ROME, Mercredi 5 décembre 2007 (ZENIT.org) - Des joueurs de la « Clericus Cup » étaient présents à l'audience générale hebdomadaire de ce mercredi : un « rendez-vous important » pour les participants de la deuxième édition de la « Clericus Cup ».

Une délégation des seize équipes inscrites au tournoi, a participé, en tenu de terrain, à l'audience générale, accompagnés du président national du Centre sportif italien (CSI), Edio Costantini, pour recevoir la bénédiction de Benoît XVI.

Ce mercredi a également vu la première sortie publique de l'album de photos intitulé: « Clericus Club ! Sur le terrain, non pas seulement pour le jeu... », qui rassemble les images les plus significatives de la dernière édition de la « Clericus Club ». L'album a été remis au pape.

La deuxième édition du championnat de football des prêtres et des séminaristes, organisée par le CSI, voit sur le terrain 400 joueurs, de 71 nations des 5 continents.

La nouveauté de cette deuxième édition réside dans la présence de footballeurs du Japon, de Suisse, du Swaziland et de l'Irak, qui compte 1 joueur pour chacun de ces pays, et 2 pour l'Indonésie.

Avec la « Clericus Cup », le CSI entend « se mettre au service du monde des jeunes et du monde ecclésial, en replaçant le sport au centre de l'attention générale, comme instrument de promotion humaine et sociale ». L'objectif du CSI est une « entrée en force du sport au sein des paroisses et des patronages, où il fait trop souvent défaut ».

Les 16 formations inscrites s'affrontent sur les terrains de l'Oratoire Saint-Pierre, depuis novembre 2007 et jusqu'en mars 2008. La finale est fixée au 3 mai.

Ce tournoi rassemble 59 Italiens, 30 Mexicains, 25 Colombiens, 23 joueurs des Etats-Unis, 17 Croates.

La présence dans les différentes équipes, de Bosniaques, de Roumains, de Sud-américains (Brésiliens, Salvadoriens), d'Asiatiques (Sri lankais, Malais), et d'Africains, (Camerounais et Congolais), est très « significative », soulignent les organisateurs. Certains viennent de pays où la tradition du football est moins connue : Papouasie-Nouvelle-Guinée, Rwanda, Vietnam et Birmanie.

Anita S. Bourdin

Les jeunes de l’Action catholique préparent leur pèlerinage en Terre Sainte

ROME, Mardi 4 décembre 2007 (ZENIT.org) – Cent cinquante jeunes de l’Action catholique d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique se rendront en pèlerinage en Terre Sainte. Ils se rencontreront le 28 décembre à Rome et de là partiront pour la Terre Sainte où, pendant dix jours ils échangeront leurs points de vue sur les différentes réalités de leur mouvement à travers le monde et où ils prieront pour la paix au Moyen-Orient. 

Ces jeunes, engagés dans leurs propres paroisses, se préparent depuis longtemps à connaître la terre de Jésus. Ils se proposent, comme l’a expliqué de l’Argentine Dora Breef, d’« invoquer la paix et de montrer leur volonté de la répandre dans le monde entier ».  

Souhaitant « parcourir la voie du dialogue et de la fraternité », a indiqué Dora Breef, ils veulent « être des pèlerins de paix sur terre, où le don de la vie fait sur la colline du Calvaire (ou Golgotha) a permis que les anges annoncent la paix à tous les hommes de bonne volonté ». 

Le 11 septembre 2006, le comité organisateur du voyage avait informé les jeunes que le manque de fonds et la « situation délicate dans laquelle se trouve aujourd’hui la Terre Sainte après le conflit avec le Liban » les obligeaient à prendre la douloureuse décision de « renvoyer le pèlerinage à l’année suivante ». 

Au cours de cette période d’attente, les jeunes se sont mobilisés pour tenter de trouver des fonds, et la situation internationale semble aujourd’hui permettre un tel voyage. 

« Le renvoi du pèlerinage en 2007-2008, a exigé et favorisé un fort engagement commun des jeunes tout au long de l’année 2007. Un engagement qui consiste par exemple à informer les pèlerins de l’AC que de nos pays partiront des pèlerins en Terre Sainte, mais surtout à identifier quelques AC diocésaines disposées à lancer un jumelage pour nouer des contacts avant le pèlerinage », avait expliqué Oana Tuduce, du secrétariat général du Forum international d’Action catholique, le 4 octobre 2006. 

Pour cette préparation, les jeunes de l’Action catholique à travers le monde avaient également reçu un message du père franciscain Pier Battista Pizzaballa, custode de Terre Sainte. 

Dans son message, écrit dans le cadre de la Journée mondiale de soutien pour l’Eglise en Terre Sainte, le custode expliquait ce que les franciscains font sur la terre de Jésus et leur demandait de collaborer : « Ils ont besoin de ces Frères de la Corde – c’est ainsi qu’ils appellent les franciscains – qui s’enracinent ici au nom d’un Dieu qui leur demande, maintes fois, la fidélité jusqu’au martyre. Ils soignent les pestiférés, bâtissent des maisons et des églises, se dévouent à l’éducation de la jeunesse, aiment les ruines antiques de cette terre sous lesquelles ils cherchent les signes du passage d’un Homme qu’ils savent être le Messie ». 

« Ils témoignent ici un amour pour la terre et le Peuple qui vont de pair. Il sont les médiateurs entre ces deux réalités : Lieux Saints et présence chrétienne. Ils maintiennent vivants dans cette terre si particulière, le profil et la vocation universelle de l’Église et des Lieux Saints, qui sont un patrimoine pour tous », avait ajouté le père Pizzaballa. 

« Si aujourd’hui on peut arriver de n’importe quel coin du monde, comme pèlerin pour se désaltérer aux sources de la foi et de l’Église, cela est dû au service fidèle de custodie que les fils de saint François ont dépensé avec générosité et sacrifice tout au long de plus de sept siècles d’histoire ». 

Le custode de Terre Sainte continuait a expliqué la valeur de la présence chrétienne en ces lieux: « Terre d’œcuménisme où la custodie a appris à cohabiter et à s’exprimer avec les frères des autres Églises et à partager avec elles l’hospitalité aux pèlerins dans le lieu de la naissance, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ » ; « Terre de dialogue avec l’islam – où la custodie a bâti des écoles ouvertes à tous, des dispensaires ouverts à tous, des centres sociaux ouverts à tous », « et de dialogue avec le judaïsme, à travers des initiatives au niveau culturel et archéologique ». Enfin, « terre de conflit politique et religieux qui dure depuis des années et qui a déchiré la vie de ces deux Peuples » ajoutait-il au regard de la dure réalité actuelle.