Ce vendredi 24 juillet 2026, l’Église fait mémoire de l’un des saints orientaux les plus populaires au monde, le moine maronite Charbel Makhlouf, enterré à Annaya, dans les montagnes de l’ouest du Liban. Le sanctuaire de saint Charbel accueille chaque année des milliers de pèlerins de toutes confessions et de tous pays.
Né en 1828, Charbel Makhlouf a été moine pendant 20 ans dans le monastère Saint-Maron d’Annaya, avant de s’installer dans un petit ermitage tout proche, où il a vécu 23 ans de solitude, de prière et d’ascèse. Canonisé en 1977 par le pape saint Paul VI, il est invoqué pour obtenir des grâces de guérison et de consolation. Il est aujourd’hui une figure d’espérance et de paix pour le Liban et pour l’Église universelle.
Lors de son voyage apostolique en décembre 2025, le pape Léon XIV s’est recueilli devant la tombe de saint Charbel et lui a confié le Liban, le Moyen-Orient et toute l’Église. Il a également médité sur la vie du moine, soulignant les quatre piliers essentiels qui ont façonné sa spiritualité : la prière, le silence, l’humilité et la pauvreté.
Les grâces et guérisons touchent aussi les non-chrétiens

Saint Charbel Makhlouf (1828-1898) © saintcharbel.com
Depuis la mort de saint Charbel en 1898, plus de 30 000 guérisons ou miracles sont attribués à son intercession, dont un dixième au bénéfice de non-chrétiens. Récemment encore, deux nouvelles guérisons inexpliquées ont été rapportées. En janvier 2026, deux femmes gravement malades, l’une aux États-Unis et l’autre au Liban, ont témoigné avoir été guéries miraculeusement après avoir demandé l’intercession du saint.
Au sanctuaire d’Annaya, un important pèlerinage a lieu le 22 de chaque mois en mémoire de la guérison de Nouhad Chami, l’un des miracles les plus connus attribués à saint Charbel. Cette mère de famille libanaise avait fait un AVC en janvier 1993, provoquant une hémiplégie du côté gauche. Sa famille a prié saint Charbel et a appliqué sur son cou de l’huile et de la terre bénites provenant du tombeau du moine. Le lendemain, Nouhad Chami retrouvait miraculeusement l’usage de son bras et de sa jambe.
Aujourd’hui, la dévotion à saint Charbel ne cesse de s’étendre à travers le monde, notamment avec l’ouverture de nouveaux lieux de culte qui lui sont dédiés, la multiplication des groupes de prière et des neuvaines, ainsi que la diffusion internationale de ses reliques.
En France, par exemple, un monastère maronite dédié à saint Charbel a ouvert en 2025 à Villiers-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, devenant un centre de prière, d’adoration et d’accueil des fidèles. Et dans le nord du pays, l’église Saint-Martin d’Aniche a accueilli en juin 2025 une statue et des reliques de saint Charbel, et organise régulièrement des temps de prière ainsi que des pèlerinages locaux.
