La fondation « Stem for Life », en partenariat avec le Conseil pontifical de la culture, a pris un « engagement rigoureux à développer une science éthique » : « nous voulions démontrer qu’il n’est pas nécessaire, pour traiter la souffrance dans le monde, de choisir entre sa foi et la science, que ces deux idées sont en parfaite symbiose », explique sa présidente, Mme Robin Smith.

Mme Smith présentait la conférence internationale "Médecine régénérative: changement fondamental dans la science et dans la culture" (11- 13 avril 2013) le 9 avril au Vatican.

Pour Mme Smith, les thérapies à base de cellules souches, « qui ne sont pas entachées sur le plan éthique, sont l’avenir de la médecine personnalisée ». C’est pourquoi, a-t-elle expliqué, la Fondation remettra des « prix » lors de la conférence : à des personnes « dont les vies ont été sauvées ou transformées par les thérapies à base de cellules souches adultes et qui défendent maintenant cette cause » mais aussi à « des scientifiques qui ont été des pionniers dans ces thérapies » et à « des philanthropes qui ont fait preuve de générosité pour rendre ces traitements accessibles ».

La Conférence verra notamment la participation de « pionniers », des « plus grands « leaders » d’opinion au monde, en matière de thérapies à base de cellules souches adultes ».

Mais aussi, élément nouveau, la Conférence visera une mobilisation d’avenir, grâce à la présence de « vingt-cinq étudiants d’exception », qui seront ensuite chargés « de créer des événements et initiatives locaux dans leurs écoles, pour nous aider à motiver la prochaine génération de scientifiques travaillant sur les cellules, de responsables religieux et d’experts en éthique ».

Intervention de Mme Robin Smith

Merci infiniment à vous tous d’être parmi nous ce matin, et je remercie tout particulièrement le cardinal Ravasi et Mgr Trafny.

En 2010, la fondation « Stem for Life » a commencé un partenariat extraordinaire avec le Conseil pontifical de la culture du Vatican. Nous avons uni nos efforts et nous nous sommes embarqués pour une mission audacieuse : instruire le monde sur la capacité des thérapies à base de cellules souches adultes, à soigner de nombreuses maladies et pathologies graves. Et cette mission comportait en son centre, en son épicentre, un engagement rigoureux à développer une science éthique. Nous voulions démontrer qu’il n’est pas nécessaire, pour traiter la souffrance dans le monde, de choisir entre sa foi et la science, que ces deux idées sont en parfaite symbiose.

En novembre 2011, le Conseil pontifical pour la culture et STOQ International, en collaboration avec Neostem et la Fondation Stem for Life, ont accueilli la Première conférence internationale du Vatican sur les cellules souches adultes et ont commencé à délivrer leur message. Des échos de nos efforts ont été relayés dans le monde. Les gens ont écouté, ils en ont parlé et l’espoir a refleuri, ouvrant de nouvelles perspectives. Et aujourd’hui, une fois encore, le monde nous observe.

Je me souviens que dans cette même salle, peu de temps avant notre première conférence internationale, le cardinal Ravasi avait indiqué que ce partenariat n’avait pas pour objet de « dire aux gens ce qu’il ne faut pas faire » mais de « leur dire ce qu’ils devraient faire ». Il ne s’est donc jamais agit d’un débat, d’une dispute à propos de la science des cellules souches embryonnaires, mais il s’agissait plutôt d’éduquer l’humanité sur ce qui peut se faire maintenant avec les thérapies à base de cellules souches adultes et sur les possibilités à venir. Et je pense que c’est ce qui a toujours défini notre mission : l’idée de promouvoir ensemble un message ouvert et plein d’amour, un message sur la souffrance, la guérison et l’espoir.

Et non seulement c’est ce que nous avons fait lors de ce premier événement, mais avec Mgr Tomasz Trafny, du Conseil pontifical pour la culture, au Vatican, nous avons écrit un livre, « The Healing Cell » (La Cellule qui guérit), dont j’ai ici des exemplaires pour vous tous. Ce livre est maintenant en librairie et sur amazon.com, et c’est vraiment quelque chose d’historique. Rédigé dans un langage simple et clair que tout le monde peut comprendre, il raconte l’histoire de ces thérapies puissantes à base de cellules souches adultes. Il raconte des histoires vraies d’hommes, de femmes et d’enfants dont les vies ont été sauvées ou transformées. Il donne de l’espoir aux personnes qui souffrent. Il rappelle le discours que le pape émérite Benoît XVI nous avait adressé au cours d’une audience privée, peu de temps avant notre première conférence. Et nous remercions le Saint-Père pour ses paroles d’une sagesse incroyable, et je tiens à le remercier aujourd’hui encore de nous avoir soutenus et guidés sur ces questions. Et bien sûr, nous sommes extrêmement enthousiasmés par l’élection du pape François et j’espère que nous aurons l’occasion de le rencontrer. J’ai compris qu’il avait une formation de chimiste et nous attendons donc avec impatience de pouvoir travailler sous sa conduite et d’avoir son soutien pour la science éthique des cellules souches adultes.

Je voudrais maintenant dire quelques mots des prochaines journées. Notre Deuxième conférence internationale du Vatican sur les cellules souches adultes commence jeudi ; elle fera progresser notre mission d’éducation dans le monde sur le potentiel de ces thérapies prometteuses, en sorte que cette science soit présentée de manière accessible à tous. Nous avons des hommes politiques et les scientifiques les plus remarquables du monde entier qui travaillent pour trouver des traitements à base de cellules souches adultes. Nous avons des responsables de l’Église, des experts en éthique et des éducateurs et nous avons l’honneur d’avoir ici cette année les journalistes les plus connus au monde qui joueront le rôle de modérateurs.

Nous avons Meredith Vieira, de NBC News, Bill Hemmer de Fox News Channel, Peggy Noonan de Wall Street Journal, Richard Cohen et le docteur Max Gomez de WCBS-TV. Cette année, nous remettrons des prix. Cette reconnaissance particulière sera adressée à des personnes réelles, des enfants et des adultes dont les vies ont été sauvées ou transformées par les thérapies à base de cellules souches adultes et qui défendent maintenant cette cause. Nous récompenserons des scientifiques qui ont été des pionniers dans ces thérapies et des philanthropes qui ont eu une vision et qui ont fait preuve de générosité pour sortir ces traitements de la boite de Pétri et les rendre accessibles.

Le premier jour sera animé par Meredith Vieira de NBC News. Ce sera un excellent lancement cet événement. Nous commencerons par regarder trente ans en arrière, pour voir d’où nous venons en matière de thérapies à base de cellules souches adultes et comment tout cela a commencé par les transplantations de moelle épinière pour des patients atteints d’un cancer. Et nous considèrerons ensuite les découvertes capitales actuelles dans le traitement de la sclérose en plaques, des maladies cardiovasculaires et du cancer. Des patients nous ferons partager leur histoire personnelle. Un homme qui a eu un grave infarctus donnera son témoignage. Les médecins ont extrait ses propres cellules souches adultes, ou « cellules guérissantes » comme j’aime les appeler, et les ont injectées dans son cœur par une endoprothèse, dans une tentative pour empêcher les effets néfastes causés généralement par l’infarctus. Puis nous ferons honneur à une petite fille qui a subi une thérapie de pointe à base de cellules souches adultes pour soigner une maladie rare grave. Vous la découvrirez jeudi, et j’espère que vous viendrez la rencontrer. Se joindront aussi à nous les plus grands « leaders » d’opinion au monde, en matière de thérapies à base de cellules souches adultes. Ils parleront de la médecine régénérative au niveau mondial… des plus de 4300 essais cliniques à partir de cellules souches adultes, actuellement menés dans le monde… Ils parleront des défis en matière de règlementation… du développement et de la commercialisation de ces thérapies pour mener à bien ce travail et pour que ces thérapies puissent être accessibles aux patients le plus vite possible… et nous ferons honneur à une légende dans le monde industriel, l’un des grand « pionniers cellulaires »…  un innovateur dans le domaine de la médecine régénérative.

Le second jour, vendredi, sera animé par Bill Hemmer, de Fox News Channel. Ce jour-là, nous nous projetterons dans l’avenir… nous explorerons les nouvelles frontières de l’usage des cellules souches adultes pour traiter les traumatismes crâniens, les lésions de la moelle épinière et les diabètes… et nous explorerons aussi la symétrie entre science et foi… l’idée que ces thérapies vont avoir un impact sur presque tous les aspects de notre vie… la manière dont les cultures changent, dont la société  va évoluer, et comment ces thérapies, qui ne sont pas entachées sur le plan éthique, sont l’avenir de la médecine personnalisée. Nous explorerons les débats politiques qui ont surgi dans le monde sur la science des cellules souches embryonnaires, et nous verrons en quoi ce débat a finalement brouillé la conscience générale de la recherche éthique à laquelle est dédié notre partenariat. Peggy Noonan modèrera cette discussion et elle sera accompagnée de Tommy Thompson et d’autres personnalités politiques et « leaders » d’opinion connus. Ce sera une discussion extrêmement importante… parce que notre mission est d’éduquer, et même aujourd’hui, malgré tous les essais cliniques prometteurs menés sur des cellules souches adultes à travers le monde, le débat politique qui a éclaté il y a vingt ans a créé beaucoup de confusion. Si nous voulons avancer ensemble, nous devons comprendre comment nous en sommes arrivés là et ce qui nous attend. Notre discours principal sera donné ce jour-là, par le docteur John Gurdon qui, avec le docteur Shinya Yamanaka, a gagné le Prix Nobel de physiologie ou médecine 2012, pour avoir démontré qu’ils pouvaient permettre à la peau de revenir à un état semblable à celui de cellule souche embryonnaire. Cette découverte historique ouvre de nouvelles voies pour la science éthique et nous sommes très heureux de l’avoir parmi nous.

Le dernier jour, samedi, nous emportera encore plus loin dans le futur. Nous envisagerons la question des cellules souches adultes et de la longévité. Nous examinerons des populations uniques, apparemment exemptes de certaines maladies chroniques et qui vivent très longtemps. Nous considèrerons la possibilité de reprogrammer les cellules souches d’une personne âgée pour les rajeunir. Des docteurs et chercheurs renommés présenteront des données uniques, encore jamais dévoilées, montrant comment ils exploitent le potentiel de guérison existant dans notre corps pour remonter le cours du temps.

Nous ferons aussi honneur à une personne tout à fait unique, qui a décidé de centrer sa passion et son talent pour résoudre les problèmes médicaux complexes, plus particulièrement en trouvant des technologies d’avant-garde dans le domaine du cancer et de la recherche sur les cellules souches adultes et en faisant en sorte de trouver les fonds nécessaires au développement. Il est convaincu qu’il faut sortir des sentiers battus pour trouver des traitements. Il croit dans le potentiel des cellules souches adultes et pour lui, l’héritage qu’il peut laisser à sa famille, et au monde en général, consiste à poursuivre son engagement dans la recherche de solutions aux problèmes médicaux les plus difficiles.

Avant de laisser la parole à Mgr Trafny, je voudrais conclure en soulignant l’une des principales nouveautés de cet événement, cette année, qui est aussi un élargissement de notre mission commune. Travaillant avec le Conseil pontifical pour la culture, nous aurons vingt-cinq étudiants d’exception, issus de vingt-cinq universités et grandes écoles différentes du monde entier, disponibles pendant l’ensemble de nos trois journées. Ces jeunes esprits brillants sont passionnés par la médecine régénérative et nous les avons fait venir pour les motiver et leur montrer qu’ils n’ont pas besoin de choisir entre leur foi et la science, et qu’une carrière dans la recherche sur les cellules souches adultes peut promouvoir la guérison au niveau mondial. Ils remporteront ce message chez eux et seront chargés de créer des événements et initiatives locaux dans leurs écoles, pour nous aider à motiver la prochaine génération de scientifiques travaillant sur les cellules, de responsables religieux et d’experts en éthique.

Merci beaucoup de m’avoir écoutée ce matin. J’espère vous voir à la conférence.

Traduction de Zenit, Hélène Ginabat