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Rencontre avec les évêques, cathédrale de Santiago, Chili © Vatican Media

Rencontre avec les évêques, cathédrale de Santiago, Chili © Vatican Media

Chili: les évêques accueillent la lettre du pape « avec grande espérance »

Ils saluent la proposition de se rencontrer pour « chercher des solutions »

Les évêques chiliens ont reçu la lettre du pape, où il reconnaît l’évaluation erronée d’affaires d’abus sexuels au Chili et où il demande pardon, « avec grande espérance et grande satisfaction », a déclaré Mgr Fernando Ramos Pérez, secrétaire général de la conférence épiscopale chilienne, dans une interview à Vatican News le jeudi 12 avril 2018.

Dans ce message, le pape annonce une rencontre des évêques à Rome. Le fait d’être invités, a expliqué Mgr Fernando Ramos Pérez, « nous donne une plus grande perspective ». Ce sera une occasion de « se rencontrer tous ensemble, parler de cette situation et chercher des solutions qui soient claires et efficaces pour notre pays ».

« Nous étions dans l’attente d’une réponse du Saint-Père à la visite de Mgr Charles Scicluna, envoyé sur place en février dernier pour écouter les différentes situations des personnes qui ont subi ces faits si répugnants d’abus sexuels, a confié Mgr Fernando Ramos Pérez. Je crois donc que nous, évêques chiliens, nous avons reçu avec grande espérance et satisfaction cette invitation du Saint-Père. »

Dans une lettre envoyée le 8 avril 2018 et rendue publique le 11 avril, le pape écrit qu’il a « commis de graves erreurs dans l’évaluation et la perception de la situation, notamment en raison d’un manque d’information véridique et équilibrée ». La lettre a été envoyée au terme de l’enquête menée par son envoyé spécial, Mgr Charles J. Scicluna, président du Collège spécial d’appel dans les cas d’abus sexuels sur mineurs de la part de clercs, au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Il a enquêté sur le cas de Mgr Juan de la Cruz Barros Madrid, évêque d’Osorno, accusé par des laïcs de son diocèse d’avoir été au courant des actes d’abus sexuels de son ancien mentor, P. Fernando Karadima. Ce dernier a été déclaré coupable d’abus sexuels et psychologiques par le Vatican en 2011.

Jusqu’ici le pape avait refusé la démission de Mgr Barros disant, en janvier dernier, qu’il n’y avait pas d’« évidence de culpabilité ».

Avec une traduction d’Océane Le Gall

About Marina Droujinina

Journalisme (Moscou & Bruxelles). Théologie (Bruxelles, IET).

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