Laudato si’ à l’UNESCO: une contribution à la COP22 de Marrakech

Mgr Follo présente le colloque de Paris au micro de Radio Vatican

Mgr Follo, 2016 © courtoisie de la Mission du Saint-Siège à l'UNESCO

Mgr Follo, 2016 © courtoisie de la Mission du Saint-Siège à l'UNESCO

Un colloque intitulé « La Terre notre maison commune, défis et espoirs » est organisé, demain, 9 novembre 2016, à l’UNESCO, à Paris, par le Conseil pontifical Justice et Paix, en collaboration avec la Mission du Saint-Siège à l’UNESCO : il s’agit de faire connaître l’encyclique « Laudato si’ », au-delà des frontières visibles de l’Eglise, fait observer Mgr Francesco Follo, observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO.

Il a évoqué ce colloque au micro de Radio Vatican, ce 8 novembre, comme une contribution à la conférence internationale sur le climat, la COP22 de Marrakech. Plus de deux cents personnes sont inscrites, dont plus de 40 ambassadeurs. Le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, y interviendra.

« Le but de ce colloque est de faire mieux connaître l’encyclique Laudato si’, pas seulement à l’intérieur de l’Eglise, mais au monde entier, comme le pape l’a souhaité en l’adressant « à toutes les personnes de bonne volonté »’, souligne Mgr Follo.

Il fait observer que « vu que les guerres naissent dans les esprits des hommes, c’est dans les esprits des hommes qu’il faut bâtir la paix, et l’écologie fait partie de cette question de la paix ».

Mgr Follo rappelle les trois buts concrets de l’encyclique : « réduction de l’impact des changements climatiques, lutte contre la pauvreté, et promotion de la dignité humaine » : « on oublie, déplore-t-il, l’être humain qui habite la terre, qui habite « avec » la terre ».

Quant à la coïncidence de date avec la COP22 de Marrakech (7-18 novembre), Mgr Follo répond : « Nous croyons dans la Providence ! La date a été fixée par rapport à l’UNESCO, mais elle soutient notre dialogue avec le monde, permet d’offrir notre contribution à partir de Paris à ce qui se passe à Marrakech. »

Quant au « problème éthique du partage des richesses », il souligne la nécessité d’ « éduquer l’homme, en tant qu’homme relationnel » : « Il faut passer à une anthropologie de la relation, et donc ne pas mettre les pauvres contre les riches. »

Il résume : c’est « ce que le pape appelle une « révolution » culturelle », un « changement », en somme une « conversion ».

Pour Mgr Follo, « le pape a donné une visibilité à ce que l’Eglise a toujours dit : on a commencé à nous faire entendre ». Il constate I: « il y a moins de préjugés antireligieux : on a compris l’apport positif des religions à la vie sociale en général et à la question de l’écologie ».

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