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Rencontre avec les supérieures générales, mai 2016 © L'Osservatore Romano

Rencontre avec les supérieures générales, mai 2016 © L'Osservatore Romano

Vie consacrée: « En Amazonie, la présence de la femme est importante », explique le pape François

Dialogue du pape François avec des Supérieures générales (4/5)

« En Amazonie, la présence de la femme est importante », explique le pape François alors que le synode des évêques d’octobre 2019 aura lieu au Vatican justement sur l’Eglise et l’Amazonie.

Le pape François a reçu en audience au Vatican les participantes à la Rencontre de l’Union internationale des Supérieures générales (UISG), le 10 mai 2019, dans la Salle Paul VI, à l’occasion de la XXIème Assemblée plénière, intitulée « Semeuses d’espérance prophétique », à laquelle ont participé environ 850 Supérieures générales provenant de 80 pays différents, du 6 au 10 mai, à Rome.

Après avoir fait remettre aux personnes présentes le discours préparé pour l’occasion, le pape a parlé d’abondance de cœur aux participants à l’audience (cf. Discours, traduit par Zenit), répondant ensuite aux questions qui lui ont été adressées par quelques religieuses.

Voici notre traduction de la quatrième question et de la quatrième réponse.

 AB

Quatrième question (en portugais)

Je suis sœur Marlise, des Sœurs du Cœur Immaculé de Marie, du Brésil. Cher pape François, comme cela nous vous entendons, je me sens très émue d’être ici et sœur Carmen a dit qu’elle n’aurait jamais imaginé pouvoir s’asseoir à côté de vous. Moi non plus, je n’aurais jamais imaginé pouvoir être ici pour m’adresser à vous et vous poser une question. Ce sont mes consœurs  brésiliennes qui m’ont encouragée à venir. Je voudrais vous dire que nous nous sentons très heureuses et fières d’avoir un pape latino-américain. Toutes les sœurs latino-américaines qui sont ici éprouvent la même chose [Applaudissements]. Merci ! Je voudrais aussi vous dire que nous vous remercions pour toutes vos initiatives, principalement celles en faveur des pauvres. Nous, au Brésil et dans différents pays d’Amérique latine, nous vivons la situation d’un peuple qui souffre beaucoup et aussi dans tant d’autres parties du monde et vous avez été une présence très importante dans le monde pour cette partie de l’humanité : les pauvres, les réfugiés, les victimes de la traite. À votre initiative de lutte contre la traite des êtres humains, nous aussi, nous avons apporté notre contribution au Brésil à travers le « Réseau un cri pour la vie » et nous voulons continuer d’approfondir et d’encourager davantage de consœurs à participer à cette lutte contre le trafic des êtres humains. Le Synode sur l’Amazonie va commencer et nous voudrions vous demander quelle contribution particulière la vie religieuse consacrée peut apporter au Synode sur l’Amazonie.

Pape François

Je voudrais vous poser une question : qui est le plus important, Pelé ou Maradona ? [Ils rient] En Amazonie, la présence de la femme est importante pour la sensibilité des peuples indigènes et aussi, la femme est capable, elle est capable – la religieuse, la consacrée – de mieux comprendre le problème tribal, parce que ce n’est pas un problème… Chaque tribu, chaque catégorie indigène n’est pas quelque chose comme un club de football ou une association culturelle. C’est vital et seule la femme est capable de comprendre la vie. Et la femme consacrée, certainement, saura chercher les voies pour y arriver. Il y a des problèmes que certaines dénominations religieuses ont avec les indigènes, parce qu’elles ne comprennent pas bien leur chemin.

Même le problème de l’expression liturgique, l’inculturation qu’une congrégation pour le culte étudie si bien : leur inculturation liturgique, qui a une tradition ancienne. En Chine aussi, le père Ricci, en Inde le père De Nobili : à cette époque déjà, le problème de l’inculturation existait. Il y a aussi ce problème. Je crois que votre contribution aidera beaucoup à ne pas se tromper dans l’inculturation ; et accompagner, accompagner avec respect, parce qu’une femme consacrée est très, très attentive au respect de la manière dont la vie grandit, au respect autour de la fragilité, comme les sœurs de Sainte Anne. Une femme consacrée sait y faire avec la fragilité, d’une manière particulière, d’une manière théologale.

(c) Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

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