L’amour est la clé de la théologie du card. Ratzinger, selon le card. Stafford

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Un rappel « non pas à une théologie esthétique, mais à une esthétique théologique »

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ROME, Mardi 16 septembre 2008 (ZENIT.org) – « La clé de la théologie de Joseph Ratzinger est l’amour », a expliqué samedi 13 septembre le cardinal James Francis Stafford, pénitencier majeur, à l’Université pontificale de la Sainte-Croix (UPSC) de Rome.

Le cardinal est intervenu lors du séminaire professionnel pour journalistes de la presse internationale : « The Church Up Close – Covering Catholicism in the Age of Benedict XVI », organisé par la faculté de communication sociale institutionnelle de l’Université, sur le thème Theological Keys to Joseph Ratzinger Thought (Clés théologiques à la pensée de Joseph Ratzinger), soulignant que toute la théologie papale est résumée dans le titre de sa première encyclique : « Deus caritas est », précisément « Dieu est amour ».

Le pénitencier majeur a expliqué en premier lieu que notre Dieu est « un Dieu actif dans sa recherche d’amour », « un Dieu qui va en personne à la recherche de son troupeau ».

« L’amour, seul l’amour est crédible » a-t-il ajouté en expliquant que pour cette raison Jésus Christ « est le centre de toute l’histoire, même de l’histoire contemporaine », parce qu’il représente l’amour profond de Dieu, qui a sacrifié son propre fils pour le salut et la rédemption de l’humanité.

« L’injustice peut être vaincue seulement à travers la souffrance », a-t-il souligné rappelant le lien entre vérité et martyre.

Le cardinal Stafford a ensuite expliqué la signification des armoiries du pape Benoît XVI, qui contiennent trois symboles qui se trouvaient déjà dans son blason de cardinal-archevêque de Munich et Freising.

Le premier symbole est une coquille, signe du pèlerinage, (celui qui accomplit le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en reçoit une qui symbolise le voyage), et rappelle la légende attribuée à saint Augustin, qui, rencontrant sur la plage un jeune garçon qui cherchait à mettre toute l’eau de la mer dans un trou à l’aide d’une coquille, lui demanda ce qu’il faisait. Quand le jeune homme lui répondit, Augustin pensa à ses efforts inutiles pour faire entrer l’infinité de Dieu dans la petite conscience humaine.

Le deuxième symbole est un ours apprivoisé, signe de pénitence, alors que le troisième est une tête de Maure couronnée, qui symbolise l’universalité de l’Eglise.

Le pénitencier majeur a ensuite invité à suivre l’exemple du cardinal Ratzinger qui consiste à « revenir aux racines, à la patristique », « non à une théologie esthétique, mais à une esthétique théologique ».

A cette fin, il ne faut jamais perdre de vue « la bonté et la beauté », rappelant toujours le primat de cette dernière, à laquelle le pape se réfère constamment.

Comme disait le célèbre écrivain russe Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski, a observé le cardinal, « la beauté nous sauvera ».

Il a conclu en rappelant que pour atteindre la beauté, pour « découvrir vraiment la vérité », il faut s’engager à la chercher.

Roberta Sciamplicotti

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ZENIT Staff

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