Le secrétaire d’Etat, premier collaborateur du pape dans le gouvernement de l’Eglise

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Organisation de la Secrétairerie d’Etat

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ROME, Vendredi 23 juin 2006 (ZENIT.org) – Le secrétaire d’Etat, qui à partir du 15 septembre prochain sera le cardinal Tarcisio Bertone, S.D.B., est « le Premier collaborateur du pape dans le gouvernement de l’Eglise universelle ».

Nous reprenons l’explication que la page web du Vatican propose de l’histoire et de l’organisation de la Secrétairerie d’Etat (cf. www.vatican.va).

« Le Cardinal Secrétaire d’Etat peut être considéré comme l’acteur principal de l’activité diplomatique et politique du Saint-Siège, représentant, en des circonstances particulières, la personne même du Souverain Pontife.

« L’origine de la Secrétairerie d’Etat remonte au XVe siècle. La Constitution apostolique Non debet reprehensibile, du 31 décembre 1487, institua la Secrétairerie apostolique, composée de vingt-quatre secrétaires apostoliques, dont l’un, qu’on appelait Secrétaire particulier (Secretarius domesticus), tenait un rôle prépondérant. On peut faire remonter à la Secrétairerie apostolique la Chancellerie des Brefs, la Secrétairerie des Brefs aux Princes et la Secrétairerie des Lettres latines.

« Léon X créa un autre poste, celui de Secrétaire privé (Secretarius intimus), pour aider le Cardinal qui prit la direction des affaires d’Etat et pour la correspondance en langue vernaculaire, principalement avec les Nonces apostoliques, qui commençaient alors à être mis en place avec des attributions diplomatiques stables. La Secrétairerie d’Etat commença alors à se développer, surtout pendant la période du Concile de Trente.

« Le Secrétaire privé, que l’on appelait encore Secrétaire du Pape (Secretarius Papæ) ou Premier Secrétaire (Secretarius maior), fut pendant longtemps presque toujours un prélat, souvent revêtu de la dignité épiscopale. Ce n’est qu’au début du pontificat d’Innocent X que fut appelée à cette haute charge une personnalité déjà revêtue de la pourpre et sans rapport de parenté avec lui. Innocent XII abolit définitivement la charge de Cardinal-neveu et le Cardinal Secrétaire d’Etat en assuma seul les pouvoirs.

« Le 19 juillet 1814, Pie VII fonda la Sacrée Congrégation pour les Affaires Ecclésiastiques Extraordinaires, développant la Congrégation pour les Affaires Ecclésiastiques du Royaume des Gaules (Super negotiis ecclesiasticis regni Galliarum) instituée par Pie VI en 1793. Par la Constitution apostolique Sapienti Consilio du 29 juin 1908, saint Pie X divisa la Sacrée Congrégation des Affaires Ecclésiastiques Extraordinaires pour lui donner la forme fixée par le Code de Droit Canonique de 1917 (can. 263) et il détermina les tâches assignées à chacune des trois sections: la première traitait essentiellement des affaires extraordinaires, tandis que la seconde suivait les affaires ordinaires et que la troisième, autonome jusqu’alors (Chancellerie des Brefs Apostoliques), avait la mission de veiller à la préparation et à l’expédition des Brefs pontificaux.
Par la Constitution apostolique Regimini Ecclesiæ Universæ du 15 août 1967, Paul VI, en application de la volonté exprimée par les Evêques au Concile Vatican II, réforma la Curie romaine et donna un nouveau visage à la Secrétairerie d’Etat en supprimant la Chancellerie des Brefs Apostoliques, ancienne troisième section, et en transformant l’ancienne première section, la Sacrée Congrégation des Affaires Ecclésiastiques Extraordinaires, en un organisme distinct de la Secrétairerie d’Etat, qui, tout en lui restant étroitement lié, prit le nom de Conseil pour les Affaires Publiques de l’Eglise.

« Le 28 juin 1988, Jean-Paul II promulgua la Constitution apostolique Pastor Bonus qui réforma la Curie romaine et divisa la Secrétairerie d’Etat en deux Sections, la Section pour les Affaires Générales et la Section pour les Relations avec les Etats, où vint se fondre le Conseil pour les Affaires Publiques de l’Eglise. Ainsi étaient assurées, d’une part, l’unicité, et, d’autre part, la spécificité propre du service que la Secrétairerie d’Etat est appelée à rendre au Pape.

« La Secrétairerie d’Etat est présidée par un Cardinal qui prend le titre de Secrétaire d’Etat. Premier collaborateur du Pape dans le gouvernement de l’Eglise universelle, le Cardinal Secrétaire d’Etat peut être considéré comme l’acteur principal de l’activité diplomatique et politique du Saint-Siège, représentant, en des circonstances particulières, la personne même du Souverain Pontife.

La Section pour les Affaires Générales
« Conformément aux articles 41-44 de la Constitution Pastor Bonus, la Section pour les Affaires générales, ou Première Section, a pour mission d’expédier les affaires qui concernent le service quotidien du Souverain Pontife, tant dans sa sollicitude pour l’Eglise universelle que dans ses relations avec les dicastères de la Curie romaine. Il travaille à la rédaction des documents que lui confie le Saint-Père. Il s’occupe des actes qui concernent les nominations dans la Curie romaine et il garde le sceau de plomb ainsi que l’anneau du Pêcheur. Il régule le service et l’activité des représentants du Saint-Siège, surtout dans leurs rapports avec les Eglises locales. Il traite de tout ce qui concerne les Ambassades près le Saint-Siège. Il exerce sa vigilance sur les organes de communication officiels du Saint-Siège et sur la publication des Acta Apostolicæ Sedis et de l’Annuaire pontifical.

« La Première Section de la Secrétairerie d’Etat est dirigée par un Archevêque, le Substitut pour les Affaires générales, l’ Archevêque Leonardo Sandri, aidé par un Prélat, l’Assesseur pour les Affaires générales. La figure du Substitut apparaît dans la hiérarchie ecclésiastique de la Secrétairerie d’Etat en 1814.

La Section pour les Relations avec les Etats
« Conformément aux articles 45-47 de la Constitution Pastor Bonus, la Section pour les Relations avec les Etats, ou Seconde Section, a pour mission propre de suivre les questions qui doivent être traitées avec les gouvernements civils. Relèvent de sa compétence les relations diplomatiques du Saint-Siège avec les Etats, y compris l’établissement de Concordats ou d’accords similaires, la représentation du Saint-Siège auprès des conférences et des organismes internationaux; dans des circonstances particulières, sur mandat du Souverain Pontife et après consultation des Dicastères compétents de la Curie, la préparation des nominations dans les Eglises particulières, ainsi que la constitution de ces dernières ou leur modification; les nominations des Evêques dans les pays qui ont conclu avec le Saint-Siège des traités ou des accords de droit international, en collaboration avec la Congrégation pour les Evêques….

« La seconde Section de la Secrétairerie d’Etat est dirigée par un Archevêque, le Secrétaire pour les Relations avec les Etats, aidé par un Prélat, le Sous-Secrétaire pour les Relations avec les Etats actuellement et jusqu’au 15 septembre, Mgr Giovanni Lajolo, aidé d’un Prélat et assisté par des Cardinaux et par des Evêques ».

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ZENIT Staff

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