Catéchèse du pape Léon XIV lors de l’Audience générale du 31 décembre 2025 © Vatican Media

Catéchèse du pape Léon XIV lors de l’Audience générale du 31 décembre 2025 © Vatican Media

Dans le magazine « Piazza San Pietro » consacré à la paix, la voix du pape Léon XIV

Le Saint-Père, en répondant à une catéchiste suisse, invite à dépasser la logique des statistiques pour redécouvrir une appartenance vivante à l’Église

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Le numéro de janvier du magazine Piazza San Pietro, entièrement consacré au thème de la paix, donne la parole au pape Léon XIV qui, répondant à la lettre d’une catéchiste suisse confrontée aux difficultés de la transmission de la foi, invite à dépasser la logique des statistiques pour redécouvrir une appartenance vivante et consciente à l’Église.

 

Nunzia, catéchiste suisse, écrit : « Je sème, mais les plantes ont du mal à pousser. Les enfants et les familles préfèrent le sport et les fêtes ». Pape Léon : « Le problème n’est pas les chiffres, mais se sentir Église »

Piazza San PietroLe nouveau numéro du magazine Piazza San Pietro, dirigé par le père Enzo Fortunato, est entièrement consacré à la paix, écrite en gros caractères. Une édition spéciale qui offre des pistes de réflexion sur la première nécessité incontournable du monde.

La couverture du numéro de janvier propose le cri de paix qui part du cœur de la chrétienté, précisément d’une place Saint-Pierre bondée. « La paix, l’impératif de notre temps » est le titre de l’intervention signée par António Guterres, secrétaire général des Nations unies. À l’intérieur, un approfondissement sur la clôture du Jubilé de l’Espérance, « Une année de grâce qui a renouvelé le visage de l’Église » et la réflexion de l’écrivain Gianrico Carofiglio selon laquelle « de la crise naissent la lucidité, la responsabilité et une nouvelle possibilité de choix ».

Le mensuel s’ouvre, comme d’habitude, sur l’intervention du pape Léon XIV en réponse à une lectrice : il s’agit de Nunzia, catéchiste suisse résidant à Laufenburg, petite commune de 620 âmes. « Je sème, mais les plants ont du mal à pousser. Les enfants et les familles préfèrent le sport et les fêtes ». Nunzia, 50 ans, raconte avec passion son engagement depuis dix ans dans la catéchèse, de la première communion à la confirmation. Dans sa lettre, elle dénonce une réalité difficile : « Ici, en Suisse, il est difficile d’impliquer les parents et, parfois, même les enfants et les jeunes à faire confiance à Dieu ». Des familles peu présentes et souvent indifférentes à la pratique religieuse ; des enfants attirés par le sport, la musique, les smartphones et les fêtes plutôt que par la foi ; des églises de plus en plus vides le dimanche, fréquentées principalement par des personnes âgées ; la difficulté quotidienne de « semer » quand le terrain semble aride : tel est le tableau brossé par la catéchiste suisse qui, face au découragement, réaffirme son engagement : « J’essaie de semer, mais les plantules ont du mal à pousser ». Et elle demande au Saint-Père de prier pour les jeunes confiés à ses soins et pour elle-même, afin qu’elle ne perde pas le courage de continuer.

La réponse du pape Léon : « Le problème n’est pas les chiffres, mais se sentir Église ».

Piazza San PietroDepuis les pages de Piazza San Pietro, le pape Léon accueille les préoccupations de Nunzia et les replace dans le contexte européen : « La situation dans laquelle vous vivez n’est pas différente de celle d’autres pays de christianisme ancien ».

Le pape invite à regarder au-delà des chiffres de participation : « Les heures consacrées à la catéchèse ne sont jamais perdues, même si les participants sont très peu nombreux ». Et il relance un défi ecclésial : « Le problème, ce ne sont pas les chiffres – qui, certes, donnent à réfléchir -, mais le manque de plus en plus évident de conscience de se sentir Église, c’est-à-dire membres vivants du Corps du Christ, tous dotés de dons et de rôles uniques, et non pas simples utilisateurs du sacré, des sacrements, peut-être par pure habitude ».

À Nunzia – et à tous ceux qui vivent les mêmes difficultés – le Souverain Pontife indique une voie : « En tant que chrétiens, nous avons toujours besoin de conversion. Et nous devons la rechercher ensemble ». Et il rappelle que la véritable porte de la foi « est le Cœur du Christ, toujours grand ouvert ».

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Rédaction

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