À l’occasion de la fête de saint Michel Archange, patron de la Gendarmerie vaticane, le pape Léon XIV a célébré la messe le 3 octobre à la Grotte de Lourdes dans les Jardins du Vatican et invité les gendarmes à considérer leur mission comme un service de protection des personnes, vécu dans la prière et la confiance en Dieu.
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Chers frères et sœurs,
je suis très heureux de célébrer pour vous et avec vous l’Eucharistie, à l’occasion de la fête de votre saint patron, saint Michel Archange. Il y a quelques instants, quinze d’entre vous ont prononcé leur serment. C’est maintenant le moment de la prière. En particulier, arrêtons-nous brièvement pour méditer sur la Parole de Dieu que nous venons d’entendre : elle nous aide à comprendre ce que signifie servir, garder et protéger.
Le prophète Isaïe (5, 1-7) nous a parlé de la vigne aimée et entretenue avec tant de soin. Elle est le symbole de l’amour de Dieu pour son peuple. Dieu a tout fait pour sa vigne et attend d’elle de bons fruits. Et le Seigneur appelle tous ses enfants à travailler dans sa vigne, de sorte que nous sommes à la fois la vigne et les ouvriers. Pour vous, gendarmes, ce service est une manière d’être des ouvriers dans la vigne du Seigneur. On vous a confié des lieux, des accès, des bâtiments, mais surtout des personnes. Une qualité qui ressort lorsque je vous rencontre, c’est justement cette attention : il est beau de voir comment vous considérez l’autre non pas comme un problème à résoudre, mais comme une personne à respecter et à protéger.
Dans l’Évangile (Mt 21, 33-43), la parabole de Jésus nous a montré un exemple négatif : les vignerons qui, avec le temps, ont oublié que la vigne ne leur appartient pas, mais qu’elle leur a été confiée pour qu’ils en prennent soin. C’est un rappel précieux pour ceux qui vivent un service : ce que nous recevons est une responsabilité à préserver avec humilité et dévouement, à vivre avec discrétion et sens du devoir. Vous savez bien que l’autorité, à la lumière de l’Évangile, s’exprime avant tout dans la capacité à protéger, à écouter et à accompagner, avec équilibre, fermeté et respect.
Et puis Jésus raconte que le maître de la vigne envoie son fils. Au cœur de la parabole se trouve ce fils, qui représente le Christ. Et au cœur de votre vie et de votre service, c’est Lui qui doit être présent : Jésus-Christ. Avant même d’être des gendarmes, vous êtes des hommes appelés à le suivre. De Lui, nous apprenons la force qui sait se faire douceur, la vigilance qui naît de la confiance, l’autorité qui va de pair avec l’humilité et le courage d’intervenir avec un cœur miséricordieux.
Dans la deuxième lecture, saint Paul nous a dit : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute circonstance, faites connaître vos demandes à Dieu » (Phil 4, 6). Cette parole est elle aussi très appropriée pour votre service. Il y aura des journées tranquilles et des journées difficiles ; des moments où il faudra prendre des décisions rapides ; des situations qui apporteront fatigue et inquiétude. Le gendarme ne porte pas tout tout seul : il prie, il sait se confier, il sait retrouver en Dieu cette paix qui lui permet d’agir avec lucidité et le cœur serein.
Traduction réalisée par ZENIT




