Le pape encourage les jeunes à tenir un journal spirituel

Message pour la JMJ 2017

Le pape devant des jeunes © L'Osservatore Romano

Le pape devant des jeunes © L'Osservatore Romano

Le pape François encourage les jeunes à tenir un « journal spirituel » au quotidien et à « cultiver la louange ». Dans son message pour la Journée mondiale de la jeunesse 2017, publié le 21 mars, le pape invite à « rester connecté » à Dieu. L’Eglise n’est pas un « flashmob » et la vie ne doit pas être un « reality show », souligne-t-il également.

« J’ai (…) à cœur que vous les jeunes vous puissiez marcher non seulement en faisant mémoire du passé, mais en ayant (…) le courage dans le présent et l’espérance pour l’avenir », écrit le pape dans son long message pour la JMJ qui sera célébrée au niveau diocésain le 9 avril, Dimanche des Rameaux, sur le thème « Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 49).

Etre jeune en effet, explique-t-il, « ne veut pas dire être déconnecté du passé ». Les faits du passé doivent être « une réalité dynamique, sur laquelle réfléchir et dont tirer un enseignement et un sens pour notre présent et notre avenir ». Il s’agit d’y « découvrir le fil rouge de l’amour de Dieu qui relie toute notre existence ».

Pour ce faire, il donne des suggestions pour « rester connecté » : « À la fin de chaque journée, nous pouvons nous arrêter pendant quelques minutes pour nous rappeler les beaux moments, les défis, ce qui a bien marché et ce qui est allé de travers. Ainsi, devant Dieu et nous-mêmes, nous pouvons manifester les sentiments de gratitude, de repentir et de confiance, si vous le voulez, en les écrivant dans un carnet, une espèce de journal spirituel ».

Le pape recommande de « bien connaître la Bible, la Parole de Dieu, de la lire chaque jour en la confrontant avec votre vie ». Il invite aussi à « cultiver la louange, à ne pas nous fixer uniquement sur les problèmes et sur les difficultés. Dans la dynamique de la vie, les supplications d’aujourd’hui deviendront des motifs d’action de grâce de demain ».

Décidez de votre avenir!

A ceux qui, « particulièrement blessés par les circonstances de la vie, auraient envie de ‘reconfigurer’ leur passé », le pape lance : « il n’y a pas de saint sans passé, ni de pécheur sans avenir. La perle naît d’une blessure de l’huître ! »

Mais avoir un passé « n’est pas la même chose que d’avoir une histoire », prévient le pape François en mettant en garde contre les dérives des réseaux sociaux : « Les visages des jeunes (…) apparaissent dans de nombreuses photographies qui relatent des événements plus ou moins réels, mais nous ne savons pas dans tout cela ce qui est une ‘histoire’, une expérience qui puisse être racontée, ayant un objectif et un sens ».

« Ne vous laissez pas égarer par cette fausse image de la réalité !, insiste-t-il. Soyez protagonistes de votre histoire, décidez de votre avenir ! ». Et le pape d’assurer : « Vous aussi, jeunes, vous pouvez faire de grandes choses, assumer de grandes responsabilités, si vous reconnaissez l’action miséricordieuse et toute puissante de Dieu dans votre vie ».

« Votre histoire a aussi sa place dans l’histoire de l’Église », affirme le pape qui souligne que « l’expérience authentique de l’Église n’est pas comme un flashmob, où on se donne rendez-vous, où se réalise une performance et puis chacun va son chemin. L’Église porte en elle une longue tradition, qui se transmet de génération en génération, en s’enrichissant en même temps de l’expérience de chacun ».

La vie « reality show »

« Une société qui ne valorise que le présent tend aussi à dévaluer tout ce qui est hérité du passé, comme par exemple les institutions du mariage, de la vie consacrée, de la mission sacerdotale », constate le pape dans son message : « Celles-ci finissent par être vues comme dénuées de sens, comme des modèles dépassés ».

Il exhorte les jeunes : « Ne vous laissez pas tromper! ». « On pense vivre mieux dans des situations dites ‘ouvertes’, en se comportant dans la vie comme dans un reality show, sans objectif et sans but ». Mais « accorder la valeur due au passé » aide à « projeter un avenir de bonheur ».

« Notre temps n’a pas besoin de ‘jeunes-divan’ », déclare le pape en reprenant l’expression employée aux JMJ de Cracovie en 2016. Il donne le modèle de Marie qui « n’est pas le genre de personne qui, pour être à l’aise, a besoin d’un bon divan où se sentir bien installée et à l’abri ».

Enfin, le pape évoque le synode d’octobre 2018, sur le thème « Les jeunes, la foi et le discernement des vocations ». « Nous nous interrogerons sur la manière dont vous les jeunes, vous vivez l’expérience de la foi au milieu des défis de notre temps, explique-t-il. Et nous affronterons aussi la question de la façon dont vous pourrez faire mûrir un projet de vie, en discernant votre vocation, entendue au sens large, c’est-à-dire au mariage, dans l’environnement laïc et professionnel, ou à la vie consacrée et au sacerdoce ».

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