leur donne un peu d’eau ou quelque chose à manger et on les chasse en les renvoyant sur la mer. C’est un conflit non résolu, et c’est une guerre, cela se nomme la violence, cela se nomme tuer ».

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