ROME, Lundi 17 janvier 2011 (ZENIT.org) - Le déluge qui frappe depuis un mois le nord-est de l'Australie concerne près de 75% de la région du Queensland soit une région cinq fois plus vaste que le Royaume-Uni, souligne un communiqué des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) australiennes.

Selon un dernier bilan, près de 30 personnes au moins sont mortes, mais les secouristes continuent de fouiller les décombres, quelques 50 personnes étant toujours portées disparues.

La capitale du Queensland, Brisbane, est le dernier centre urbain à avoir été submergé, rapporte Fides qui cite un compte-rendu des OPM sur place, précisant que des pluies torrentielles et une forte crue du fleuve Brisbane ont inondé des périphéries entières, contraignant 20.000 familles à quitter leurs domiciles et 3.500 industries à fermer leurs portes.

L'électricité et la distribution d'eau sont suspendues et la ville a été déclarée zone sinistrée.

« Le pire est encore à venir et la crainte des maladies s'accroît également. Les prières sont bienvenues... car elles font la différence », a souligné David McGovern, le directeur diocésain des Œuvres pontificales missionnaires de Brisbane.

L'archevêque de Brisbane, Mgr John Bathersby, a, lui aussi, demandé des prières « pour les défunts et leurs familles, pour les secouristes et tous ceux qui souffrent à cause des inondations ».

La Conférence épiscopale australienne a informé que « tous les évêques et la population du pays sont unis dans la prière et dans l'aide matérielle à apporter afin de faire face à la pire inondation de ces dernières décennies ».

Un prêtre de l'archidiocèse de Brisbane, le père John Conway, actuellement administrateur de trois paroisses dans la périphérie de Toowomba, a déclaré : « Il s'agit d'une tragédie de grande ampleur mais la réponse des personnes est phénoménale. J'ai vu des personnes évacuées de leur maison s'engager à leur tour dans les centres de secours. Dans de nombreuses zones, l'eau potable manque, les routes sont endommagées et les camions ne peuvent pas passer. Il n'est pas possible de disposer de combustibles, de lait, de pain. Nous rationnons tout ».  

Migrations : Le pape rappelle que les peuples constituent une unique famille

ROME, Dimanche 16 janvier 2011 (ZENIT.org) – En ce dimanche où l’on célèbre la Journée mondiale du migrant et du réfugié, Benoît XVI a rappelé que l’expérience des migrations, qu’elles soient forcées ou volontaires, nous rappelle que le but du voyage de l’humanité à travers le temps est de former une « unique famille ».

« Une seule famille humaine : c’est le thème du Message que j’ai envoyé pour cette Journée » a rappelé le pape, ce dimanche avant la prière de l’Angélus.

Benoît XVI a expliqué que ce thème « indique l’objectif, le but du grand voyage de l’humanité à travers les siècles : former une unique famille, naturellement avec toutes les différences qui l’enrichissent, mais sans barrières, en nous reconnaissant tous frères ».

Le pape a souligné que cette Journée nous invite à réfléchir à « l’expérience de tant d’hommes et de femmes, et de tant de familles qui quittent leur pays à la recherche de meilleures conditions de vie ».

Il a expliqué que les migrations sont parfois forcées « par les guerres ou les persécutions » et se déroulent souvent « dans des conditions dramatiques ».

« C’est pour cette raison que fut fondé il y a 60 ans, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés », a-t-il précisé. Celui-ci est venu en aide à quelque 36 millions de personnes.

Le pape a rappelé que la Sainte Famille elle-même a vécu l’expérience des réfugiés « contraints de fuir leur pays et de se réfugier en Egypte pour sauver la vie de leur enfant ».

« Depuis toujours l’Eglise vit en son sein l’expérience de la migration, a poursuivi le pape. Les chrétiens sont parfois malheureusement contraints de quitter, dans la souffrance, leur pays, appauvrissant ainsi les pays dans lesquels ont vécu leurs ancêtres ».

Benoît XVI a précisé qu’il existait aussi une autre forme de migration « volontaire », « les déplacements volontaires des chrétiens, pour diverses raisons, d’une ville à l’autre, d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre » qui « sont une occasion pour augmenter le dynamisme missionnaire de la Parole de Dieu et font que le témoignage de la foi circule davantage dans le Corps mystique du Christ, en traversant les peuples et les cultures, atteignant de nouvelles frontières, de nouveaux milieux ».

Le pape a confié la protection de tous les migrants et de « ceux qui s’engagent dans un travail pastoral au milieu d’eux » à l’intercession de la Vierge Marie.

Gisèle Plantec