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Célébration oecuménique pour les 500 ans de la Réforme à Lund © L'Osservatore Romano

Le pape François et le pasteur Tveit à Lund (Suède) © L'Osservatore Romano

Unité des chrétiens : comme « dans toutes les familles », par Mgr Farrell

Voir les aspects positifs et négatifs de la discussion

Le désaccord, puis les discussions reconnaissant la justesse contenue dans les propos adverses, comme « dans toutes les familles ». Tel est le chemin de l’œcuménisme, vu par Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

Interrogé en marge du congrès international de théologie qui s’est tenu récemment à l’université pontificale de Salamanque (Espagne), il a estimé qu’en cinquante ans de dialogue œcuménique « nous avons réussi à comprendre que nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais sur beaucoup de points oui ». L’édition italienne de L’Osservatore Romano du 25 juin 2017 rapporte ses propos.

C’est seulement dans « un processus de dialogue et de rencontre », a souligné Mgr Farrell, qu’il est possible de « connaître tout ce qu’il y a de commun dans des positions qui, parfois, semblent contradictoires, mais se complètent beaucoup ».

Dans son intervention à l’université, le « numéro 2 » du dicastère a déploré « la difficulté à faire entendre les résultats des divers dialogues ». En revendiquant « la nécessité d’une application plus concrète du concile Vatican II », il a estimé que l’œcuménisme « dépend de la réforme des chrétiens ».

Mgr Farrell a encouragé à ne pas s’arrêter à la division de la Réforme : « ces choses arrivent dans toutes les familles… il y a un moment où deux personnes qui ne sont pas d’accord sur quelque chose, se retrouvent le lendemain, après avoir réfléchi sur la question, et voient les aspects positifs et négatifs de la discussion et concluent en voyant le bon côté de l’autre. C’est la meilleure façon d’obtenir la paix et, en un certain sens, c’est ce qui est en train de se passer avec Luther ».

A l’occasion des 500 ans de la Réforme, il a constaté une nette amélioration de la relation : « Pendant des siècles, catholiques et luthériens se sont heurtés, mais nous voyons maintenant que ces divergences étaient des généralisations et des caricatures… Si on éclaire la vérité de fonds… on découvre que les différences, dans de nombreux cas, étaient des préjugés que nous avions les uns envers les autres ».

« Personne ne peut dire combien de temps il faudra, cela fait partie du plan de Dieu », a conclu Mgr Farrell : « il nous faut travailler ensemble, étudier beaucoup, prier beaucoup ». Sans oublier que « la pleine communion ne nous appartient pas, c’est un don de Dieu ».

Avec une traduction d’Océane Le Gall

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