Le pape dans la basilique d'Assise, 6 août 2026 © Vatican media

Le pape dans la basilique d'Assise, 6 août 2026 © Vatican media

La journée du pape à Assise : « Allons-y ! Let’s go ! »

Ce 6 août 2026, rencontre avec 2 000 jeunes venus de toute l’Europe

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Pour la deuxième fois depuis le début de son pontificat, le pape Léon XIV a effectué ce 6 août 2026 un déplacement à Assise, en Italie. Il s’y était déjà rendu en novembre dernier pour une réunion avec les évêques italiens et prier sur la tombe de saint François.

À l’occasion du 800e anniversaire de la mort du Poverello, il est venu cette fois-ci à la rencontre de 2 000 jeunes européens, qui participaient ces jours-ci au festival franciscain international de la jeunesse « GO ! Franciscan Youth Meeting 2026 ».

En tout début de matinée, il a pris un temps de prière au Portioncule, où saint François a fondé son ordre religieux au 13e siècle. Il a ensuite rencontré les frères franciscains d’Assise, puis a échangé avec les jeunes lors d’un temps de questions-réponses sur le parvis de la basilique. Il a notamment répondu à trois questions autour de trois thèmes : la crédibilité du témoignage chrétien dans ce monde sécularisé, la vocation et le courage de l’engagement, les blessures liées à l’Église.

2 000 jeunes au « GO! Franciscan Youth Meeting 2026 » © Vatican media

2 000 jeunes au « GO! Franciscan Youth Meeting 2026 » © Vatican media

« Nous sommes ici pour vaincre la résignation et la peur », a-t-il déclaré en répondant à la première question ; il faut regarder vers l’avant et affronter le présent. Le pape a demandé aux jeunes de rejeter le fondamentalisme, de tendre vers une « radicalité évangélique », mais aussi de lâcher les écrans afin de redécouvrir la beauté des relations humaines réelles. 

À la question de la vocation et de l’engagement, il a répondu que « le courage de faire un choix définitif est peut-être l’acte le plus révolutionnaire ». Il a insisté sur le fait que l’engagement du « oui » – que ce soit dans le mariage ou le sacerdoce – n’est pas une prison mais une aventure.

Sur la crise dans l’Église, chaque jeune a un rôle actif à jouer pour réformer l’Église de l’intérieur. Il faut considérer ainsi l’Église comme une mère blessée, malgré ses imperfections : « Chacun de nous a un rôle à jouer dans ce chantier toujours ouvert (…). Alors, nous parlerons de l’Église avec la même affection que pour une Mère, car nous reconnaîtrons que nous lui appartenons. »

Le pape Léon XIV a ensuite présidé la messe solennelle de la Transfiguration dans la basilique Sainte-Marie-des-Anges. Dans son homélie, il a exhorté les jeunes à devenir de fervents « artisans de paix » et à construire « la civilisation de l’amour« . Il s’est appuyé sur l’exemple de saint François, et a mis en garde les jeunes contre l’individualisme et le repli sur soi. Il leur a en outre demandé « dabattre les murs qui séparent les êtres humains les uns des autres ».

Citant aussi sa propre encyclique Magnifica humanitas, il a rappelé que « chaque génération reçoit en héritage la tâche de façonner son époque » et qu’il est urgent de défendre la justice et la fraternité. Puis, par une exhortation multilingue très applaudie, il a déclaré aux jeunes « Go ! Allez ! Mieux encore : allons-y ! Let’s go ! », avant de reprendre avec eux la prière de saint François : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix… »

 

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Anne van Merris

Anne van Merris, journaliste française, a suivi une formation à l'Institut européen de journalisme Robert Schuman, à Bruxelles. Elle a été responsable de la communication au service de l'Église catholique et responsable commerciale dans le secteur privé. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

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