Le cardinal Nicora, président émérite de l’APSA et de l’AIF, s’est éteint

Le pape rend hommage à ses compétences juridiques et canoniques

Cardinal Nicora © Wikimedia commons / Christoph Wagener

Cardinal Nicora © Wikimedia commons / Christoph Wagener

Le pape François rend hommage aux « compétences uniques » du cardinal Attilio Nicora, président émérite de l’Administration du patrimoine du Siège apostolique (APSA) et de l’Autorité d’Information financière (AIF) du Vatican, décédé le 22 avril 2017 à l’âge de 80 ans. Il est « l’inventeur » du « huit pour mille », le montant de l’impôt sur le revenu que les Italiens peuvent affecter à la confession religieuse de leur choix.

« J’ai appris la triste nouvelle du départ du cher cardinal Attilio Nicora », écrit le pape dans un télégramme publié le lendemain, offrant ses condoléances à ses proches et à l’Eglise ambrosienne : « Il laisse un souvenir chargé d’estime et de reconnaissance pour le précieux service offert avec des compétences uniques aussi bien à l’Eglise, à la société civile en Italie (…) et au Saint-Siège, comme président rigoureux et visionnaire à l’APSA puis à l’AIF ».

Le pape argentin souligne son implication « spécialement dans le domaine juridique concernant la révision des Accords du Latran et la mise en œuvre du système de soutien économique à l’Eglise catholique et du soutien du clergé ». Le cardinal Nicora participa en effet à la Commission mixte italo-vaticane chargée d’élaborer, dans le cadre de la révision des Accords du Latran, la réforme de la discipline des biens ecclésiastiques.

En conclusion du message, le pape confie le défunt à l’intercession de la Sainte Vierge et de saint Jean-Paul II « qui l’envoya gouverner le diocèse de Vérone et le créa cardinal ».

D’après la biographie publiée par le Saint-Siège, le cardinal Attilio Nicora est né dans l’archidiocèse de Milan (Italie), le 16 mars 1937. Ordonné prêtre en 1964, il a suivi des études de droit canonique à Rome, jusqu’au doctorat, avant d’enseigner cette discipline dans son diocèse d’origine.

Le pape Paul VI le nomma évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Milan en 1977. En 1984, il fut nommé co-président du côté ecclésiastique de la Commission mixte italo-vaticane chargé d’élaborer, dans le cadre de la révision des Accords du Latran, la réforme de la discipline des biens ecclésiastiques. Il fut ensuite jusqu’en 1995 co-président de la Commission mixte pour la mise en pratique du nouvel accord signé en 1984. De 1990 à 1992, il a été aussi président de la Commission épiscopale pour le service de la charité et président de la Caritas italienne.

Le 30 juin 1992, Jean-Paul II le nomma au siège épiscopal de Vérone, qu’il quitta en 1997 pour se dédier aux questions juridiques et canoniques liées au concordat, au sein de la conférence épiscopale. Appelé au sein de la Curie romaine en 2002 comme président de l’Administration du patrimoine du Siège apostolique (APSA), il fut créé cardinal l’année suivante.

Benoît XVI le nomma Légat pontifical pour les basiliques de Saint-François et de Sainte-Marie-des-Anges à Assise en 2006. De 2007 à 2013 il a été membre de la Commission cardinalice de surveillance de l’Institut pour les œuvres des religion (IOR) et de 2011 à 2014, président de l’Autorité d’Information financière (AIF).

Après son décès, le Collège des cardinaux compte 222 membres dont 117 électeurs – de moins de 80 ans – en cas de conclave.

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