Le pape Français rencontrait mardi 11 juin 2024 200 prêtres du diocèse de Rome © Vatican Media

Le pape Français rencontrait mardi 11 juin 2024 200 prêtres du diocèse de Rome © Vatican Media

Le pape aux prêtres : « engagement, discernement et écoute »  

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Le Saint-Père rencontrait 200 prêtres de Rome le mardi 11 juin 2024 

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Ce mardi 11 juin après-midi, le pape François s’est rendu à l’Université pontificale salésienne, où il a rencontré environ 200 prêtres du diocèse de Rome, ayant entre 11 et 39 ans d’ordination sacerdotale. 

Après la rencontre du 14 mai dernier avec les prêtres les plus âgés, et celle du 29 mai avec les plus jeunes, le pape a rencontré, cette fois-ci, ceux qui ont pour la plupart déjà des responsabilités dans le diocèse : curés de paroisses, préfets, aumôniers ou enseignants.

Selon le bureau de presse du Saint-Siège, le pape a été accueilli par Mgr Michele Di Tolve, évêque auxiliaire de Rome et délégué au diaconat, au clergé et à la vie religieuse. Le dialogue, à huis clos, portait principalement sur des questions pastorales, mais aussi sur des thématiques liées à l’actualité du monde et de l’Église.

« L’Église est soit prophétique, soit cléricale : c’est à nous de choisir »
Le pape a invité les prêtres de Rome à poursuivre leur engagement, le discernement communautaire et l'écoute © Vatican Media

Le pape a invité les prêtres de Rome à poursuivre leur engagement, le discernement communautaire et l’écoute © Vatican Media

Parmi les sujets abordés, figuraient les questions liées au diocèse, le rôle et l’identité du prêtre, ainsi que la beauté de la vie sacerdotale. En réponse aux questions, le pape a cité le modèle de Don Milani, prêtre et éducateur italien du 20e siècle, « un grand, une lumière pour le prêtre italien ». Il a également évoqué le risque de tomber dans la mondanité, et a parlé de la nécessité d’étendre l’accueil dans les paroisses « à tout le monde, tout le monde ! »

La question de la souffrance des personnes a été évoquée. Elle doit être accompagnée de proximité, de compassion et de tendresse. Trois qualités de Dieu à expérimenter, surtout pour les personnes âgées, d’où l’importance de la pastorale hospitalière.

D’autres points ont été mentionnés, tels que les difficultés de la ville de Rome, l’urgence du logement, l’invitation des congrégations religieuses à la générosité, la diffusion de la drogue, la tragédie de la solitude, les nombreuses personnes qui vivent des douleurs invisibles. 

« Dans la vie d’un prêtre, l’invisible est plus important que le visible, parce qu’il est plus dense, plus douloureux », a déclaré le pape, avant d’ajouter : « Notre travail de prêtres est d’aller à la rencontre de ces personnes, car l’Église est soit prophétique, soit cléricale : c’est à nous de choisir. »

Travailler davantage en faveur du bien commun et de la paix

Le dialogue a ensuite porté sur la situation actuelle en Europe et dans le monde, et le pape a cité les guerres en cours, en Terre Sainte, en Ukraine, mais aussi au Myanmar, au Congo, et les énormes investissements dans les armes, les contraceptifs, les frais vétérinaires et la chirurgie esthétique. En ce sens, il a exhorté à travailler au magistère social de l’Église, à s’engager davantage en faveur du bien commun et de la paix, « la forme la plus élevée de la charité ».

L’entretien a été également l’occasion de remercier le cardinal Angelo De Donatis, pénitencier majeur du Vatican depuis peu, dont le pape a loué la grande « capacité de comprendre et de pardonner », qualités précieuses dans son nouveau rôle, où il est appelé à être « l’expression du visage miséricordieux du Père ».

En conclusion, le pape a parlé du danger des idéologies dans l’Église, et il est revenu sur l’admission des personnes à tendance homosexuelle dans les séminaires, en rappelant la nécessité de les accueillir et de les accompagner dans l’Église, et l’indication prudentielle du Dicastère pour le clergé concernant leur entrée au séminaire.

Enfin, il a remercié les prêtres présents pour leur travail, en les invitant à poursuivre leur engagement, le discernement communautaire et l’écoute de tous ceux qui s’adressent à eux.

 

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Anne van Merris

Anne van Merris est journaliste, formée à l’Institut de journalisme européen Robert Schuman à Bruxelles. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

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