Les « sentinelles de la paix » ont réussi la mission impossible

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CITE DU VATICAN, Vendredi 8 avril 2005 (ZENIT.org) – La « protection » était maximum aujourd’hui à Rome: jamais une telle concentration de pouvoir mondial n’avait été risquée. Même au milieu des jeunes, les contrôles sont sévères, mais toujours aimables : en ce quatrième jour d’invasion de la Ville éternelle, on ne peut qu’en être étonné. La « mission impossible » est un succès. Le Vatican a remercié les autorités italiennes et romaines.

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Car elles ont été à l’œuvre non stop, ces « sentinelles de la paix », comme le pape a appelé les forces de l’ordre, en novembre 2000, lors du Jubilé des forces armées et de la police, et jusqu’au bout vigilantes, aussi pour assurer la sécurité des départs. Elles étaient partout présentes, tous uniformes ensemble et côte à côte fermes et paisibles : carabiniers vêtus de noir, baudrier blanc, bande rouge, reconnaissables, au pantalon, police financière en uniforme gris, polices nationale et municipale en bleu, motards, hélicoptères, et vedettes sur le Tibre. Hommes et femmes du maintien de la paix et de la sécurité. L’impossible a été leur fait. Un exploit : foules et personnalités ensemble, le tout mobilisé en un rien de temps. Jusqu’à 18 heures ce vendredi, les personnalités quittaient l’aéroport sous haute surveillance: en premier le fameux « Air Force One », mais aussi l’avion du président Syrien, ou du président de l’Ukraine, … alerte maximum.

Après la veillée, jeudi soir, à la cathédrale du pape, à Saint-Jean-du-Latran, et la procession aux flambeaux jusqu’au Circo Massimo, les jeunes ont dormi là, ou bien aux alentours de Saint-Pierre, avec des moyens de fortune, dans le jardin du Château Saint-Ange. Ils étaient les premiers lorsque la place a été rouverte, à 6 heures, après le travail nocturne des employés de « l’Ama », chargés du nettoyage et de l’environnement à Rome, eux qui invitaient chaque année le pape à visiter leur crèche de Noël. Ils sont les derniers : certains jeunes s’endorment sur place, enveloppés dans leurs couvertures, leurs sacs de couchage. Rompus de fatigue après des jours et des nuits de voyage, et les fortes émotions de ces jours.

Après deux heures du matin, dans la nuit de jeudi à vendredi, les voitures arrivant à Rome ont été dirigées vers le campus universitaire de Tor Vergata où un camping géant avait été organisé, des écrans disposés pour la transmission de la célébration.

Les organisations caritatives (les «Miséricordes» italiennes) et les volontaires de la protection civile, l’Ordre de Malte, la Croix Rouge, ont continué toute la nuit à distribuer eau, biscuits, couvertures: la nuit a été fraîche.

Pour sa part, l’« Œuvre romaine des pèlerinages » s’est mobilisée pour l’accueil des évêques et des pèlerins. Les couvents, les maisons religieuses, les séminaires et les maisons paroissiales du Latium ont ouvert leurs portes.

Et de grands centres d’accueil organisés par la ville resteront ouverts ces jours-ci, en particulier à la « Foire de Rome ».

Ce matin, quatre unités cynophiles des Pompiers avaient été disposées place Saint-Pierre et au Château Saint-Ange : les chiens de secours – labrador, berger allemand, border colley – se reposaient, pacifiques, près des voitures rouges. Une note toute franciscaine : la création au cœur d’un rassemblement sans précédent, qui a commencé dans la fraîcheur, s’est achevé sous un soleil voilé. En fin d’après-midi, la pluie est venue. Certains se sont souvenus qu’un jour de Pâques, Jean-Paul II avait commenté la météorologie du triduum : larmes de la pluie, tristesse du vendredi Saint, et larmes de joie, la pluie du dimanche de Pâques.

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ZENIT Staff

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