"Chateaubriand, Rome et l'Europe" @ ifcsl.com

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«Chateaubriand, Rome et l’Europe»: un colloque international dans la Ville éternelle

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Les 250 ans de la naissance de l’écrivain français

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Un colloque international intitulé « Chateaubriand, Rome et l’Europe », a été organisé à Rome du 4 au 6 octobre 2018 pour les 250 ans de la naissance de l’écrivain français (1768-1848).
Il s’agissait de « mettre en relief le rayonnement international de l’écrivain-diplomate français, le Chargé d’affaires a.i. de France près le Saint-Siège », indique l’ambassade de France près le Saint-Siège qui a reçu les participants à la Villa Bonaparte.
Dans son discours, M. Yves Teyssier d’Orfeuil a rappelé quelques faits liés à la présence de Chateaubriand à l’Ambassade de France près le Saint-Siège, une première fois en tant que secrétaire d’ambassade en 1803-1804, une deuxième fois comme Ambassadeur en 1828-1829, notamment son action pendant le conclave ayant conduit à l’élection de Pie VIII.
Il a également présenté des autographes de Chateaubriand en tant que président des Pieux établissements de la France à Rome et à Lorette, et il a annoncé que la plaque en mémoire de Chateaubriand à Saint-Onuphre, sur la colline du Janicule, posée par l’Ambassadeur Jacques Maritain en 1948 à l’occasion du centenaire de la mort de l’écrivain, venait d’être restaurée par l’Ambassade à l’occasion de ce colloque.
Parmi les présents, plusieurs Ambassadeurs près le Saint-Siège, des représentants de la société italienne et des membres de la famille de Chateaubriand.
La Société Chateaubriand précise que le colloque s’inscrivait sous le signe des trois villes où l’auteur et diplomate a effectué une mission officielle sous l’Empire et la Restauration – Rome, Berlin et Londres -, de façon à étudier sa vision de l’Europe : « En effet, si tant son séjour en Amérique que son voyage en Orient ont fait l’objet de nombreux travaux critiques, ses déplacements en Europe, les descriptions qu’il en donne et le regard qu’il porte sur l’Europe ont été encore peu abordés. » Il y a donc été question « « de l’Europe dans son ensemble », tout en incluant des « endroits où il a séjourné comme Venise, Vérone, Prague ou la Suisse », ou « des lieux qu’il évoque dans ses œuvres comme la Russie ».
Le choix de Rome pour l’organisation de ce Colloque reposait sur trois raisons majeures, explique la Société Chateaubriand : « Rome est la ville où Chateaubriand accomplit, en 1803, sa première expérience diplomatique comme secrétaire de légation, ainsi que l’une de ses dernières missions, en tant qu’ambassadeur auprès du Saint-Siège en 1828-1829 (conclave qui élira Pie VIII). Au-delà des vicissitudes et des échecs traversés au cours de ces séjours, le rapport de l’homme politique et de l’écrivain à Rome et à l’Italie mérite d’être encore exploré. »
C’est aussi « une importante occasion pour aborder frontalement l’une de ses « carrières », de Berlin à Prague en passant par Londres, et dont l’acmé est représenté par le Congrès de Vérone (1822), auquel il consacrera plus tard un important ouvrage, récemment réédité dans le cadre des Œuvres complètes (Champion éditeur) ».
Toujours à propos de Rome, la Société Chateaubriand ajoute : « Par le biais de son contact avec les monuments et les artistes italiens, mais aussi européens qui y ont séjourné, Rome a aussi été une étape importante dans l’élaboration de l’esthétique de Chateaubriand, le lieu d’inspiration de sa période classiciste et de sa Lettre sur la campagne romaine. C’est à Rome également qu’il conçut pour la première fois l’idée de cette autobiographie qui sera destinée à devenir, au bout de dizaines d’années de travail, le chef-d’œuvre des Mémoires d’outre-tombe. »
Le Comité scientifique se composait de: Aurelio Principato (Università Roma Tre), Guy Berger (Société Chateaubriand), Gianni Iotti (Seminario di Filologia Francese), Olivier Jacquot (Ambassade de France près le Saint-Siège), Fabrice Jesné (École française de Rome), Letizia Norci Cagiano de Azevedo (Fondazione Primoli), Patrizia Oppici (Società Universitaria per gli Studi di Lingua e Letteratura Francese), Benedetta Papasogli (Università LUMSA – Roma), Valeria Pompejano (Centro Studi Italo-Francesi – Roma), Jean Marie Roulin (Société Chateaubriand), Anna Maria Scaiola (Università di Roma “La Sapienza”), Benoît Tadié (Ambassade de France – Rome).

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Anita Bourdin

Journaliste française accréditée près le Saint-Siège depuis 1995. Rédactrice en chef de fr.zenit.org. Elle a lancé le service français Zenit en janvier 1999. Master en journalisme (Bruxelles). Maîtrise en lettres classiques (Paris). Habilitation au doctorat en théologie biblique (Rome). Correspondante à Rome de Radio Espérance.

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